Le Liban s'enfonce dans l'impasse institutionnelle et politique

Par Florence Massena

Depuis mai 2014 et la fin du mandat du président Michel Sleiman, le Parlement libanais ne s'est toujours pas mis d'accord pour élire un remplaçant, alors qu'il s'est lui-même autoréélu deux fois. Le 2 mars, un troisième tour a une nouvelle fois été repoussé, dans un contexte régional où le conflit syrien et la rivalité entre Iraniens et Saoudiens pèsent très fort.

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De notre correspondante à Beyrouth (Liban).- Toujours pas de solution pour le ramassage et l'entreposage des ordures depuis juillet 2015 ; la présence de plus d'un million de réfugiés syriens enregistrés par l'Agence des Nations unies pour les réfugiés ; le conflit syrien débordant sur les frontières libanaises avec la présence de Daech ; toujours pas de président… Et la situation ne semble pas s'améliorer. L'Arabie saoudite a officiellement annoncé le 19 février l'arrêt de son aide à l'armée libanaise, tandis que le ministre de la justice, Ashraf Rifi, a annoncé sa démission du gouvernement, accusant le Hezbollah et le ministre des affaires étrangères, Gebran Bassil, de mettre le Liban en porte-à-faux avec avec Riyad, soutien principal du parti du 14-Mars, dont Rifi fait partie. Il est opposé au parti du 8-Mars mené par le Hezbollah et le Courant patriotique libre chrétien, et soutenu par l'Iran…