Les deux Soudans sombrent dans la guerre et la dictature

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La division du Soudan en deux pays, scellée en 2011 par la proclamation d’indépendance du Soudan du Sud, n’a pas mis un terme à l’instabilité chronique de l’ancien géant de la géographie africaine. Désormais coupé en deux, l’ensemble soudanais dont les frontières s’étendaient de l’Ouganda à l’Égypte et du Tchad à la mer Rouge, reste aussi convulsif et imprévisible qu’il l’a été pendant le dernier demi-siècle de son histoire. À Khartoum, capitale du nord, comme à Djouba, capitale du sud, l’année 2019 commence comme l’année 2018 s’est achevée, dans la violence et l’inquiétude.