En Irak, être féministe au péril de sa vie

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Où l'on mesure mieux l'indécence de certaines féministes européennes ou françaises quand elles parlent d'oppression sous le régime de la dictature [sic] macronifère ou d'agression quand un crétin offre des fleurs à Coffin.

Puisse Zahra Ali leur rappeler que les mots ont un sens.

Bref, si la dictature irakienne n'existait pas, le Macronistan l'inventerait...

The War You Don't See © John Pilger

Très bonne émission, instructive sur des questions passées sous silence par la presse main stream, merci à MDP et à Zahra Ali

J'avais rencontré Zahra Ali en 2004 dans le Collectif qui se battait contre la loi raciste de 2004 contre les musulmanes et les Sikhs (en "victimes collatérales" comme le disait le ministre Ferry à cette époque). Elle est une des principales musulmanes voilées dans le film "Un racisme à peine voilé". Elle a évolué, c'est certain, elle a pris une nouvelle dimension. Mais elle n'a pas changé dans ses positions. C'est bien, et c'est remarquable.

Bon, elle s'est "expatriée" à nouveau, et je dirai que c'est tant mieux pour elle. Je me souviens à la même d'une autre femme musulmane, experte de très haut niveau en sécurité informatique, parmi les dix meilleurs en France à l'époque. Elle a trouvé du travail... au Canada, j'espère qu'elle y est heureuse.

Elle avait la passion de mettre toujours les points sur les i, une exigence sur les concepts, les analyses. Ses premiers livres sont des références incontournables et je pressens, à voir l'entrevue, que le nouveau sera essentiel pour appréhender le Moyen Orient, l'Irak en particulier. Ce qu'elle dit sur la fonction qu'on a fait jouer à Daech est très important. De même que le rapport étroit entre la destruction d'un pays et la montée des extrémismes religieux, du militarisme, donc du masculinisme le plus violent.

Le lien organique entre la destruction de la Syrie et de l'Irak d'une part, l'émergence de groupes comme Daech, et leurs équivalents alliés aux occidentaux ou aux Iraniens, a déjà plusieurs fois été développé par Saïd Bouamama.

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  • 04/07/2021 21:50
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De passage, seulement. Il y a des gens, qu'on aimerait bien retenir un instant parmi nous, avec leurs idées claires.

Très belle émission, merci Médiapart.

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  • 05/07/2021 00:05
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Superbe émission !

Un article, et un entretien de Zahra Ali :

Dans 10 ou 20 ans, au milieu des ruines, le tour viendra des féministes libyennes, syriennes...?!

La gauche française aura-t-elle toujours une guerre d'avance ?

Difficile de comprendre le cheminement de certains qui part d'une entrevue riche d'enseignements, d'informations, de réflexions, pour en arriver à des commentaires pratiquement insultants. 
Bravo à Zahra Ali pour son travail mais également à Rachida el Azouzzi qui fait preuve d'une grande intelligence de vue ce qui n'est plu si fréquent dans l'univers des journalistes… 

Vous avez parfaitement raison. Personnellement je vois que les enfants (des deux sexes), qui ont survécu à l'embargo en Irak («nourriture contre pétrole»...) et dont on sait comme ils ont été un grave cas de conscience pour Mme Albright, sont aujourd'hui déjà majeurs.... Comment ont-ils fait ? Ils viennent d'apprendre le décès de Rumsfeld. Qu'en disent-ils ? C'est dire si le temps passe (et comment ?) au milieu des ruines ! Je n'ai pas dit, bien au contraire, que les propos de l'invitée ne sont pas riches. Je dis simplement que la «gauche française» est en retard d'au moins une guerre !

Je suis désolé que vous ayez pu penser que mon commentaire vous était adressé ! Il faisait juste suite au vôtre. Rien de plus… 
Je partage votre point de vue… en retard d'une guerre… et peut-être désespérément repliée sur l'hexagone. 

A partir de 23 min, lorsque Zahra Ali distingue très clairement entre «démocratie réelle» et «droits abstraits», les auditeurs dressent certainement l'oreille. La voix est intense quand elle parle de «discours colonial» («apprendre à des gens qu'on les bombarde» pour les libérer...). Aussitôt des exemples précis : aller voter ? «Cela n'a pas de sens», puisque «tout est privatisé» : l'eau, l'électricité, la santé, l'éducation, etc. Malheureusement, là où l'on sentait que Zahra Ali en a gros sur le coeur et qu'elle va entrer dans des explications plus tranchantes, Rachida El Azzouzi intervient : oui, bien sûr, «l'Etat failli, la corruption abyssale»...! Mais pourquoi et comment ? Cela devenait très intéressant.

Zahra Ali, sollicitée, était en mesure (c'est certainement possible) de nous apprendre beaucoup de choses, sur la condition des femmes (et des hommes) en des endroits plus fraîchement ravagés : Yemen, Libye, Syrie... Elle pouvait en dire autant sur la «sclérose» de la «gauche» française.

Mais on ne peut pas aborder tous les sujets.

Merci pour cet entretien éclairant. 

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