Damas expose des antiquités pillées par l'EI puis récupérées

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Cinq cents objets antiques dérobés par des islamistes, et que le gouvernement syrien a récupérés, sont exposés à Damas cette semaine, illustration de l'ampleur des pillages qui ont eu lieu sur les sites archéologiques depuis le début du conflit en 2011.
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DAMAS (Reuters) - Cinq cents objets antiques dérobés par des islamistes, et que le gouvernement syrien a récupérés, sont exposés à Damas cette semaine, illustration de l'ampleur des pillages qui ont eu lieu sur les sites archéologiques depuis le début du conflit en 2011.

On y trouve par exemple une statue représentant Yalhi ben Yalhabouda, grand prêtre de Palmyre, qui date de l'an 120 de notre ère. Elle avait été volée sur le site de la ville antique durant la période où les djihadistes de l'Etat islamique l'avaient occupée.

Les objets exposés à Damas ne datent pas que de l'époque romaine; certains remontent à 10.000 ans avant notre ère. D'autres, bien plus récents, viennent de l'empire arabe.

"Cette civilisation n'appartient pas qu'à la Syrie, nous en sommes les gardiens et nous la préservons pour le bien du monde entier", explique Khalil Hariri, chef du département des antiquités de Palmyre.

L'EI, qui en Irak également, et notamment à Mossoul, a fait main basse sur les antiquités pour financer sa guerre, s'est emparé de Palmyre et de ses ruines de l'époque romaine - le site est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco - en 2015.

Les djihadistes ont alors dynamité l'arc monumental qui était l'emblème de Palmyre et ont décapité le chef des antiquités, âgé de 82 ans, dont ils ont ensuite pendu le corps à une colonne antique. Après avoir changé de main à plusieurs reprises, la cité antique a été reconquise l'an dernier par l'armée syrienne.

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