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Mediapart mer. 28 sept. 2016 28/9/2016 Dernière édition

Les privatisations s'accélèrent en Grèce

4 avril 2014 | Par Amélie Poinssot

Le Taiped, le fonds de valorisation du patrimoine grec créé pour privatiser les biens publics, a tranché : le terrain de l'ancien aéroport d'Athènes, qui comprend en outre une grande partie des installations olympiques de 2004, sera vendu à une société grecque. Depuis quelques mois, le programme des privatisations voulu par la Troïka s'accélère... au risque de définitivement braquer la population.

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C'est un vaste terrain de 620 hectares dans l'une des métropoles les plus urbanisées d'Europe : grand comme deux fois Central Park, il longe la côte sur trois kilomètres et demi, avec une vue imprenable sur le golfe Saronique et l'île d'Égine, celle que l'on peut rejoindre depuis Le Pirée en à peine 40 minutes... Le long de la ligne de tramway qui dessert ces quartiers huppés du sud de la métropole athénienne, un parc accueille encore les joggeurs du dimanche et quelques terrains utilisés par les clubs sportifs. Mais la plupart des installations olympiques construites pour les JO de 2004 sur ce gigantesque espace sont en déshérence, tel le circuit de canoë-kayak, à quelques encablures de là, à sec depuis bien longtemps. Au milieu des herbes folles, l'on trouve également les pistes de l'ancien aéroport de la capitale grecque, qui fonctionnait avant les Jeux, jusqu'à l'ouverture du nouveau de l'autre côté du mont Hymette... Côté nord, le terrain est bordé par la longue avenue Vouliagmenis qui conduit au cap Sounio : ici passe le métro, depuis que le rallongement de l'une des trois lignes de la métropole est entré en fonction cet hiver. Un quart d'heure de transport, et vous voilà dans le centre de la capitale.