En Irak, être féministe au péril de sa vie

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Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.
Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

Où l'on mesure mieux l'indécence de certaines féministes européennes ou françaises quand elles parlent d'oppression sous le régime de la dictature [sic] macronifère ou d'agression quand un crétin offre des fleurs à Coffin.

Puisse Zahra Ali leur rappeler que les mots ont un sens.

Bref, si la dictature irakienne n'existait pas, le Macronistan l'inventerait...

The War You Don't See © John Pilger

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

[Middle East Eye, 23 sept. 2015] Des victimes sans valeur : les quatre millions de musulmans tués dans les guerres occidentales depuis 1990, par Nafez Ahmed. Et aujourd'hui, combien de millions de plus ?

Le commentaire installé en tête de gondole en dit long sur l'instrumentalisation hexagonale des malheurs des peuples du "New Middle East"... VOMITIVE !

Désolé de ne pas avoir déménagé pour être sous les bombes à Bagdad.

 On ne peut pas se démultiplier à l'infini. Et je pense que vous même n'êtes pas un globe-trotter des villes bombardées.

Quant à faire de Zahra Ali "une arabe de service", ou "une bonne arabe" de qui que ce soit, il faut soit ne pas savoir de qui on parle et ne pas l'avoir écoutée, soit ne rien avoir compris à ce qu'elle dit depuis une bonne quinzaine d'années et qui lui A valu des paquets d'insultes, de démonstrations de gêne, d'agressions verbales, notamment parce qu'elle osait se dire musulmane pratiquante et féministe.

Ensuite, "faire changer d'avis à une algérienne", je ne vois absolument pas de qui, ni de quoi vous parlez, en tout cas, je n'ai rien trouvé de ce genre chez Zahra, ni dans la présentation de MDP.

Si c'est de Zahra que vous parlez qui aurait changé d'avis, encore faut-il démontrer en quoi elle a changé. Si ce qui vous indigne, c'est qu'elle ait enlevé son voile, je crois que cela ne vous regarde pas plus que ceux qui voulaient le lui faire enlever quand elle le portait.

Maintenant, il n'y a que les sots qui ne changent jamais d'avis.

.

Ah bon ? Et en quoi c'est vomitif de parler des luttes des femmes en Irak ? Et en quoi l'est-ce de le mettre bien en vue et en valeur ?

Parce que ce sont des femmes, des féministes, ou des féministes arabes ?

Parce que MDP affiche son soutien aux luttes des femmes irakiennes ?

Il serait intéressant de savoir ce qui vous donne envie de vomir.

Ce qui est vomitif, c'est de n'en parler que pour déconsidérer les luttes des femmes en France.

Gabas parlait évidemment du commentaire de Thierry Reboud, évidemment.

Comme lui je ne comprends pas pourquoi Thierry Reboud lance Coffin dans l'arène alors que ça n'a absolument rien à voir avec ce qui est dit dans cette émission (l'a-t-il regardée?).

Ça ne m'a pas fait vomir, évidemment, mais ça m'a interrogé sur la rigueur que je prêtais à ses prises de position ou à ses interventions sur Médiapart.

Thierry Reboud à la dérive?

Je ne comprends pas pourquoi Thierry Reboud lance Coffin [...]

C'est parce que vous avez du mal avec les phrases simples. Vous avez de la chance, j'ai du temps à perdre, je vais essayer de vous faire une explication de gravure.

Si vous avez regardé l'entretien avec Zahra Ali, vous aurez peut-être constaté que les féministes irakiennes subissent une oppression autrement brutale que celle qu'on endure en France et des agressions un petit peu plus douloureuses qu'un bouquet de fleurs offert par un jeune con. Mon commentaire se réfère à un billet d'une rare indécence (laquelle indécence lui avait peut-être valu d'être sélectionné par la rédaction).

Avoir un petit peu de mémoire, c'est dans vos cordes, ou alors vous êtes du genre "un clou chasse l'autre" ?

Subir des agressions soit disant moins graves ne veux pas dire qu'un lutte n'est pas nécessaire. C'est pas parce-que les femmes irakiennes ne sont pas déporté dans des chambres a gaz qu'elles ne devraient pas s'exprimer.

Offrir des fleurs, se faire accoster/siffler dans la rue, ce sont des agressions dans un sens où la femme est placée dans une position qu'elle ne désire pas et cela au quotidien. 

Peut-être que vivre ces harcellement au quotidien vous permetterez de mieux comprendre et de diminuer ce ton hautain qui est sinonyme d'un simple manque d'empathie et d'incompréhension, de mise en perspective et d'incompréhension des problèmes sources des combats féministes français.

Ou peut-être que là encore ces phrases simples ne le sont pas suffisamment quand on n'a pas la capacité d'empathie suffisent pour comprendre ce genre de choses...

Si vous confondez empathie et pleurnicherie, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Tout comme vous, je pense que les femmes peuvent aisément se dispenser de recevoir des compliments (plus ou moins douteux) ou des fleurs qu'elles n'ont pas sollicités. Sinon que le jour où les femmes du monde entier ne subiront plus que ce genre de désagrément, on pourra se dire que le féminisme aura gagné.

En l'occurrence, c'est un point de vocabulaire qui n'est pas anecdotique. Si vous ne vous rendez pas compte de l'indécence grotesque qu'il y a à utiliser les mêmes mots pour désigner ce que subissent les féministes irakiennes ou, sans aller si loin, les lesbiennes polonaises ou hongroises (pourtant citoyennes de l'UE) d'une part et d'autre part les agaceries qui importunent les féministes ou les lesbiennes françaises, alors je crois que c'est vous qui avez un problème d'empathie. Et, peut-être aussi, de discernement.

Vous êtes certains que les lesbiennes françaises ne font que recevoir des bouquets de fleurs?

Renseignez-vous donc avant de dire nimp'.

Quant au "un clou chasse l'autre", désolé mais je trouve le prétexte très mauvais. Le lien avec la vidéo était effectivement incompréhensible. Après vos explications, on comprend au moins quelles sont vos obsessions.

Cordialement.

C'est bien parce que je sais que ce n'est pas le cas que, dans mon premier commentaire, j'avais évoqué certaines féministes européennes ou françaises.

Il faudrait tout de même qu'un jour vous appreniez à lire tous les mots. Et à les comprendre, aussi.

Et il était donc important de rappeler que certaines féministes européennes ou françaises avaient ce type d'indécence, ici, dans le fil de commentaires de cette émission en particulier (que vous commentez?), pour faire fonctionner notre "petit peu de mémoire"...

D'accord.

Très bonne émission, instructive sur des questions passées sous silence par la presse main stream, merci à MDP et à Zahra Ali

J'avais rencontré Zahra Ali en 2004 dans le Collectif qui se battait contre la loi raciste de 2004 contre les musulmanes et les Sikhs (en "victimes collatérales" comme le disait le ministre Ferry à cette époque). Elle est une des principales musulmanes voilées dans le film "Un racisme à peine voilé". Elle a évolué, c'est certain, elle a pris une nouvelle dimension. Mais elle n'a pas changé dans ses positions. C'est bien, et c'est remarquable.

Bon, elle s'est "expatriée" à nouveau, et je dirai que c'est tant mieux pour elle. Je me souviens à la même d'une autre femme musulmane, experte de très haut niveau en sécurité informatique, parmi les dix meilleurs en France à l'époque. Elle a trouvé du travail... au Canada, j'espère qu'elle y est heureuse.

Elle avait la passion de mettre toujours les points sur les i, une exigence sur les concepts, les analyses. Ses premiers livres sont des références incontournables et je pressens, à voir l'entrevue, que le nouveau sera essentiel pour appréhender le Moyen Orient, l'Irak en particulier. Ce qu'elle dit sur la fonction qu'on a fait jouer à Daech est très important. De même que le rapport étroit entre la destruction d'un pays et la montée des extrémismes religieux, du militarisme, donc du masculinisme le plus violent.

Le lien organique entre la destruction de la Syrie et de l'Irak d'une part, l'émergence de groupes comme Daech, et leurs équivalents alliés aux occidentaux ou aux Iraniens, a déjà plusieurs fois été développé par Saïd Bouamama.

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  • 04/07/2021 21:50
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De passage, seulement. Il y a des gens, qu'on aimerait bien retenir un instant parmi nous, avec leurs idées claires.

Très belle émission, merci Médiapart.

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  • 05/07/2021 00:05
  • Par

Superbe émission !

Un article, et un entretien de Zahra Ali :

Dans 10 ou 20 ans, au milieu des ruines, le tour viendra des féministes libyennes, syriennes...?!

La gauche française aura-t-elle toujours une guerre d'avance ?

Difficile de comprendre le cheminement de certains qui part d'une entrevue riche d'enseignements, d'informations, de réflexions, pour en arriver à des commentaires pratiquement insultants. 
Bravo à Zahra Ali pour son travail mais également à Rachida el Azouzzi qui fait preuve d'une grande intelligence de vue ce qui n'est plu si fréquent dans l'univers des journalistes… 

Vous avez parfaitement raison. Personnellement je vois que les enfants (des deux sexes), qui ont survécu à l'embargo en Irak («nourriture contre pétrole»...) et dont on sait comme ils ont été un grave cas de conscience pour Mme Albright, sont aujourd'hui déjà majeurs.... Comment ont-ils fait ? Ils viennent d'apprendre le décès de Rumsfeld. Qu'en disent-ils ? C'est dire si le temps passe (et comment ?) au milieu des ruines ! Je n'ai pas dit, bien au contraire, que les propos de l'invitée ne sont pas riches. Je dis simplement que la «gauche française» est en retard d'au moins une guerre !

Je suis désolé que vous ayez pu penser que mon commentaire vous était adressé ! Il faisait juste suite au vôtre. Rien de plus… 
Je partage votre point de vue… en retard d'une guerre… et peut-être désespérément repliée sur l'hexagone. 

A partir de 23 min, lorsque Zahra Ali distingue très clairement entre «démocratie réelle» et «droits abstraits», les auditeurs dressent certainement l'oreille. La voix est intense quand elle parle de «discours colonial» («apprendre à des gens qu'on les bombarde» pour les libérer...). Aussitôt des exemples précis : aller voter ? «Cela n'a pas de sens», puisque «tout est privatisé» : l'eau, l'électricité, la santé, l'éducation, etc. Malheureusement, là où l'on sentait que Zahra Ali en a gros sur le coeur et qu'elle va entrer dans des explications plus tranchantes, Rachida El Azzouzi intervient : oui, bien sûr, «l'Etat failli, la corruption abyssale»...! Mais pourquoi et comment ? Cela devenait très intéressant.

Zahra Ali, sollicitée, était en mesure (c'est certainement possible) de nous apprendre beaucoup de choses, sur la condition des femmes (et des hommes) en des endroits plus fraîchement ravagés : Yemen, Libye, Syrie... Elle pouvait en dire autant sur la «sclérose» de la «gauche» française.

Mais on ne peut pas aborder tous les sujets.

Merci pour cet entretien éclairant. 

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