Syriza fait apparaître « un clash des légitimités » en Europe

L'universitaire Antoine Vauchez, spécialiste des questions de démocratie au sein de la machine européenne, revient sur le coup de force politique de la BCE, qui affirme son « autonomie politique » après la victoire de Syriza.

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Dans Démocratiser l'Europe (Seuil, 2014), Antoine Vauchez diagnostiquait la « grande précarité de la légitimité démocratique de l'Union ». Ce directeur de recherche au CNRS, membre du Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP), centrait son analyse sur les « indépendantes », ces trois institutions qui forment la clé de voûte de l'Union, et qu'il convient, à ses yeux, de sortir de leur « sommeil dogmatique » : la Banque centrale européenne (BCE), la Cour de justice de l'UE et la commission européenne. Dans un entretien à Mediapart, il revient sur les enjeux démocratiques ouverts par le triomphe électoral de Syriza le 25 janvier, et l'annonce choc de la BCE jeudi.

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