A Miami, la diaspora cubaine se divise sur l’après Castro

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Miami, de notre envoyé spécial.-  On ne voit que lui sur Calle Ocho de Miami. Un vieux dandy tropical en borsalino, nœud pap et costume blanc tout droit jailli des années 1950, brandit sa prose comme un Tom Wolfe de carnaval. « On incinère Fidel pour éviter d’empoisonner les vers de terre », beugle sa pancarte. Soit. Les célébrations massives à Miami de la mort de Fidel Castro, annoncée officiellement le vendredi 25 novembre, n’ont duré qu’un week-end, mais son humour potache lui vaut toujours des klaxons approbateurs dans l’artère principale de Little Havana, et les saluts distraits des dizaines de retraités affairés à leurs parties de dominos sous les auvents du Parque Gomez.