Au Sénégal, Orange est accusé de «colonialisme»

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L’histoire, déjà très riche, des luttes syndicales au Sénégal retiendra certainement celle lancée en 2016 contre la multinationale française Orange par les employés de la Sonatel, la Société nationale de télécommunications du Sénégal. Ces derniers ont observé une grève de 48 heures en février et menacent d’en lancer une deuxième, plus longue. La cause : un vaste plan de transformation que veut imposer le groupe Orange à la Sonatel, dont il est actionnaire à 42,3 %. Le projet, baptisé ANO (pour « AMEA Network Optimisation »), vise à externaliser une grande partie des activités de l’opérateur sénégalais. Il prévoit notamment la création d’un « centre d’exploitation de réseau » commun à cinq filiales d’Orange (Cameroun, Côte d’Ivoire, Niger, RCA, RDC), mais aussi aux quatre entités du groupe Sonatel (Mali, Sénégal, Guinée, Guinée-Bissau).