Fukushima, révélateur d'une crise politique japonaise latente

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Le triple désastre du 11 mars 2011 a saisi le Japon au milieu d'une douloureuse transition pour s'extraire d'un système politique qui est devenu obsolète. Tepco, l'opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, en est l'incarnation presque caricaturale.

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Le 12 août 1985, peu avant 19h00, un Boeing 747-100 SR (short range) de la compagnie nationale Japan Airlines (JAL) reliant Tokyo à Osaka s'écrase, avec 524 passagers et membres d'équipage à son bord, sur une crête des montagnes de la préfecture de Gunma à l'ouest de Tokyo. Pour organiser les secours alors que la nuit est tombée, les responsables des bases militaires américaines voisines, qui ont très vite repéré l'épave, proposent aux autorités japonaises d'utiliser des hélicoptères équipés pour les missions nocturnes. Aide refusée. Les premiers secours par voie terrestre, dans un terrain exceptionnellement difficile, ne parviendront sur le site de l'accident que 17 heures plus tard (le 13 août vers midi). On retrouvera néanmoins quatre survivants dans les décombres de l'appareil.