Le Groupe de contact sur le Venezuela appelle à une solution négociée

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Le Groupe de contact international sur le Venezuela (ICG), créé à l'initiative de l'Union européenne, a lancé un appel à une solution négociée jeudi lors de sa réunion inaugurale à Montevideo, la capitale uruguayenne.
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MONTEVIDEO (Reuters) - Le Groupe de contact international sur le Venezuela (ICG), créé à l'initiative de l'Union européenne, a lancé un appel à une solution négociée jeudi lors de sa réunion inaugurale à Montevideo, la capitale uruguayenne.

La haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, a déclaré à l'ouverture de la réunion, qui rassemblait 13 pays européens et latino-américains, que seule une solution pacifique et politique permettrait d'éviter au Venezuela de plonger dans le chaos.

L'ICG, dont la création a été annoncée le 31 janvier par Federica Mogherini, s'est fixé pour but de définir dans un délai de 90 jours un "processus politique et pacifique" par lequel les Vénézuéliens détermineront leur propre avenir, grâce à des élections libres, transparentes et crédibles.

Une douzaine de pays membres de l'UE, dont beaucoup participent à la réunion de l'ICG, ont reconnu lundi le président de l'Assemblée vénézuélienne Juan Guaido comme chef de l'Etat par intérim, rejoignant la position des Etats-Unis, du Canada ou du Brésil.

Mais ils prônent une approche plus prudente que Washington ou les pays sud-américains du Groupe de Lima, qui appellent à une action internationale pour pousser vers la sortie le président Nicolas Maduro.

Le président vénézuélien, qui vient de prêter serment pour un second mandat après sa réélection de mai dernier lors d'un vote boycotté par l'opposition, présente Juan Guaido comme une marionnette aux mains des Etats-Unis, qui chercheraient à le renverser. Il est soutenu par la Chine et la Russie et d'autres pays comme la Turquie ou Cuba.

Les membres sud-américains de l'ICG se méfient de toute intervention directe et encouragent les parties au dialogue.

Mercredi, le Mexique, l'Uruguay et les pays des Caraïbes ont présenté un plan pour le Venezuela baptisé "mécanisme de Montevideo".

"Cela repose sur la bonne foi. Nous n'intervenons pas sinon par le dialogue, la négociation, la communication et la volonté de contribuer", a déclaré à la presse le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard.

Outre l'UE, le groupe de contact rassemble l'Allemagne, l'Espagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède et le Royaume-Uni côté européen; la Bolivie, le Costa Rica, l'Equateur, le Mexique et l'Uruguay côté américain.

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