Argentine: les services secrets se trouvent au cœur du scandale Nisman

Par Camille Lavoix

Le meurtre du procureur Nisman, le 18 janvier, a tout d'une affaire d’État : le magistrat enquêtait sur la présidente Cristina Kirchner. Les choses se compliquent encore. L'ancien chef des services de renseignement, « Jaime » Stiusso, démis de ses fonctions après 42 ans de service, est désormais fortement suspecté. Convoqué par la justice, il a disparu tandis qu'émergent les liens entre services et mafias.

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Buenos Aires, correspondance.- Rebondissement dans l’affaire Nisman, du nom de ce procureur retrouvé mort le 18 janvier : l’agent secret le plus puissant d’Argentine, Antonio Horacio Stiusso, était cité à comparaître devant la justice jeudi 5 février. Il ne s’est pas présenté, se transformant ainsi en suspect numéro un dans l’enquête sur la mort d’Alberto Nisman. Et il est devenu le coupable désigné du chaos politique qui a suivi la mort du magistrat. Le lendemain du décès du procureur, une foule en colère avait crié « asesina » (assassine) devant la Maison Rose, siège de la présidente Cristina Kirchner, l’accusant directement de la mort du procureur Nisman. Désormais, les soupçons sont tournés vers le légendaire espion, Antonio Horacio dit « Jaime » Stiusso.