Che l'Argentin, ou la naissance de l'icône révolutionnaire

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La première partie du film de Steven Soderbergh, qui sort aujourd'hui sur les écrans, n'est pas une biographie filmée conventionnelle, mais plutôt une œuvre impressionniste sur l'essence du héros de la révolution cubaine lors des combats dans la Sierra Maestra. Le film nous montre le mythe en action, sans l'expliquer ni le psychanalyser. C'est aussi bien.

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Le réalisateur américain Steven Soderbergh est suffisamment malin pour reconnaître que le genre du « biopic », la biographie filmée, est souvent une voie sans issue. Les meilleurs réalisateurs s'y sont essayés (Martin Scorcese avec Howard Hughes dans The Aviator ou Michael Mann avec Mohamed Ali pour ne citer que les plus récents) et s'y sont souvent cassé les dents.