Renforts militaires israéliens aux abords de la bande de Gaza

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Les autorités israéliennes ont renforcé jeudi leur dispositif militaire aux abords de la bande de Gaza, pour parer à des incursions de Palestiniens lors des manifestations en lisière du territoire palestinien, qui entrent dans leur septième mois.
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JERUSALEM (Reuters) - Les autorités israéliennes ont renforcé jeudi leur dispositif militaire aux abords de la bande de Gaza, pour parer à des incursions de Palestiniens lors des manifestations en lisière du territoire palestinien, qui entrent dans leur septième mois.

La terminologie employée par l'armée israélienne pour annoncer ces renforts par voie de communiqué ne prélude a priori pas à une offensive imminente contre la bande de Gaza mais semble augurer de mesures plus fermes le long de la frontière pour empêcher toute tentative des Palestiniens de franchir la clôture frontalière à la faveur de leurs manifestations, qui ont débuté en mars.

Depuis le début de ces manifestations, au moins 193 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, selon le bilan des médecins gazaouis. Un soldat israélien a été tué par un tireur palestinien.

Les manifestants se mobilisent pour obtenir un assouplissement du blocus israélo-égyptien et pour le droit au retour des réfugiés palestiniens sur les terres qu'ils ont abandonnées ou dont ils ont été chassés à la création de l'Etat d'Israël en 1948.

L'armée israélienne dit "avoir décidé d'envoyer des renforts à grande échelle pour le commandement sud dans les jours à venir, et décidé aussi de continuer résolument à déjouer toute activité terroriste et d'empêcher les infiltrations en territoire israélien à partir de la bande de Gaza".

La presse israélienne précise que le renforcement des mesures de sécurité près de Gaza comprend le déploiement de batteries de missiles antimissiles Dôme de fer, ce que Tsahal n'a ni confirmé ni démenti.

Tzachi Hanegbi, membre du cabinet de sécurité israélien, a déclaré à Radio-Israël: "Notre souhait est d'empêcher l'escalade. J'espère que dans l'autre camp, on a la même volonté".

Dans une interview que publient jeudi le quotidien israélien Yedioth Ahronoth et le journal italien La Repubblica, le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yehya Al Sinouar, déclare qu'"une nouvelle guerre n'est dans l'intérêt de personne", mais il estime dans le même temps qu'un "embrasement est inévitable" si le "siège" de la bande de Gaza n'est pas levé.

"Si le Hamas pense (...) qu'il peut attaquer Israël, c'est une très grave erreur. Notre réponse sera dure, très dure", a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à des journalistes, en marge d'une visite de vingt-quatre heures en Israël de la chancelière allemande Angela Merkel.

Le dirigeant israélien a accusé le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas d'"aggraver beaucoup" la situation à Gaza en refusant de payer les fonctionnaires dans l'enclave contrôlée par le Hamas. "Abou Mazen (Abbas) se met en travers des efforts de l'Onu pour alléger les souffrances à Gaza", a-t-il dit.

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