Les médias chinois annoncent la mort du médecin lanceur d’alerte de Wuhan, son hôpital dément

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Selon les médias chinois, Li Wenliang, le médecin lanceur d’alerte de la ville de Wuhan, dans le centre de la Chine, est décédé jeudi soir du nouveau coronavirus. Il était passé du statut de délinquant – convoqué par la police pour diffusion de rumeurs pour avoir alerté sur l’apparition d’un coronavirus le 30 décembre – à celui de héros en quelques semaines. Fin décembre, il pensait qu’il s’agissait d’une nouvelle épidémie de type Sras (syndrome respiratoire aigu sévère). Il était hospitalisé et placé en quarantaine à l’hôpital central de la ville après avoir été contaminé, avait-il annoncé le 1er février sur son compte Weibo, l’équivalent de Twitter. L’annonce de sa mort a provoqué une vague d’hommage sur les réseaux sociaux mais aussi de critiques envers les autorités accusées d’avoir voulu cacher la réalité de la situation. Cependant, quelques heures plus tard, l’hôpital, où il était employé, a affirmé, sur son compte Weibo, que Li était « dans un état grave », mais que tout était fait pour le sauver.