De la gauche radicale à la gauche de compromis, les ajustements de Syriza au pouvoir

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Athènes (Grèce), envoyée spéciale.– Angeliki Christophoratou se souvient parfaitement de juillet 2015. Elle était alors surendettée, son atelier de couture avait fait faillite et ses cotisations impayées lui avaient fait perdre ses droits à la Sécurité sociale. Elle avait une ardoise de 17 000 euros et n’avait aucune idée de comment s’en sortir. Quand elle a vu Tsipras céder devant ses partenaires européens après une victoire pourtant écrasante du non lors du référendum (62 %), elle en a pleuré d’impuissance.