Un an après, l’échec flagrant de la relocalisation des réfugiés

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Un an après la mise au point, par les Vingt-Huit, d'un programme européen de relocalisation des réfugiés, l'échec est flagrant. Seuls 4 493 d'entre eux ont trouvé une place, sur les 160 000 prévues.

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C'est un constat d'échec que fait ce mardi 6 septembre le site d'information EUObserver. Sur les 160 000 relocalisations prévues par le Conseil européen pour désengorger les deux pays les plus exposés, il y a précisément un an, seuls 4 493 réfugiés ont trouvé une place d'accueil dans un Etat membre : 1 000 en provenance d'Italie, et 3 493 en provenance de Grèce. C'est moins de 3 % de l'objectif affiché.

Lundi, la Commission européenne a demandé aux gouvernements nationaux de faire des efforts pour continuer de mettre en œuvre ces relocalisations, sans toutefois préciser si des sanctions seraient prises à l'encontre des Etats qui ne respectent pas les quotas.

L'Autriche, la Hongrie et la Pologne n'ont pour l'instant accueilli aucun réfugié dans le cadre du programme. La France, elle, affiche le meilleur chiffre : 1 431 réfugiés venus de Grèce ont pu être relocalisés dans l'Hexagone. Mais cela reste bien en-deçà des 30 000 promis par Paris…

La Commission européenne a par ailleurs fait savoir qu'elle était toujours attachée à rétablir le système de Dublin qui veut que les demandeurs d'asile soient renvoyés, pour le traitement de leur demande, dans le premier pays de l'UE par lequel ils sont entrés – à savoir la Grèce. Or ce pays touché par sept années consécutives de récession et d'austérité est toujours submergé : près de 60 000 migrants y sont encore bloqués, hébergés dans des conditions extrêmement précaires.

 

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