Lakhdar Brahimi: «Il n’y a rien à attendre des négociations de Genève»

Alors que la guerre semble être à un tournant avec l'offensive des forces du régime syrien sur Alep, l’ancien médiateur de l’ONU pour la Syrie estime que les belligérants n’accepteront pas de négocier tant que leurs « parrains » – États-Unis, Arabie saoudite, Russie, Iran – ne seront pas d’accord pour le leur imposer. Ce qui est loin d’être le cas.

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L’ancien ministre des affaires étrangères algérien Lakhdar Brahimi, qui vient de recevoir, à 82 ans, le titre de docteur honoris causa de Sciences-Po a été une figure importante de la diplomatie internationale et des négociations de paix des vingt-cinq dernières années. Artisan, pour le compte de la Ligue arabe, de l’accord de Taef, qui a mis fin en 1989 à la guerre civile libanaise, il a été l’émissaire de l’ONU en Haïti, en Afrique du Sud, en Afghanistan, en Irak, et finalement en 2012, en Syrie où il a succédé à Kofi Annan comme médiateur des Nations unies. Fonction qu’il a abandonnée en 2014, après l’échec des négociations « Genève II » dont il avait été le principal organisateur. Membre, comme Kofi Annan, Jimmy Carter et Desmond Tutu, du groupe des « Elders » pour la paix, il analyse pour Mediapart la nouvelle négociation sur la Syrie qui vient de commencer – et de s’interrompre – à Genève.

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