Israël et Palestine: le plan Kushner-Trump est mis en œuvre avant d’avoir été annoncé

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Après avoir retiré le statut de Jérusalem de la table des négociations, l’administration Trump s’attaque désormais aux réfugiés palestiniens pour affaiblir leur revendication au retour. Le report perpétuel du plan Kushner ne signifie pas que les États-Unis temporisent. Bien au contraire.

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Le fameux « accord du siècle » promis par Donald Trump pour régler le conflit israélo-palestinien est devenu une sorte d’arlésienne : sans arrêt annoncé, toujours repoussé. À l’orée de l’été, le fameux plan d’une quarantaine de pages rédigé par le beau-fils de Trump, Jared Kushner, l’émissaire spécial Jason Greenblatt, avec l’appui de l’ambassadeur américain en Israël David Friedman, devait être rendu public début août. Nous sommes en septembre et toujours rien d’officiel n’a émergé. Avec l’assemblée générale des Nations unies qui s’ouvre le 18 septembre et les élections législatives américaines du 6 novembre, personne n’imagine d’annonce sur ce dossier avant fin novembre.