Au Cameroun, la mort d’un journaliste devient le symbole des menaces sur la presse

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Le 22 avril, le journaliste camerounais Germain «Bibi» Ngota est mort en prison. Il est devenu le symbole d'une liberté de la presse en danger. Le phénomène touche toute l'Afrique ces dernières années, et ce n'est pas un hasard.

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C'est ce qui s'appelle s'enfoncer. Les autorités camerounaises, pour se défendre d'avoir laissé le journaliste Bibi Ngota mourir en prison, ont rendu public le 29 avril son dossier médical. Après les journalistes, ce sont donc les médecins qui sont furieux. L'Ordre national des médecins du Cameroun a dénoncé une façon de procéder choquante de la part des autorités qui ont violé le secret médical, droit fondamental de tout patient.