Juin 1967, une guerre de six jours qui n’en finit pas

Le 5 juin à l’aube, l’armée israélienne détruisait au sol les aviations égyptienne et syrienne. En quelques jours, elle assurait la conquête du Sinaï, du Golan, de la Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem-Est. Cette offensive décidée par Tel-Aviv avec, finalement, l’aval de Washington, continue de peser sur une région qu’elle a contribué à briser.

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Le 5 juin 1967 à l’aube, l’armée israélienne lançait une offensive foudroyante contre l’Égypte, détruisant son aviation au sol. En six jours, elle conquérait le Sinaï, Gaza, la Cisjordanie et le Golan. Cette victoire, que certains n’ont pas hésité à attribuer à une intervention divine, n’a pas seulement bouleversé le Proche-Orient, elle l’a « brisé », ainsi que le souligne le sous-titre de The Six-Day War : The Breaking of the Middle East, que l’universitaire israélien Guy Laron a consacré à cette guerre. Car loin d’instaurer une ère de paix, l’éclatant succès remporté par l’armée israélienne a ouvert la voie à de nouveaux conflits, que ce soit avec les Palestiniens, la Syrie ou le Hezbollah. Des conflits dont personne ne peut prévoir quand ils se termineront.