Contre Kabila, des mouvements citoyens s'organisent au Congo

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Kinshasa (République démocratique du Congo), correspondance. - Les électeurs de la République démocratique du Congo voteront-ils enfin en 2017 ? À Kinshasa, la fin de l’année 2016 approchait, et plus grand monde ne semblait croire encore à la possibilité d’arriver au bout de négociations qui, à coups de fausses annonces, de pinaillages et de reports de dernière minute, n’en finissaient plus. Ni les évêques qui les organisaient ; ni les représentants de la majorité présidentielle, de l’opposition et de la société civile qui y participaient ; ni les journalistes qui s’y attroupaient ; encore moins ceux qui n’y avaient pas été conviés, ceux au nom desquels ce dialogue « inclusif » se tenait pourtant – les citoyens du quatrième État le plus peuplé d’Afrique. Le poste de premier ministre et la gestion des gouvernements provinciaux se sont avérés les ultimes points de discorde. De guerre lasse, dans la soirée du 31 décembre, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), la formation du président de la République Joseph Kabila, et le Rassemblement, mené par son opposant Étienne Tshisekedi, ont signé un « accord global et inclusif » en vue d’une « sortie de crise ».