De la gauche radicale à la gauche de compromis, les ajustements de Syriza au pouvoir

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2 commentaires sélectionnés par Mediapart

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Gauche, droite, peu importe. Si il y a bien un pays qui aurait dû sortir de l'UE, c'est bien la Grèce.

Plus facile à dire qu'a faire en ce qui concerne la Gréce.

Il faut déja examiner la situation de la gréce à cette époque, les contraintes de l'état grec, les conditions d'admissions etc

Souvenons nous (pour celles et ceux qui auraient oublié la situation de l'époque) que la Gréce avait adhéré en mentant sur sa situation économique, et que pas mal de gens en avaient retiré des bénéfices assez conséquents.

A l'époque ou tsipras était arrivé au pouvoir, ces mensonges de la gréce étaient connus suscitant (à juste titre d'ailleurs) une certaine méfiance ou une méfiance certaine de la part des donateurs

De plus la situation financiére de la gréce à cette période était totalement catastrophique, et la gréce avait besoin de toute urgence d'un pret relais (garanti par l'ue) pour payer ses fonctionnaires.

Imaginons la même situation en France : le pays en arret total, hôpitaux fermés, plus de flics, plus de pompiers, plus de prison etc

Personnellement je suis pour sortir de l'ue. Mais la situation de la France est totalement différente et nous laisse une marge de manoeuvre bien plus importante.

Bijoutier charcutier écervelé. De mouton : "bêêê !”

Merci Jean-Marc de mettre un peu de vérité dans cette abjection.

Il y a d'autres raisons : la Grèce moderne est très jeune, et elle n'a connu que quelques années de "démocratie" bourgeoise, d'ailleurs sous la forme caricaturale d'une alternance entre deux familles d'oligarques. La population voyait l'appartenance à l'UE comme une garantie de démocratie. En 2016, la population était très attachée à l'UE vue comme "l'Europe", la famille européenne, avec aussi l'opposition à la Turquie.

Malgré cela, les grecs ont voté OXI et le devoir de Tsipras était de refuser le memorendum.

Quitte a être mis dehors. Malgré tout ce qui est dit dans cet article (bien fait et intéressant) je persiste à penser Tsipras comme un traitre, un homme déshonoré, même si lui personnellement n'a pas touché les trente deniers, et même s'il a "fait de son mieux".

Mieux valait quitter l'UE que de devenir un pays du tiers monde colonisé par l'Allemagne, la France et une poignée d'oligarques. D'ailleurs le cauchemar des grecs est loin d'être fini. Des qu'il y aura quelque chose à tondre, ils seront tondus.

Visiblement les Grecs ne sont pas d’accord avec vous et au final le plan de sauvetage fonctionne plutôt bien et permet au gouvernement de remonter la pente tout en restant dans l’UE.

C’etait leur choix et probablement le bon choix.

Il n'a jamais été question que la Grèce sorte de l'UE. Il a été question qu'elle sorte de l'Euro. La Grèce n'a jamais voulu sortir de l'UE.

Mieux valait quitter l'UE que de devenir un pays du tiers monde colonisé par l'Allemagne, la France et une poignée d'oligarques.

Il aurait fallu le faire alors que la population grecque était encore trés massivement pro ue et que la sortie de l'ue aurait conduit immédiatement a une situation apocalyptique

Je dois dire que je déteste la politique conduite a coup de faut qu'on et de y'a qu'a

Cher jean pierre, j'aimerais que tu m'explique comment aurait tu pu faire pour payer les fonctionnaires à l'horizon 2015 ? Mais c'est vrai que fermer les hôpitaux, ouvrir les prisons, ne plus avoir d'écoles, de services administratifs etc

Encore une fois, si on est dans le monde réel il faut aussi tenir compte des rapports de force.

Bien que d'accord avec vous sur la tonalité de votre réaction, je relève beaucoup de confusion dans votre commentaire, comme chez BIJOUTIER CHARCUTIER, et comme il y en eut aussi en 2015 ou 2017, lors des précédents reportages d'Amélie P. en Grèce...

1/ Il n'y a pas de "mensonges" de la Grèce lors de "son adhésion à l'UE" (1981 ! c'est déjà loin...), mais bien des montages (sur lesquels la Commission n'était pas dupe, contrairement à ce qui fut dit - lors du dévoilement de certaines réalités par Papandreou quand il appelle l'UE au secours en avril 2010) lors de l'admission de la drachme dans la monnaie unique (ce qui est très très différent), qui eut lieu d'ailleurs in extremis : pendant la période transitoire de double circulation (3 ans 1999/2001) entre l'€uro monnaie scripturale, et les monnaies fiduciaires nationales, la drachme a rallié le mécanisme pour la dernière année seulement.

je tombe aujourd'hui sur un bon article de novembre 2011 (Jean-Marie Pottier) qui retrace çà http://www.slate.fr/story/46035/grece-entree-zone-euro

2/ Il est aberrant de parler de "donateurs" ici !! Les choses sont déjà bien assez compliquées du côté des "créanciers", qui vont de la BCE au FMI, en passant par les "marchés", les fonds vautour, les banques (domestiques* ou françaises et allemandes principalement), et derrière elles* des épargnants ou des réserves des caisses sociales !!....

3/ On ne comprend rien à la Grèce (et on glose -abusivement trop souvent- sur la trahison de Tsipras, ou pire ! sur les leçons -qui ne coûtent rien aux apprentis sorciers dans leurs fauteuils de gauche radicale bien française !- faites aux Grecs "ils n'avaient qu'une chose à faire, quitter l'€uro, et sortir de l'UE") si on n'a pas saisi et vécu le sens de leur entrée dans la CEE de l'époque (7 ans après la chute du régime des colonels... la frontière orientale de l'Europe, c'est alors là-bas, en Egée, face à l'ennemi héréditaire turc néanmoins en OTAN comme la Grèce...), et si on ne veut pas voir comment l'entrée dans l'€uro était et reste "hégémonique" dans la population !! Les grecs y ont gagné pendant 10 ans le pouvoir de vivre à crédit, et de faire aussi beaucoup de bêtises, en phase avec le clientélisme des gouvernants, et en bénéficiant des moyens artificiels d'une monnaie assise sur 12 pays et des taux d'intérêt d'abord convergents et "solides").

Un piège, oui, puisque lorsqu'il faut payer la note, ou "stopper la dette", il n'y a plus de solidarité entre pays , pas question d'une "union de transferts", et les trous des banques qui se sont gavées de cette spirale artificielle sont comblés par les Etats (notre dette publique a explosé, la nasse ne fait que se resserrer à l'échelle UE depuis la "crise" de 2011...).

Mais la seule issue possible, et la seule explicitement voulue par le peuple, qui refuse absolument toute idée de sortir de l'€uro (et qui était la sanction à laquelle Merkel et Schaüble s'étaient résolus, au mépris de la tempête et de la ruine qui en auraient découlé, et pas seulement pour les grecs... Il est quand même aberrant que les €uroxiters ne voient pas qu'ils argumentent avec les ordolibéraux allemands pour sortir les "divergents" du système, au prix d'une "casse" irréversible des mécanismes -il en reste un peu !- d'équilibrage et de solidarité européens)- même après 3 memorandums drastiques où n'a même pas été tenu l'engagement de la tutelle européenne d'un abandon de créances seul à même de réduire pour de bon l'endettement à terme.

Les Frexiters de tout poil devraient examiner de près pourquoi les grecs, peu experts dans leur grande masse, des questions financières, et ayant tant subi de souffrances et d'appauvrissement, continuent de préférer leur arrimage à l'€uro. A fortiori, de rester dans l'UE, alors qu'ils en sont un membre sans pouvoir (contrairement à la France, dont la population, le statut etc.... lui/nous donne de vraies capacités d'être un acteur, fédérateur politique d'une refondation etc, promoteur d'un plan B ....). Qu'avons-nous fait pour un vrai soutien politique des Tsipras Varoufakis Tsakalotos ??!

Bref, quand nous bougeons-nous pour arrêter les vains moulinets de bras dont nous sommes coutumiers ?? Visiblement pas lors des toute proches européennes, avec nos gauches et écologies les plus bêtes du monde !!!!!

Je suis d'accord : j'aurais du préciser "petits accommodements avec la réalité lors de la passassions avec l'euro"

Ce qui est effectivement a prendre en considération, c'est qu'effectivement, même maintenant il y a une grande majorité des grecs qui sont contre la sortie de leur pays de l'ue. Et la situation britannique ne leur donne pas vraiment envie... Les seuls grecs qui ont un avis la dessus pensent d'ailleurs que le brexit est une vraie catastrophe, a commencer pour eux...

Encore une fois, je pense que la France est dans une situation tout a fait différente que la gréce vis a vis de l'ue et de l'euro, qui nous permet de penser les choses différemment

Vis a vis du crs qui te fait face avec son harnachement et ses armes "sublétales" , tu envisage les chose différemment si tu es un champion de boxe ou une vieille mémé de 70 balais avec 45 kg tout mouillé (et je précise que je pense à une mémé bien précise, que j'adore !)

Bref je pense aussi a mon prof d'informatique qui me disait (y'a 30 ans ce qui ne nous rajeuni pas) : "L'informatique c'est des principes a respecter, mais ce qui compte au final c'est l'implémentation" (les anglicismes en informatique....)

 

Tiens, un (timide) rayon de soleil quelque part en Europe. Un reportage sur la politique actuelle au Portugal pourrait peut-être renforcer cette sensation, et nous amener à moins désespérer de la situation en Macronie ?

Le Portugal ? Havre fiscal pour ceux qui en ont (du pognon, hein). Magnifique n’est-ce pas ?

Parlons-en justement du Portugal...

Existe-t-il un miracle "antilibéral" au Portugal ? En aucune façon ! C'est ce que démontre cette analyse de Gaston Lefranc à partir des données de la comptabilité nationale portugaise:

Pas de miracle antilibéral au Portugal !

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Mieux vaut un gentil geôlier qu'un méchant, c'est vrai. Mais l'un comme l'autre attachent la chaîne ! Mieux vaut la liberté.

Mieux valait quitter l'UE.

Bien , vous dites que le Portugal devait quitter l'union européenne ?
Demandez donc aux Portugais ce qu'ils en pensent.

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  • 06/05/2019 19:31
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Syriza est un  exemple à peu près unique d'un parti de gauche radicale qui , arrivé au pouvoir , fait face à la réalité et s'adapte intelligemment. La Grèce  lui doit beaucoup , même si elle n'est pas sortie de l'auberge.

quel est le rapport avec le pétainisme?

J'ai beaucoup de mal à comprendre les comparaisons et amalgames qui se font actuellement (pétainisme, nazisme, hier encore je voyais circuler des images assimilant la répression policière- indéniable et à dénoncer- du gouvernement Macron avec les actions de la Junte militaire chilienne...)

Pour s’adapter, ça il s’est adapté en entrant à reculons à Bruxelles le pantalon baissé ...

Le peuple vote NON au memorendum à 61%, et le lendemain, Tsipras signe le memorendum, c'est ce que vous appelez s'adapter intelligemment ? 

La Grèce lui doit son esclavage. Si la Grèce avait quitté l'UE en 2016 elle n'aurait pas été pillée comme elle l'a été, comme elle l'est et comme elle le sera encore pendant des années.

Tsipras est un pionnier, emblématique des nouvelles expériences fascistes qui s'appuient sur l'Union européenne, hors de tout folklore ancien. Pillage des ressources publiques, des salaires, des retraites, du patrimoine commun,... L'exemple grec est particulièrement violent, parce que c'est un petit pays, pauvre, facile à plumer. Qui se souvient encore que la BCE avait carrément coupé les liquidités aux Grecs à la veille du référendum de 2015, pour peser sur le vote.

Visiblement, cette situation est si dure qu'elle est inadmissible. Un peu comme ces marxistes de la Vieille taupe qui, face aux chambres à gaz, n'avaient trouvé comme issue explicative que le négationnisme, la négation du réel est capable de produire des articles aussi déjantés que celui-ci.

"notre seigneur l'écorché" , en nahuatl Xipetotec,, votre état ne s'arrange pas ...

Votre jugement sur Tsipras "pionnier" du pire, disqualifie ce que vous dites ensuite, pourtant avéré et utile : la question est = qu'avons-nous fait et avec qui, et quelles cibles en France, pour consolider le rapport de forces pour la Grèce de 2015 (et depuis lors) dans l'UE ???

Sortez de chez vous, rencontrez du monde, des grecs de base par exemple ?!

C'est çà, c'est çà, il faut quitter l'€uro, et l'UE par dessus le marché, ...

mais c'est aux grecs de passer les premiers !!! P... depuis 2016 (2015, plutôt ?!) qu'ils auraient dû nous éclairer sur le chemin à prendre !!

Vous croyez vraiment que vos commentaires insultants et, sur la Grèce, totalement pipeau, m'impressionnent ?

je ne cherche pas à "vous impressionner", diantre, ce serait une drôle d'idée ?!! Et je ne crois pas -ici du moins-, avoir commenté à votre adresse - au sujet de la Grèce, mais bien plutôt au sujet de nous les militants en France, dans nos capacités à renforcer "la main" des grecs dans la passe infernale où ils ont été condamnés  : sujet bien plus embarrassant que gloser sur "qui à Athènes a trahi qui ?" et "qui stipendié par qui ?", mais que vous avez le droit de juger "totalement pipeau" au demeurant !

Pas sûr au final qu'entre 2 lecteurs comme nous, le crédit et le discrédit portés sur nos commentaires respectifs à propos de la Grèce vue de son intérieur et sur le terrain soit équitablement réparti ?

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  • 06/05/2019 19:32
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L'Europe, tu l'aimes ou tu la quittes pas.

du délire !!

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  • 06/05/2019 19:49
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Merci pour cet aperçu, je me souviens encore du séisme politique, des années 2010 et du départ de tant de jeunes grecs ( sont-ils revenus ? ) et de l'élan de solidarité extraordinaires qui s'était développé dans de nombreux domaines- vous l'évoquez- j'aimerais savoir comment la question du foncier et les  relations de l’Eglise et de l’Etat ont évolué ?

Bonsoir,

Débat intéressant : jusqu'où est-on forcé au compromis (c'est à dire littéralement : à se compromettre), sans trahir ses engagements ?

Il est clair qu'en France le parti socialiste avait été, durant les années Hollande, amené à renier ses idéaux. Il est tout aussi clair qu'en Allemagne les sociaux-démocrates ont rejoint la droite libérale dans leur programme depuis longtemps.

Mais sur le cas de Syriza la question est effectivement moins facile à résoudre. Peut-être y a-t-il eu manque d'appuis internationaux, et une certaine maladresse stratégique, plutôt que du véritable reniement - la discussion reste ouverte, le résultat des prochaines élections importera beaucoup...

Amicalement,

"le résultat des prochaines élections importera beaucoup"
Bien sûr que non, puisque les élus n'obéissent pas à leur peuple mais à la bourgeoisie européenne.

"Syriza est la première gauche radicale démocratique à être parvenue à rester au pouvoir et à mener sa propre politique."
Quelle propagande! Ce discours trotskiste on dirait du Staline.
Démocratique: càd qui trahi son peuple.
Mener sa propre politique: mener la politique bourgeoise des autres pays d'Europe.

L'alternative étant d'aller chercher l'argent de la RPC (dont le respect de la souveraineté laisse parfois à désirer) ou bien de demander au peuple de se nourrir de d'air frais et d'eau vive, le temps que les génies qui peuple les salons mondains de la gauche, (ou de ce fil de commentaires) relance l'économie à la force de leurs diatribes hors sol. 

Étonnamment le peuple concerné n'en tiens pas trop rigueur à Tsipras d'être rester dans l'Europe. (finalement il y a la gauche de l'action et la gauche de principe). Pas que la première manque d'idée, mais la seconde manque cruellement de légitimité.

En gros, si l'on vous comprend bien, "Mediapart" voit d'un œil plutôt bienveillant - avec les roucoulades d'usages - une politique d'extrême gauche  que n'aurait pas renié..... MADAME THATCHER....

Mais attention après celle-ci  il y a eu l'éclair du  BREXIT.....

 

Le simple fait que Assange comme Soral ou pire les "gilets jaunes"soient considérés comme antisémites par notre gauche devenue flashballisarde, devrait pourtant vous faire réfléchir "qu'antisémite" désigne plus réellement  et avant toutes choses.... tout ce qui résiste au pouvoir policier issue majoritairement de la gauche. Le fascisme vintage de Lepen ou Soral  est de la rigolade comparé au "NO-SOCIETY" de madame THATCHER.C'est cette politique qui est mise en  échec par les gilets jaunes.

Ces gens là veulent purement et simplement - et le disent -  la disparition de ce qui fait encore une société c'est à dire l'indépendance de la politique par rapport à la phynance....... et c'est la gauche héritière fidèle du fasciste libéral Mitterrand qui nous a invité a voter macron. On est contre la phynance mais on vote pour un banquier. On est pour l'immigration mais on ne vit pas avec et on repousse les immigrés aux limites des métropoles....les ban-lieues...On est marxiste mais les ouvriers ont disparus, les ingrats, et ceux qui votent .... votent Lepen.

La Grèce est une colonie de l'Allemagne, l' "Europe" réalise le rêve hitlérien, faire de l'Europe une colonie du reich.

 

JLMFI, en plus de celle de la récupération impénitente, est aussi titulaire de la médaille d'or de l'analyse pour simplets décérébrés... l'économie et la géopolitique y a du boulot !...

C'est la Chine, petit, la Chine... à qui la Grèce se vend... même pas citée la Chine...

Quand le sage montre la Chine, JLMFI regarde... l'Allemagne...

A FI, France Indigente, personne n'a compris que l'Europe mène à tout... à condition d'en sortir... via l'Allemagne... qui elle a tout compris... depuis le début...

LA RÉUSSITE... A L'ALLEMANDE

 

Cela dit faut comprendre... FI "by Mélenchon" n'est pas vraiment aidée...

Retour vers le futur...

 

 

Soral ou Assange et les gilets jaunes n'est pas plus antisémite que le fut Marx ou Jaures ou Fourier ou que les socialistes tout au long de leur histoire. Cet antisémitisme ne les avaient pas   pas empêché de se battre pour Dreyfus. Si Lepen tire la contestation dans une impasse au moins  conteste-t-il la bourgeoisie progressiste au pouvoir ce que ne fait pas l'extrême gauche grecque si l'on vous en croit.

Lepen/ Soral comme Trump et tout ce que la société des spectacles marchands dénonce comme fascistes dans son inversion terroriste  de la réalité furent au contraire et paradoxalement les ardents défenseurs d'une politique traditionnelle, disons des radicaux socialistes attardés contre un monde orwellien ou les progressistes de jadis étaient les fascistes d'aujourd'hui.

Soral ou Lepen sont les Golstein du ministère de la pensée, une invention aujourd'hui heureusement morte grâce non pas aux conférences bisounours "des 1% "de Juan Branco mais à l'action réelle des  gilets jaunes qui viennent de nous libérer d'un sort comme celui qu'on connut les grecs ou les anglais.

l'échec de la  déconstruction des services publics avec l'accord  des couches gentrifiées de gauche ( la petite bourgeoisie actuelle) ne débouchera pas sur un Trump ou un Poutine mais sur le RIC et une convocation d' Etats généraux de la charte officielle des gilets jaunes.

Bravo , net , clair , précis  .

Je vous recommande .

Mais vous avez oublié la Chine cher jlmfi , encore plus vorace que l'UE .

Fabien Vince , votre deuxième pseudo c'est Simplet ?

Vous avez oublié Napoléon .

Salut à vous... 

La Chine contrairement à ce que raconte Quidam qui s'est regardé dans le miroir et croit m'y voir, est contrairement à ce que racontent beaucoup de gens l'économie qui permet à nos classes dirigeantes de s'en sortir... 

Pourquoi ? 

Si la Chine cesse de racheter les "déchets toxiques" des produits financiers produits par l'UE et les USA .... alors tout s'effondre violemment. 

65 à 70 % du marché chinois ouvert aux extérieurs... d'accord... mais l'investissement chinois est massif partout... 

Donc vorace la Chine ... certainement.. mais la réalité est que la croissance mondiale (la saine) est en grande partie liée à la Chine, et à la zone sud est asiatique. L'UE par l'austérité est un frein à l'économie mondiale dans le système marchand tel qu'il est. 

On dit de la Chine ce qu'on disait dans les 70' du Japon.... 

Ne faut il pas penser que la puissance Chinoise, s'est construite (à partir de Deng) sur les terrains marchands laissés d'abord par les américains, puis, par l'UE ? 

Dans les deux cas .. reflux de la production industrielle, "moins utile" financièrement, car moins primordiale en contre partie de la monnaie .. Soit une résultante de politiques monétaires et monétaristes totalement délirantes. 

Mais on aura l'occasion d'en développer le propos... 

En réalité, la Chine d'ici peu de temps (et confrontée aussi de plein fouet à la crise climatique) sera confrontée à sa démographie... elle se reportera et tentera de s'appuyer sur sa diaspora dont on parle assez peu alors qu'elle clive déjà les "classes moyennes", celle des cadres proches de la production dans l'ensemble du Sud Est Asiatique par exemple... 

Suivez ce qui se joue depuis quelques mois en Malaisie et en Indonésie, et vous aurez un léger aperçu de l'ampleur de la crise qui se joue dans la "classe moyenne" mondiale, qui n'est que le contre coup de celle que gère le gouvernement chinois du moment avec une tentative autoritaire de Xi Jinping, afin de tenter d'y voir clair. 

Certainement à développer...

Soral est antisémite et il suffit de l'écouter... (y en a plein les réseaux sociaux qui lui sont tant ouverts) ... Il exprime une tendance lourde de l'entre soi bourgeois extrêmement localisé. C'est un néo nazi de salon... qui ces derniers temps depuis qu'il a été invité par la Corée du Nord renoue avec l'idéologie SA. 

A quoi sert il ? 

De leurre... Pendant qu'on décrit un complot mondial juif ou maçonnique alors on exonère l'ensemble des gens de lutter contre les inégalités, contre le Capital (ceux qui le font sont "racistes anti riches" bien sûr. 

Que propose Soral ? Un nouvel holocauste ? une chasse aux sorcières contre les loges ? 

C'est la réserve au cas où Soral ... l'opium du peuple déchristianisé. 

 

Aboyez aboyez ... ça ne cache pas la marque du collier le quiqui à sa mèmère... qui n'a pas compris que je me fous de Mélenchon car c'est inconcevable dans son cortex que quelqu'un pense autrement que lui .

 

Actuellement c'est plutôt l'Allemagne la maîtresse de l'Europe, donc c'est plutôt Hitler que Napo.

Vous faites parti de ces gens qui justifient  les atteintes à la liberté d'expression et à la flash- ballisation de l'opposition. Même JUAN BRANCO et CHOUARD reconnaissent la validité de Soral.

Le seul problème c'est que Soral n'est pas au pouvoir et que c'est un fantôme agité par BIG BROTHER...... de l'antisémitisme vous ne connaissez que ce qu'en dit la LICRA....

On ne vous demande pas de voter Soral mais de ne pas hurler avec les loups dont depuis les gilets jaunes plus personne ne nie que les fascistes ce sont eux et qu'ils viennent de la gauche.

Et il m'avait semblé que vous ne vous réjouissiez pas comme Médiapart et Manuel Jardinaud et Ellen Salvi que l'extrême gauche grecque kollabore avec le libéralisme allemand. On peut se tromper...

Quand vous mentez en prétendez que l'extrême gauche grecque collabore avec les allemands, vous utilisez les mêmes méthodes crapuleuses que Soral et autres rouges bruns

 Ne dit-on pas que l'Europe est aux ordres des allemands ( voir E. TODD) et donc ce Thatcher  d'extrême gauche en  obéissant aux ordres de la Kommission européenne obéit aux allemands. C'est simple. Non ?...libre à vous d'aimer la kommission européenne et  la destruction de la démocratie des peuples.Vous aimez lécher la main de vos maîtres européens libres à vous( en attendant certainement de leur lécher autrechose...).

Les allemands ont toujours voulut d'une façon ou d'une autre dominer l'Europe ( lire E. TODD si vous savez lire) et certains français ont toujours aimé être dominé par les allemands - notre royauté ne vient-elle pas de l'Allemagne. La collaboration c'est dans l'ADN d'une minuscule partie des français  la collaboration, il faut s'y résigner. Aujourd'hui cette amour de la servilité se pare d'un alibi mondialiste. L'Europe n' a jamais été grande que divisée comme la Grèce ancienne. La division limite les pouvoirs. Tous les empires écrasent les hommes l'empire américain, comme son modèle ...l'empire romain.

 

"...n'a pas compris que je me fous de Mélenchon..." effectivement... et c'est donc... pire... si c'est vrai... mais ça ne l'est pas... faudrait voir à assumer...

Toujours dans cette hypothèse... écrire ça : "On dit de la Chine ce qu'on disait dans les 70' du Japon...." devrait vous inciter à changer... d'oreilles... ou d'interlocuteurs... faites aussi les yeux et le cerveau... et on y sera !... Médaille d'or de la pensée indigente pour décérébré manipulé...

Largué, vous êtes largué dans le pathos à pépère... jusqu'au cou. Penser n'est pas aligner des mots les uns à la suite des autres... sauf à FI... et çà, ça ne trompe pas... c'est le propre des gauchos... le vocabulaire mais sans la cohérence... le "Canada dry" de la gauche... la gogoche... "prête à tout ce qui ne mène à rien"...

La substance, petit, la substance... allez, courage, encore un effort pour être révolutionnaire !...

 

 

"...un pays où il y a des "minijobs" à 450€ mensuels" Vous parlez euro/mark ou euro/junk ?

Chenet vous savez nous aussi on est documenté et Juan Branco n'a jamais reconnu la valeur de Soral... qu'il considère en privé pour  un des picassiettes de la haute, ce qu'il est et que son exposition médiatique n'est le fait que de la frange véritablement antisémite de la bourgeoisie mondaine du Petit Paris dont Niel lui même a été victime.

Soral est un dérivatif comme Le Pen ... un Le Pen pour bourgeois .. avec un fond nazi indéniable outre l'idéologie qui l'est carrément ... dernièrement il se compare à Eichmann ce qui est juste.. Eichmann était une déjection de l'appareil nazi en même temps qu'un haut fonctionnaire transformant l'horreur en petites tâches insignifiantes, afin d'assumer l'abjection de l'objet de son obéissance. 

Soral c'est un Eichmann qui non seulement s'emmerde, aussi narcissique que Macron, et qu'il se rêve en Eichmann est tout simplement comique. Comme est très significatif, c'est une information d'utilité publique que de savoir que Heitz protège Soral de la prison où il aurait (enfin) à subir la proximité populaire, et que Heitz a été imposé par Macron. Comme le fait que l'auteur des Tags antisémites à Paris cadre du CD 78 a été épargné de la prison ferme alors que ces tags ont servi à salir les Gilets  Jaunes. 

Un peu comme Quidam Lambda qui se croit provocateur et qui quand il aboie est pied au plancher de ses capacités de réflexions... 

Quant à Etienne Chouard que je connais moins que Juan, mais que j'ai rencontré à plusieurs reprises ces derniers temps sur les ronds points (ça permet de discuter) et en atelier, il est clair sur Soral...Il a été sensible à son vernis marxiste (Soral a débuté au PC) puis a pris ses distances du fait de l'antisémitisme (le complot sioniste ... et autres conneries de cet acabit) et le complot maçonnique qui est de la bibine à gogos parigots car dans les cambrousses on s'en tape de ces conneries.

Soral et ses petits copains actuellement sont en campagne ... et pas qu'un peu contre les principaux opposants à Macron ... La dernière de Soral est une pseudo interview en cavale avec le "look" de celui qui prend le maquis... dans un square du boulevard Saint Germain. L'effet comique est assuré ... 

Mes hommages à Madame votre mère... mon gars. et fais gaffe en descendant le caniveau car tu pourrais glisser sur ta prose. 

Ne dit-on pas que l'Europe est aux ordres des allemands?

Todd et quelques souverainistes d'extréme droite sans doute. Est ce vrai ? Sans doute pas !

Thatcher d'extrême gauche

Si vous désignez ainsi Tsipras c'est quand même un signe d'un grave désordre mental. Ne serait ce que parce que Tsipras n'a jamais été d'extréme gauche. Et ce n'est pas Thatcher non plus...

.libre à vous d'aimer la kommission européenne et la destruction de la démocratie des peuples.Vous aimez lécher la main de vos maîtres européens libres à vous( en attendant certainement de leur lécher autrechose...).

Voila un discours qui fleure bon l'extréme droite bien franchouillarde. Qui aime bien vitupérer les allemands même si ils ont collaboré chaque fois qu'ils se sont retrouvé en face d'eux.

Les allemands ont toujours voulut d'une façon ou d'une autre dominer l'Europe

Les seuls qui l'aient effectivement dominés ce sont les français et à une moindre mesure l'angleterre. Qui a mis a feu et à sang l'italie de la renaissance, a coup d'expéditions militaires désastreuses ? Qui a créé Napoléon ?

Quand aux empires en europes deux états peuvent se prévaloir d'avoir créé des empires, et ce n'est pas l'allemagne. L'angeterre et la france là aussi on mis l'afrique et le continent asiatique a feu et à sang, commis des crimes contre l'humanité sans compter

Et maintenant vous vous posez en donneur de leçon ? Rigolo !

Je ne remets pas votre honnêté en doute, mais vos connaissance et un peu  votre intelligence. Vous êtes impayable.L'Allemagne ne domine pas l'Europe.?.. c'en est l'état le plus puissant et de loin. Cette Allemagne n'a jamais dominé l'Europe,  c'est du délire vingt cinq  millions d'européens morts ne vous suffisent-ils  pas .  Napoléon a dominé l'Europe un peu plus longtemps, mais de la même façon... par la conquête ..D'ailleurs n'a-t-on pas comparé Hitler et Napoléon..

Cet impérialisme allemand,  trois guerres de conquêtes contre notre peuple tout de même,  est une donnée de l'époque historique récente. La France et l'Angleterre effectivement ont conquis jadis le monde ( vous oubliez pourtant la Hollande et l'Espagne et le Portugal) mais justement faute d'accès à la mer et légèrement en retard en unité nationale l'Allemagne s'est rattrapée sur l'Europe. C'est une thèse que l'on retrouve chez Césaire. Les européens se sont indignés d'être traités par les allemands comme  ils avaient traité les africains et les asiatiques, c'est pourquoi  l'Allemagne nazie fut regardée avec sympathie par nombre de colonisés ...elle les vengeaient des européens.Peut-être que le temps aidant l'Allemagne retrouve son génie conquérant, les tribus germaines ne furent-elles pas à la constitution des royautés européennes. En tout cas pour notre patrie certainement. L'Histoire existe....

Que La Grece  actuelle ressemble  à l'Angleterre de Thacher saute aux yeux d'après ce qu'en disait JMLFI et l'article de Médiapart.....et TSIPRAS a été au glorieux parti communiste grec puis à SYRIZA parti de la gauche radicale.... Si ce n'est pas l'extrême gauche, c'est quoi.?. A moins que vous ne pensiez quze l'extrême gauche soit les minuscules trotkystes.

Pourquoi voulez vous qu'on oublie l'histoire récente inquiétante  de l' Allemagne ne redécouvre -t-on pas grâce aux gilets jaunes l'histoire subversive et universelle de la France.

Cet article me fait malheureusement penser à une phrase de Apocalypse Now (de mémoire) : après le napalm, on envoie les pansements.

Le déni de démocratie suite au référendum me semble une tare irrémédiable même si on peut comprendre ceux qui reviennent vers Tsipras parce qu'ils commencent à sortir la tête hors de l'eau (et nous ne sommes pas à leur place pour juger)

Le plus inquiétant est la montée de l'extrême droite et le fait que les opposants à Tsipras semblent selon l'article incapables de s'unir et de proposer une alternative.

Mais sur ces sujets, en France, on est mal placé pour donner des leçons.

 

Ah la Grèce !... La fêta, le soleil, son premier ministre...

"[TSIRPAS] le premier ministre [grec] avance avoir découvert que le leader de La France insoumise n’avait pas « véritablement envie de gouverner. Je me suis rendu compte qu'il ne saurait pas très bien quoi faire en cas de victoire. Ce n'est pas une position de gauche. Lorsque vous êtes de gauche, vous devez vous préparer au pouvoir avec un programme en faveur des plus faibles », souligne-t-il avant d'ajouter : « J'ai choisi de me préparer à prendre des responsabilités, de ne pas seulement être heureux dans ma posture révolutionnaire"

Aïe !... Çà c'est dur… surtout venant d'un ancien pote...

Pour Coucou 1er… c'est très dur d'y faire croire… encore…

 

Pourquoi dur ? C'est réaliste.. 

Par contre que Tsipras accepte ce qu'il a accepté est une faute lourde, contre son Peuple, contre la démocratie, contre ce qu'il défendait au départ. 

 

 

"...contre ce qu'il défendait au départ"  ça me rappelle quelqu'un... pas vous ?

En même temps y a que les communistes et les imbéciles qui ne changent pas d'avis... les autres changent de cheval... ce qui permet de bouffer à tous les râteliers... c'est pragmatique... dégueulasse... mais pragmatique... La classe dominante adore le pragmatique, elle ménage d'ailleurs toujours un peu de foin pour le repenti... en revanche, elle déteste... les imbéciles qui ne sont ni l'un ni l'autre... politiquement... ça fait une sacrée différence... pour qui sait reconnaître un ennemi de classe.

 

Oui, j'ai défendu Tsipras c'est totalement exact... tout en n'étant pas communiste. Et ce qu'il défendait méritait le soutien. Lorsqu'il a capitulé j'ai cessé le soutien. 

Un peu comme ceux qui en 40 sont partis à Londres ou ont pris le maquis ... après des soutiens divers et variés. 

En fait vous ne dîtes rien... Caché derrière votre paravent (au sens Genet) vous tentez de piquer sans y arriver. Pied au plancher... et votre cylindrée plafonne pas haut. En termes accessibles pour vous... Vous pissez pas loin. 

La provocation demande du talent. Ca s'achète pas dans vos quartiers. 

 

Holà mon brave !... Un peu de sang froid... nous sommes beaucoup plus nombreux à considérer les "militants" FI... pour ce qu'ils sont... des simplets décérébrés manipulés par un capitaine ad hoc qui prend l'eau... que... le contraire... ce qu'ils croient être et ne sont pas...

Autre chose... contradiction n'est pas provocation... tenez vous le pour dit...

 

Ce n'était PAS le programme de SYRIZA, qui avait abandonné l'option d'annulation de la Dette depuis déjà plusieurs années, en fait dès l'arrivée de Tsipras à la tête du mouvement. C'est pourquoi le gouvernement grec avait boycotté cette commission parlementaire.

Encore 2 contre-vérités à votre passif, et en prime avec la 2ème, une idiotie !

"L'arrivée de Tsipras à la tête du mouvement" (sic) Syriza, et les abandons qui y seraient  dès lors liés, est la 1ère erreur :

Inutile de refaire la bio de Tsipras (responsable étudiant, etc...) . Il est porté début 2008 à la tête de Synaspismós (Συνασπισμός της Αριστεράς, των Κινημάτων και της Οικολογίας / soit : Coalition de la gauche, des mouvements et de l’écologie ) qui a existé comme parti de 1991 à 2013) à l'âge de 33 ans, et sera élu député à la Vouli sous cette étiquette en 2009.

En 2004, se crée la coalition Syriza Συνασπισμός Ριζοσπαστικής Αριστεράς / Synaspismós Rizospastikís Aristerás / soit : Coalition de la gauche radicale) , dont Synapismos est la principale composante, et qui rallie 12 autres mouvements ou partis. Ce regroupement a Tsipras comme figure de proue à partir de 2009, mais surtout, lorsque la progression de la coalition (2 élections parlementaires en 2012) et la prime majoritaire à la Vouli rendent évidente la nécessité de transformer la coalition en parti unitaire, cela se fait en 2012, et le congrès fondateur du parti de la "nouvelle" Syriza porte à sa tête Tsipras...

Ces correctifs ne sont pas inutiles pour se remémorer l'effort de réalisme auquel s'est astreinte la nébuleuse de la gauche radicale voire extrême (maoïste,trotskyste, écolo-communiste, etc..), pour trouver une issue politique à l'écrasement des classes populaires par le néolibéralisme européen et le clanisme des grands partis hellènes. En l'état, il faut bien faire avec la "démocratie représentative" - et nous aurions beaucoup à penser en France sur cette "contrainte" qui cabre tous les egos et confetti de la gauche et la condamne à l'impuissance sur la place publique .... ou à la glose sur le fil de mediapart....

2ème erreur, et celle-là parfaitement manipulatrice :

L'attitude face à la dette illégitime, dont la mise en évidence (par un audit parlementaire) aurait été boutée hors du programme de Syriza (programme de Thessalonique de septembre 2014, avant les élections de janvier 2015), et "boycottée" par le gouvernement (ladite commission parlementaire bâtie par la Pdte de la Vouli, Zoé Konstantopoulou, membre pour le moins active de la campagne victorieuse de Syriza ?) : c'est faux, cet axe de pression sur les "tuteurs" de la Grèce était bien mentionné dans les moyens à mobiliser pour "négocier" et surtout faire annuler d'emblée une partie importante de la dette, pour donner des marges et même plus, dès les premières semaines d'un gouvernement Syriza.

D'ailleurs, et de manière beaucoup plus officieuse, a participé à cette même tentative (justifiée ô combien !) de discrédit des créanciers et de dramatisation de la Grèce comme victime des prédateurs, tout le rappel des considérables réparations de guerre non versées par l'Allemagne à la Grèce ... à la suite du "haircut" des alliés en 1953 pour faciliter son redémarrage après guerre (...).
Simplement Varoufakis n'a pas beaucoup cru à la vertu politique de ce levier, au sein de l'€urogroupe - il y a certes de quoi le regretter amèrement, mais où étaient les soutiens à cet argumentaire (autour de la table du Conseil, s'entend, pressé(s) par son ou leurs opinion(s) publique(s) ????) alors que Zoé K (et Eric Toussaint) avait très vite et très bien travaillé : à noter que le rapport demandé par la 1ère au second, fait l'objet d'une planche devant la Vouli le 16 juin 2015,en présence du gouvernement Syriza , très loin donc de son prétendu boycott sus-visé !

Pour revisiter l'amont de cette histoire, (avec Eric Toussaint à plusieurs reprises, le documentaire grec de 2011 Debtocracy est éloquent (1H14):

https://www.dailymotion.com/video/xik4kh, ou

https://www.les-crises.fr/dettocratie/

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  • 07/05/2019 10:59
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malgré ce qui s'est passé ça fait plaisir à lire.

Lui il vit toute l'année en Grèce et il a supporté et il supporte tous les jours le règne de Tsipras et de l'UE, ses témoignages sont à lire sur son blog et le dernier est ici : http://www.greekcrisis.fr/2019/05/Fr0725.html

éloquent

Lui il vit toute l'année en Grèce et il a supporté et il supporte tous les jours le règne de Tsipras et de l'UE, ses témoignages sont à lire sur son blog et le dernier est ici : http://www.greekcrisis.fr/2019/05/Fr0725.html

éloquent

Je crois qu'il y a une erreur. Dimar est à la base une scission de syriza et non du pasok. Cette scission est après rejointe par des membres du pasok

Tsipras n'est d'autre qu un traitre a ses engagements vis a vis de son peuple

un peu comme Hollande l'a été ici - mon ennemi c'est la finance ....et plus anciennement un certain Mitterrand a partir de 1983

Bizarrement il y a peu d'analyse faite sur le bilan réel de l'exercice du pouvoir  après les mandats de ces personnages censés au départ " changer la vie "

on reste dans le non dit voir meme dans une approbation du bilan sous prétexte que la gauche c'est moins pire que la droite

Or ce n'est pas le bon angle d'analyse

voila pourquoi des millions de personnes pensant a gauche finissent soit par l'abstention soit même a voter pour Lepen par dépit ou désillusion...

voila aussi pourquoi rien ne changera au niveau européen entre les tenants du libéralisme affranchi de toute contrainte et la gauche représentée par des sociaux démocrates qui pactisent très vite avec le système libéral trahissant leurs électeurs

 

 

Ratiocinage inlassablement rabâché depuis 4 ans.

Le parallèle des vociférations contre "tous ceux qui ont voté Macron contre Le Pen...

Non la politique ne se réduit pas au jeu des partis. (Voir mon commentaire précédent)

 

Je crains que votre mémoire soit quelque peu troublée: j'ai pour ma part le souvenir des multiples et acrimonieuses vociférations macronâtres de la gôche néolibérale contre celles et ceux qui refusaient, à juste titre, de se prosterner devant le candidat des marchés et de l'oligarchie écocidaire. 

Décidément ça se confirme ...... Hélas ....L'orientation n'est plus à prouver  !!

Cet article est peu éclairant sur la politique suivie par Tsipras pendant 4 ans. Point de bilan précis des décisions prises et de leurs conséquences notamment sociales , catastrophiques, disait-on à l'époque. La journaliste nous trace un portrait quasiment louangeur du gouvernement de Syriza, tout en nous avouant qu'elle a quitté la Grèce pour la rédaction de MDP, avant d'y revenir en voyage.

 

Ce vol au dessus des 4 ans de bagne et de violences imposés à la société grecque pour nous offrir une incertaine réhabilitation de Tsipras est décevant. Ce n'est pas sérieux de procéder ainsi. Il fallait d'abord mener l'enquête approfondie sur le terrain avant de nous offrir la conclusion favorable à Tsipras. 

Reprenez donc le dossier des accusations et critiques portées contre la capitulation de Tsipras et veuillez comparer avec les conséquences sur la société grecque avant de mettre en relief les ultimes mesurettes pré électorales.

 

Je n'apporterai pas mon quitus si j'avais à le donner devant un propos aussi peu argumenté en profondeur.

Vous pouvez proposer des interviews à Zoi l'ancienne Présidente de l Assemblée, à Varoufakis qui passera bien par ici, entre Paris et Berlin. Ce serait la moindre des choses.

 

Vous avez loupé quelques étapes dans le suivi de la Grèce par la rédaction et la journaliste !

Et, entre autres, des portraits d' "hommes et femmes de la rue" on été faits il y a 2 ou 3 ans par icelle, illustrant ô combien les souffrances et solidarités des grecs dans cette période, les exodes vers la campagne, le départ des jeunes à l'étranger (2 choses qui se sont prolongées pendant le 3ème memorandum, mais inscrites dans l'histoire depuis les 2 premiers....) - sans compter le focus fait sur Lesbos et Athènes, lors de la crise migratoire (la vraie, alors et à cet endroit !) de 2016/17 .

Votre jugement peu amène (personne ne vous demande votre "quitus", rassurons-nous !) sur "[des] propos aussi peu argumenté en profondeur" (foutre !) aurait gagné donc à un peu de réflexion - d'autant que sauf erreur, l'auteur vous renvoie à une compilation des ses dossiers antérieurs ... et vous annonce de nouvelles rencontres avec ces "témoins de base" pour remettre en perspective la période qu'ils ont traversée, et leur état d'esprit actuel : que vous faut-il de plus ?????

Allez Elie, vous n'êtes pas pire qu'un(e) autre, juste un peu de bonne foi peut vous faire du bien, et s'allier au mieux avec votre sens critique ..

DOCUMENT : Article ultra louangeur du ... JDD... sur Alexis Tsipras. Quelle différence avec la journaliste de Mediapart ? On cite fréquemment Moscovici, devenu, parait-il, " l'ami" de Tsipras et même F Hollande, pour l'encenser ! Sinon, c'est la même ligne politique, globalement...

 

 

"C'est devenu un homme d'Etat" : les métamorphoses du Premier ministre grec Alexis Tsipras 12h00 , le 7 mai 2019

PREMIUM

ENQUÊTE - En quatre ans, le Premier ministre grec Alexis Tsipras a sorti son pays de la crise au prix de douloureuses mesures d'austérité… au risque de perdre aux prochaines législatives. Proposé pour le prix Nobel de la paix, l'ex-militant communiste se rêve en leader de la "gauche du XXIe siècle" et prône le "réalisme révolutionnaire".

Alexis Tsipras en avril dernier au forum des nouvelles routes de la soie, à Pékin, en Chine.

Alexis Tsipras en avril dernier au forum des nouvelles routes de la soie, à Pékin, en Chine. (Sipa)

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La scène se déroule début mars, dans les jardins nationaux jouxtant le Parlement grec, à quelques pas de la résidence du Premier ministre. Ce jour-là, Alexis Tsipras convie le ministre des Transports, l'ingénieur Christos Spirtzis, à partager un bout de promenade avec lui pour mettre la dernière main à un dossier. "Nous ­cheminions en discutant lorsque nous avons croisé trois travailleurs, un fonctionnaire et deux bénéficiaires d'un programme social, confie le ministre. ­Tsipras a préféré échanger avec eux pendant quarante minutes sur leur situation personnelle, leur salaire et leurs projets pour l'avenir plutôt que de discuter mesures avec moi! Cela montre la manière dont il fonctionne, sans paroi de verre autour de lui."

Après quatre ans au pouvoir, ses proches assurent qu'il n'a pas changé. Le Premier ministre, 44 ans, continue de cultiver un style simple, dialoguant avec ses équipes par SMS, ne boudant jamais une photo auprès de ses supporters, même en déplacement à l'étranger. "Il a simplement plus de cheveux blancs, sourit Christos Spirtzis. Il a gardé la même sensibilité et la même empathie qu'avant son élection. Ses objectifs politiques, eux aussi, sont restés les mêmes." Le chef du gouvernement a conservé son appartement dans le quartier populaire de Kypseli, dans le nord d'Athènes, pour ne pas céder à plein temps aux ors du palais Maximou. Son immeuble au crépi beige sans prétention, perché au sommet d'un entrelacs de ruelles, reste gardé par plusieurs voitures de police. "Il vit encore ici, même s'il n'est pas là tout le temps", rapporte un agent. Il fuit la presse people, ne donnant que peu de détails sur ses lieux de villégiature. Tout au plus consent-il à porter une cravate quand le protocole le nécessite, lui qui déteste pourtant cet accessoire.

La croissance et les investisseurs sont de retour en Grèce

En réalité, Alexis Tsipras s'est métamorphosé autant que le pays lui-même. Sortie en août 2018 du troisième plan d'aide international et de la tutelle de ses créanciers (Union européenne et Fonds monétaire international), la Grèce a tourné la page de huit ans de chaos économique. Le chômage, qui culminait à près de 25% en 2015, a reculé à 19% en 2018 ; la croissance, qui a plongé à -7% en 2012, a dépassé les 2% l'année ­dernière, mieux que la zone euro. Athènes a même recommencé à lever de l'argent sur les marchés en janvier. Dans la capitale, les coffee-shops et les résidences ­hôtelières poussent par dizaines, remplaçant les ­immeubles gris recouverts de graffitis. "Les investissements étrangers sont à la hausse et de nouvelles petites et moyennes entreprises ont été lancées, remplaçant celles qui avaient fermé", se félicite la députée Syriza Anneta Kavvadia.

Aux manettes de cette transformation, le seul gouvernement à avoir tenu aussi longtemps au pouvoir depuis les années 1980 : celui de la gauche radicale Syriza, emmené par Alexis Tsipras. "Il a relevé des défis énormes comme aucun autre leader en si peu de temps, assure Lefteris Kretsos, secrétaire d'Etat au Numérique. Il a rendu sa liberté et sa souveraineté à la Grèce. L'Histoire se souviendra de lui comme de quelqu'un qui s'est battu avec ses tripes." Les plus âgés lui trouvent désormais une ressemblance avec ­Andréas ­Papandréou, le créateur du Parti socialiste grec (Pasok), deux fois Premier ministre et figure fondatrice du pays. "C'est devenu un homme d'État", résume George ­Katrougalos, ministre des Affaires ­étrangères.

Venant d'une gauche parfois considérée comme populiste, il a muté et réalisé ce qu'aucun autre Premier ministre grec n'avait fait, et cela mérite le respect

Même ses homologues européens, qui ont accueilli "Alexis le rouge", lors des premières réunions bruxelloises, avec une circonspection mâtinée de peur et de mépris, louent ses résultats. "Venant d'une gauche parfois considérée comme populiste, il a muté et réalisé ce qu'aucun autre Premier ministre grec n'avait fait, et cela mérite le respect", confie Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, avec qui il a tissé des liens d'amitié. "Plus ­personne ne peut nous dire que nous n'avons pas respecté nos engagements, abonde Yiannis Bournous, 39 ans, conseiller international du Premier ministre, qui le fréquente depuis vingt et un ans. Ils ne parlent plus de nous comme d'irresponsables."

L'évolution la plus frappante concerne sa relation avec la chancelière allemande. Qu'elle semble loin, l'époque où le candidat aux législatives scandait le slogan "Go back Mrs Merkel!". "Il y a eu une froideur dans leur relation au début, mais Alexis a gagné en expérience et le ton a changé", décrypte George Katrougalos. "Avec Merkel, il a passé son examen, il a été dans une démonstration de sérieux, confirme l'ancien président François Hollande, qui entretient avec Tsipras une relation particulière, nouée durant les jours et les nuits qui ont suivi le référendum de juillet 2015. Lorsqu'il a été élu, je lui ai dit : 'Ne crois pas que tu vas entrer dans une Europe hostile, et ne te place pas comme marginal. Mais ne pense pas que tu vas avoir des soutiens au prétexte que tu as gagné, notamment avec Angela Merkel. Si tu veux que je t'aide, aide-nous à t'aider.'"

Les conseils semblent avoir porté leurs fruits. Lors de leur dernière rencontre, la chancelière conservatrice a remercié le Premier ministre d'avoir accepté, en mars 2016, le pacte migratoire UE-Turquie, alors qu'elle se trouvait en difficulté à ce moment-là sur la scène intérieure. "Alexis, tu m'as sauvée", lui a-t-elle soufflé, selon un témoin de la scène.

Tsipras proposé pour Nobel de la paix par une ancienne lauréate

Cette aura inattendue dépasse les frontières du Vieux Continent. En novembre 2016, pour la première fois ­depuis des mois, les regards se tournent vers Athènes non plus pour scruter la place Syntagma noyée sous les cocktails Molotov, mais pour ­observer le président américain ­Barack Obama, qui prononce son discours d'adieu sur la "demokratia". Mieux : à la mi-décembre 2018, Alexis Tsipras et son homologue macédonien sont ­proposés pour le prestigieux prix Nobel de la paix par une ancienne lauréate tunisienne! Les deux dirigeants ont conclu six mois plus tôt l'accord de Prespa, permettant à l'ancienne République yougoslave de Macédoine de s'appeler "Macédoine du Nord".

Le texte, ratifié en janvier par les deux Parlements, clôt un conflit vieux de trois décennies, levant au passage le veto grec à l'adhésion de la Macédoine à l'Otan, ainsi qu'à son rapprochement avec l'UE. "Si Alexis avait l'œil rivé seulement sur les prochaines élections, cet accord n'aurait pas eu lieu, car il a eu un effet négatif sur la cote de popularité du gouvernement, commente George Katrougalos. Mais il a privilégié l'intérêt général et la stabilité de la région." Une région embrassant le Moyen-Orient et les Balkans, où l'heureux nominé compte désormais faire entendre sa voix…

Un ascension fulgurante jusqu'au pouvoir

Rien ne prédestinait Alexis Tsipras à une telle mutation. Né en 1974 dans une famille bourgeoise de petits entrepreneurs immobiliers, quelques jours après la chute du régime des colonels, le jeune homme commence à distribuer des tracts dès le lycée, dans le quartier athénien d'Ambelokipi. Il y ­rencontre sa future compagne, ­Peristera ­Batziana, alias "Betty", qui deviendra la mère de ses deux enfants, Pavlos (9 ans) et ­Orpheas-Ernesto (7 ans), ainsi ­prénommé en hommage à Che Guevara. C'est elle qui le convainc de rejoindre les Jeunesses communistes, avant que ce fan de moto, coiffé d'une inénarrable ­banane, n'embrasse les révoltes étudiantes à l'École polytechnique d'Athènes.

Le militant laïque va d'abord prendre la tête des jeunes du ­Synaspismos avant de fonder progressivement le parti Syriza, alliance de groupuscules de gauche et d'extrême gauche dont il devient le leader en 2008. Entre-temps, le jeune diplômé travaille comme ingénieur, ­essentiellement dans l'entreprise ­paternelle. Il se fait élire ­député en 2009, année où le parti ne remporte que 4,6% de suffrages à l'Assemblée. Un score qu'il sextuplera en juin 2012, raflant près de 27% des votes – et la place de premier parti d'opposition.

Tsipras 1 est arrivé flanqué de Yanis Varoufakis, remettant en question le programme d'aide et manquant d'emmener la Grèce dans le mur

Le monde découvre alors un leader frais et charismatique, s'exprimant en anglais avec un accent prononcé. La journaliste vedette de CNN ­Christiane Amanpour le dépeint en jeune homme "sexy" qui ressemble "un peu à ­Antonio ­Banderas". Tsipras devient "sexy Alexis". "Il est depuis toujours un excellent orateur, avec une présence scénique et un côté tribun, souligne un fin connaisseur de la vie politique grecque. Il est empathique et ouvert, ni rugueux ni timide." Résultat, le "Lula d'Athènes" remporte les élections législatives du 25 janvier 2015. "C'en est fini de la terreur et du chantage, promet-il à ses concitoyens. La Grèce ne prendra plus d'ordres, en particulier d'ordres par e-mail."

Six mois plus tard, le référendum sur le projet d'accord présenté par les créanciers rassemble un peu plus de 61% de "non", plongeant l'Europe dans des abîmes d'incertitude, entre contrôle des capitaux, fermeture des banques grecques et menace de Grexit. Jusqu'à ce que le Premier ministre finisse par accepter un troisième mémorandum, et se fasse réélire pour l'appliquer. "Tsipras 1 est arrivé flanqué de Yanis Varoufakis, remettant en question le programme d'aide et manquant d'emmener la Grèce dans le mur, résume Pierre Moscovici. Mais il y avait déjà du Tsipras 2 dans le 1 : Alexis avait compris que les Grecs voulaient ­rester dans l'Europe, et avait déjà commencé à négocier un troisième mémorandum. Tsipras 3 est aujourd'hui un chef politique qui veut capitaliser sur la durée."

Une métamorphose qui lui vaut des critiques

Pour l'ancien révolutionnaire, le roman d'apprentissage est désormais terminé. Le difficile exercice de l'État l'a épaissi et assagi pour les uns, vidé de son âme pour les autres. À Athènes, on l'affuble désormais d'un surnom doux-amer, "le roi de la cabriole". "Une gestion de gauche inclut l'affrontement et la rupture mais aussi le compromis, reconnaissait-il dès 2015 auprès de son biographe, ­Dimitri Delioanes*. Tu ne peux ni te disputer avec tout le monde ni faire des concessions à chacun." Sa compagne avait promis qu'elle le quitterait s'il cédait aux créanciers.

Or "Betty la rouge" est toujours là. Début 2018, elle affirmait au quotidien de gauche autogéré Efimerida ton Syntakton être "fière" de la confrontation menée par la Grèce lors de cette tumultueuse année 2015. Et n'avoir en définitive qu'un regret : ne pas avoir pu rencontrer Fidel Castro avant sa mort… "Au bout de six mois au pouvoir, Syriza a compris qu'à vouloir renverser la table le parti finirait sous la table renversée, résume un visiteur du soir. Alexis Tsipras est sans doute satisfait d'avoir bouclé un mémorandum difficile, mais il n'y a pas de vantardise chez lui, ni chez ses proches. Il a pu mettre en œuvre ce qui a été signé dans un climat social qui n'est pas apaisé mais résigné. Il a pourtant bénéficié d'une chose : jusqu'à 2015, l'opposition qui manifestait dans la rue, c'était lui…"

Il est de la gauche qui prend ses responsabilités, celle qui prend le risque de gouverner et de rechercher le compromis

Reste que, pour beaucoup de Grecs, l'ex-communiste désormais converti à l'économie de marché s'est assis sur ses engagements. "Il y a autant de pauvres dans les rues qu'avant", déplore Marios Gerostathis, un ex-psychologue devenu barista (préparateur de café), que nous avions rencontré dans une soupe populaire au plus fort de la crise. Une déception que Tsipras pourrait payer lors des élections législatives prévues cet automne : Syriza est aujourd'hui crédité de 26 à 28% des intentions de vote, derrière le parti conservateur Nouvelle Démocratie, entre 30 et 36%. "Il n'a pas trahi, au contraire, le défend François Hollande. Il est de la gauche qui prend ses responsabilités, celle qui prend le risque de gouverner et de rechercher le compromis. Il a réussi à sortir son pays de la tutelle qui le contraignait. Je ne sais pas s'il sera réélu ni si les Grecs auront compris combien il aura été courageux, déterminant et utile. Mais en Europe, on se souviendra longtemps de ce qu'il a fait."

Ses lieutenants – rencontrés pour la plupart aux Jeunesses communistes – sont régulièrement dépêchés pour vanter le bilan social du gouvernement tout en faisant porter le chapeau de ­l'austérité à l'UE. Objectif : apaiser la colère des classes moyennes, lourdement mises à contribution par de nouveaux ­impôts. "Nous avons voté en janvier une hausse de 11% du salaire minimum, aujourd'hui à 650 euros brut par mois, rappelle ­Yiannis Bournous. La couverture santé a été élargie à toute la population, alors qu'avant 2 millions de Grecs étaient exclus de ­l'hôpital. Nous avons réussi à ne pas diminuer les pensions de retraite, contrairement à ce qui nous était ­demandé au niveau européen, et amélioré la lutte contre l'évasion fiscale." Lefteris ­Kretsos résume avec une pointe d'amertume : "Bien sûr qu'il y a des gens qui souffrent, et que nous aurions aimé faire plus. ­Syriza n'a pas réussi à inverser le cours de ­l'austérité. Il l'a juste adouci."

Le défi des élections législatives

L'animal politique n'est cependant pas à enterrer trop vite. "C'est un chef de campagne redoutable, un fin stratège qui espère gagner au finish", confie Pierre Moscovici. D'autant qu'en quatre ans Tsipras a fait le ménage à l'intérieur de sa formation : les trois principaux contestataires – le ministre de l'Économie Yanis Varoufakis, la présidente du Parlement Zoé Konstantopoulou et le ministre de l'Environnement ­Panayiotis Lafazanis – ont démissionné dans la ­foulée du référendum, avant de subir une débâcle électorale. "Depuis, le groupe parlementaire et le parti n'ont plus posé de difficulté, souligne un observateur. Il y a bien eu mention d'un 'groupe des 53', frondeurs de l'intérieur, mais on n'a jamais réellement su qui était dedans. Les seuls sujets sur lesquels il y a eu des dissonances ne sont pas économiques mais sociaux, comme l'absence d'une politique sur l'égalité femme-homme."

Entre-temps, le Premier ministre a eu l'intelligence de faire grandir une nouvelle génération capable de porter ses aspirations. Autour du vétéran ­Ioannis Dragasakis, 72 ans, vice-Premier ministre, pousse désormais une jeune garde trentenaire et quadragénaire, comme Effie ­Achtsioglou, 34 ans, ministre du Travail, ou ­Dimitris ­Tzanakopoulos, 36 ans, porte-parole du gouvernement. "La principale difficulté est qu'il reste le seul à fixer la ligne politique et à la porter sur la place publique, nuance un de ses proches. Il n'y a pas d'autres ministres qui produisent de la lumière : c'est plutôt Tsipras qui les éclaire."

Syriza siégera dans un autre groupe qu'En marche, mais nous sommes prêts à collaborer avec ­Emmanuel Macron s'il soutient un président de la Commission européenne progressiste

Une ligne politique qu'il assume sans ciller, jusqu'à se rêver à la tête d'un nouveau pôle de gauche en Grèce et en ­Europe. Devant le président bolivien Evo Morales, mi-mars, il l'a décrit comme une "gauche de gouvernement du XXIe siècle", tenante d'un "réalisme révolutionnaire". Ni social-démocrate ni socialiste, deux adjectifs encore perçus comme des gros mots, mais "issue des classes moyennes et populaires", abondent les uns, "­progressiste", ajoutent les autres. Un courant qui engloberait au ­Parlement européen le parti radical espagnol ­Podemos – les ponts sont rompus avec Jean-Luc ­Mélenchon, pour qui Tsipras a cédé aux canons libéraux – jusqu'aux Verts et au centre gauche. "Syriza est un parti de la gauche large et ne veut pas devenir autre chose", confirme la députée Aphrodite Theopeftatou. "Il esquisse le prototype de ce que peut être la gauche de demain", reconnaît Pierre Moscovici.

Jusqu'à former, au Parlement européen, une coalition aux côtés du parti La République en marche? La question, incongrue il y a encore quelques mois, ne fait pas sourciller sa garde rapprochée. "Ce serait possible dans le cadre d'un ­programme pour une Europe sans inégalités", avance le ministre ­Christos Spirtzis, soucieux de faire barrage à l'extrême droite. "Syriza siégera dans un autre groupe qu'En marche, mais nous sommes prêts à collaborer avec ­Emmanuel Macron s'il soutient un président de la Commission européenne progressiste, pas comme le conservateur allemand Manfred Weber, aujourd'hui en lice", confirme Yiannis Bournous. Des années Che Guevara aux négociations avec les tenants du "en même temps", Alexis Tsipras a grandi. Cela s'appelle la fin des illusions.

 

 

 

"Alexis Tsipras a grandi. Cela s'appelle la fin des illusions."  ou des convictions branlantes de gentil gauchiste populiste, c'est selon...

 

Le précédent Alexis Tsipras n'avait rien d'un "gauchiste populiste" Comme d'habitude, vous dites n'importe quoi !

La thèse d'une "métamorphose" d'Alexis Tsipras arrange tout le monde.

La gauche alter-européiste, qui s'était remarquablement compromise avec Tsipras sous l'impulsion de Mélenchon et de Laurent au sein du PGE, trouve une bonne occasion de le faire passer pour un traître. Cette rupture, sous forme d'épuration idéologique, s'est traduite à l'automne 2015 par la thématique hors-sol du "Plan B" défendue à la fois par Mélenchon et Varoufakis. En mettant la poussière sous le tapis avec le "Plan B" et en diabolisant Tsipras, les deux politiciens ont tenté de faire oublier qui ils sont.

Le "canal historique" de l'européisme, pour sa part, voit à travers ce transfuge des jeunesses communistes du KKE, la démonstration de la force de son modèle, la capacité à rallier un dirigeant "d'extrême gauche" au "réalisme" du système autoritaire et inégalitaire de l'UE.

En réalité, il n'en est rien. Les orientations de SYRIZA ont été décidées entre 2012 et 2014. Tsipras s'est placé à la tête d'un parti épuré du courant communiste d'Alavanos, avec l'appui de l'ancien encadrement du PASOK et de petits courants trotskysants. Ce qui doit nous rappeler que SYRIZA est avant tout, dès sa fondation, une alliance à gauche contre le KKE, le PC grec. Tsipras, loin d'avoir trahi, représente en réalité depuis 2012 la matérialisation de la reconquête du pouvoir par l'establishment austéritaire qui avait déjà été mis en place sous les gouvernements socialistes de Papandréou.

 

"Le précédent Alexis Tsipras n'avait rien d'un "gauchiste populiste""  Il était pourtant très pote avec Mélenchon... mais çà... c'était avant... Désolé cela en dit long... sur ses convictions... leurs convictions... et la géométrie variable aussi...

 

lisez aussi l’excellent blog de panagiotis gregoriou www.greekcrisis.fr (en français) pour un autre eclairage sur ce traitre de tsípras et de la décomposition de la société grecque à cause de l’euro pe. c’rst ce qui nous attend aussi en france.
J'ai lu l'article de Mediapart que tu m'as ''offert'' : l'analyse, en ce qui concerne SYRIZA, est assez complète et bien vue bien que le ''succès'' du gouvernement peut être un peu embelli mais il est vrai que les partisans de SYRIZA présentent les choses comme telles! Certains sujets ne sont pas abordés, comme l'Eglise, et d'autres pas assez approfondis, comme le chômage et les salaires, le secteur de la santé... l'analyse des autres partis politiques..?? mais j'ai cru comprendre qu'il y aurait une suite 1/4! En tous les cas intéressant... et qui réveille des souvenirs douloureux 2015 !!
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J’ai été correspondante freelance en Grèce pendant les quatre premières années de la crise, avant de rejoindre la rédaction de Mediapart en 2014.

Depuis, j’ai continué à couvrir ce pays en me rendant régulièrement sur place, notamment au cours de l’année 2015 pendant laquelle Mediapart a suivi de près le bras de fer qui se jouait entre Athènes et ses créanciers. (Retrouver ici notre dossier.)

Depuis les législatives de septembre 2015 toutefois, nous n’étions pas revenus en grand sur les évolutions de Syriza. D’où l’idée de ce reportage, en amont des élections européennes, pour comprendre à la fois comment Tsipras a transformé le parti et mesurer à quel point il est suivi par ses électeurs.

Pour écrire ce récit, j’ai séjourné à Athènes du 15 au 23 avril 2019.

Ce reportage sera suivi d’autres articles, à paraître dans les prochains jours : un entretien avec le numéro 2 du gouvernement grec Yannis Dragassakis ; une série de photos et de témoignages de Grecs que nous avions rencontrés en janvier 2015 et avons retrouvés, et enfin, un reportage sur la situation des réfugiés à Athènes.