En Côte d’Ivoire, des centaines de prisonniers politiques

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De nombreux rapports et témoignages indiquent qu’il y aurait aujourd’hui près de 470 détenus d’opinion en Côte d’Ivoire, dont plus de 200 sont introuvables. Les autorités démentent.

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Selon ses proches, Assoa Adou, 70 ans, « a bon moral et lit beaucoup ». Grande figure de la gauche ivoirienne, ce médecin et ancien ministre proche de l’ex-président Laurent Gbagbo est pourtant en prison depuis janvier 2015 en Côte d’Ivoire. Motif : « atteinte à la sûreté de l’État ». Il n’a pas été jugé. Sa famille n’a pas de nouvelles récentes de son dossier et attend que la justice décide s’il y aura un procès ou non. Il est détenu au « camp pénal » de Bouaké, à 350 km d’Abidjan où résident les siens. De nombreuses voix syndicales, politiques, associatives considèrent qu’il est un « prisonnier politique » : tout indique que sa détention n’est pas motivée par des faits réels mais par des raisons politiques.