Snowden révèle Obama en «vilain Américain»

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L'ampleur de l'espionnage américain souligne l’emprise continue de la machinerie paranoïaque établie sous l'administration Bush, que l'actuel président n'a pas voulu ou su détricoter.

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Un vieux dicton washingtonien souligne que ce n’est pas tant le scandale qui fait des dégâts que les tentatives pour le camoufler. Le cambriolage du Watergate ? Un vil coup bas politique qui devient affaire d’État quand Nixon nie toute responsabilité. L’affaire Clinton-Lewinsky ? Une incartade qui menace le président de destitution quand, confronté aux faits, celui-ci ment à la justice et à ses concitoyens. Dans le cas des révélations fournies par Edward Snowden sur l’ampleur de la surveillance américaine – et notamment le volet espionnage des alliés européens des États-Unis – le scandale se niche pour le coup aux deux niveaux : celui des faits et celui de la dissimulation.