A quoi ressemble une banlieue à Berlin?

Par
Cet article est en accès libre. L’information nous protège ! Je m’abonne

Tous les commentaires

  • Nouveau
  • 05/06/2009 08:42
  • Par
Un peu de musique pour illustrer ? http://it.truveo.com/Kaiserbase-Berlin-Du-Bist-So-Wunderbar/id/2573697596 Berlin, du bist so wunderbach !
C'est vrai:Berlin ist wunderbar! Merci pour la musique.
  • Nouveau
  • 05/06/2009 11:09
  • Par
Berlin est un assemblage de grand village. Il n'y a pas de Berlin centre, et par ailleurs, un Berlin banlieu. Chaque partie de Berlin, que l'on peut comparer à des arrondissements, à son petit centre ville. Les architectes qui voudraient transformer Paris en Megapole, fereient bien de s'inspirer de la ville allemande, qui a su s'imposer comme la grande capitale de l'Europe, ou du moins, la capitale la plus en vogue dans le continent. Pourtant Berlin est petit, comparé à Paris ou Londres, même très petit et Berlin est vert, très vert, avec des forêts en plein centre et des lacs. Le problème actuel de la ville est la prolifération - jusqu'au centre géographique - de sangliers, qui se promènent en horde et ne respectent pas les feux tricolores. A si seulement Paris avait de tels problèmes!
  • Nouveau
  • 05/06/2009 14:10
  • Par
Une remarque sur la grille de lecture banlieue - centre. En realite dire que la banlieue est au centre est surtout le reflet de l'exception francaise voire parisienne. Aux Etats Unis (en dehors de NYC) , a Marseille, a Bordeaux, a Bruxelles, a Lille, la "banlieue" est au centre et les quartiers bobos ou bcbg en peripherie.
  • Nouveau
  • 05/06/2009 16:42
  • Par
La banlieue a toujours été considéré comme la périphérie d'une ville. Par ailleurs, la banlieue est souvent une ville différente de celle dont elle est la banlieue. A Marseille, que je connais bien, il n'y a pas a proprement parlé de banlieue. Il y les quartiers dont les célèbres quartiers nord. Bien sûr qu'il a des quartiers difficiles plus centré comme Belzunce, mais il n'y a pas à proprement parlé de banlieue, même si les quartiers nord sont excentrés.
oui mais ici on parle de banlieue au sens non etymologique... au sens francais de "quartier (difficile)"
  • Nouveau
  • 07/06/2009 18:46
  • Par
Merci, M. Magnaudeix, pour ces articles passionnants et ces liens judicieux: Ce n'est pas ..."n'importe quoi"! La banlieue française, c'est d'abord ce qui est ( était )" hors les murs", il me semble. Pour le Paris d'aujourd'hui, ce qui se trouvait au-delà du dernier mur, celui de Thiers, si je me souviens bien. Aussi bien St-Germain-en-Laye que Montrouge ou Pantin. Puis, c'est devenu un pluriel, les banlieues, syn.: les quartiers, adj.: "difficiles", "défavorisés", quand les grands ensembles d'après-guerre, d'abord objets de fierté si j'en crois un docu sur Sarcelles qu'Arte a diffusé il y a belle lurette, se sont vus peu à peu, non seulement paupérisés, mais aussi "ghettoïsés", "ethnicisés" - nouveaux objets repoussoirs, et diffamés, après les "classes laborieuses, classes dangereuses" du 19ème siècle. Est-ce le fait que ce sont des territoires qui explique qu'il s'y produise en France des émeutes - tandis qu'en Allemagne, l'inclusion dans la ville de ces Mietskasernen anciennes et grands ensembles récents expliquerait le calme relatif de leurs habitants? Peut-on d'ailleurs généraliser à toute l'Allemagne le cas particulier de Berlin - dont Carolin Emcke dit que c'est la seule ville allemande où elle ait envie de vivre - ? Capitale tardive, au développement tardif et horizontal, en plat pays ouvert, dans de grands espaces naturels, ( je ne parle pas là des béances dues aux destructions de la guerre), "Gross-Berlin" unifiant tous ses "villages" dans les années 1920 - sauf erreur -, elle n'a pas de "hors-les-murs". La partition de 45 à 89 a stoppé son développement, en superficie comme en population, et il ne semble pas qu'il y ait de "rattrapage" dans ces deux domaines depuis la réunification: Est-ce que je me trompe? On a beaucoup construit, comblè les béances, et rénové, mais au centre (qui existe tout de même, en dépit de RogerWS ). Bon, admettons qu'il n'y ait pas non plus à Munich, Hambourg, etc.. de territoires ghettoïsables. Pas de passé colonial non plus, ou si peu, comparé à la France. Donc pas de ressentiments ulcérants, chez les anciens colons comme chez les anciens colonisés. Pas non plus de perspective d'intégration par la naturalisation! En tout cas jusqu'à la réforme du droit de la nationalité ( en 2000, je crois ) qui desserre un peu l'étau du droit du sol. Donc pas d'attente déçue, pas de sentiment d'être des citoyens de seconde zone, puisqu'on n'est pas citoyen du tout ( attention, je ne dis que c'est bien...)? Un fatalisme, en somme? Et où en est-on de ce côté-là, dans le rythme et la proportion d'accès à la nationalité allemande de ressortissants d'autres pays? Qu'est-ce que ça change? Encore deux hypothèses sur le calme des Gastarbeiter et de leurs descendants: Est-ce qu'ils seraient tout simplement mieux traités qu'en France, en matière de chances d'accès aux diplômes, à la formation professionnelle et à l'emploi? Concernant l'école, l'enquête PISA de 2003 dit le contraire. Extrait d'un article trouvé sur Deutsche Welle le 15.05/06: Ausländerkinder haben in Deutschland so schlechte Chancen wie in kaum einem anderen Industriestaat. Das zeigt eine Sonderauswertung der internationalen PISA-Studie. Vor allem bei der Sprachförderung passiert zu wenig. Die am Montag (15.5.2006) vorgestellte Zusatzauswertung der PISA-Daten zeigt: Das deutsche Bildungssystem ist nahezu unfähig, Ausländerkinder zu integrieren. 17 Staaten waren an der PISA-Studie von 2003 beteiligt. Doch fast nirgendwo waren die Leistungsunterschiede zwischen einheimischen Schülern und Migrantenkindern so groß wie in Deutschland, erklärt Barbara Ischinger, Bildungsdirektorin der Organisation für Wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (OECD). Dabei seien Ausländerkinder auch hierzulande in der Schule hochmotiviert. Enfin, un de vos articles évoque un calme régnant sur toute l'Allemagne, assorti d'une incompréhension inquiète face à "nos" émeutes ou à "nos" séquestrations de patrons ( c'est d'ailleurs sur ce bossnapping que m'interrogeait mon amie allemande dans sa dernière lettre! ). Une différence de climat qui agirait sur toutes les couches de population? Merci de votre patiente lecture
Un conseil de lecture, riche, passionnant, "Berlin Chantiers" de Régine Robin. Juste une précision sur ces kazakhs-allemands, mentionnés dans l'article: ce sont les Allemands de la Volga, déportés, installés sur la rive kazakh de la mer d'Aral, qui ont vu disparaitre celle-ci au moment où disparaissait l'URSS. Mais entre temps, amours et mariages: des kazakhs allemands... Et je le recase: les photos, elles sont vraiment bien.
Pas de mobilisation sans confiance
Pas de confiance sans vérité
Soutenez-nous

Ce reportage a été préparé longuement avant mon départ en Allemagne. Carsten Keller et Cécile Cuny, sociologue à Strasbourg qui rédige actuellement une thèse sur Marzahn où elle a vécu deux ans, ont répondu à mes questions par téléphone. Cécile Cuny, photographe de formation (elle a fait l'école Louis-Lumière à Paris), a accepté que quelques-une de ses (très belles) photos de Marzahn soient publiées. Qu'elle en soit remerciée.

 

J'ai visité Marzahn nord-ouest de long en large avec Thorsten Preussing et des amis à lui le jeudi 28 mai. J'ai rencontré Gilles Duhem la veille, visité Neukölln le surlendemain.