MediaparTchat: l’Algérie, le réveil d’un peuple

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  • 07/03/2019 12:03
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C est bien de manifester en France mais vous ne participez pas à l économie du pays
Bonjour, Pourquoi le pouvoir ne veut pas nommer une autre personne à la place de l’actuel président malade ?

Bonjour,

Pour des raisons techniques et afin que votre question soit bien prise en compte dans le tchat, nous vous invitons à la poser directement sur la page de l'article en cliquant sur l'icône « Commentaire » en haut à droite de la fenêtre de chat (et non dans cette section):

 

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Bien à vous.

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  • 07/03/2019 12:07
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Avant tout je tiens à vous remercier, je n’ai jamais eu autant de plaisir à lire un journal depuis que je me suis abonné à Médiapart. Ma question porte sur le travail d’enquête et d’investigation: combien de temps et de personnes cela prend? Est-ce possible que cela puisse prendre plusieurs mois voire années jusqu’à parution? Merci

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Un pays comme ça aussi beau avec des richesses incomensurables ( que ce soit pétrole or marbre gaz eau ( la plus grande nappe au monde se trouve au Sahara Algerien )les plus belles côtes D Afrique . Ce pays a dès le départ été biaisé par son choix de société il fallait un régime capitaliste et ce pays serait à ce jour la californie de l Afrique . J ai peur su il doit trop tard . Par contre je suis sur d une chose l Algérie ne sera jamais dirigé par les intégristes
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  • 07/03/2019 12:09
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Bonjour. Quelles sont les alternatives 'autorisees' et 'acceptées' par le pouvoir et/ou par l'armée ?

Bonjour. Je tiens à vous remerciez pour toutes vos enquêtes d'une extrême qualité. Voilà, est ce que le pouvoir en place d'Alger craint-il un changement qui remettrai en question sa stratégie géopolitique dans le nord Africain et plus précisément sur la question du Sahara occidental Marocain ? Merci

Bonjour, Qu'est-ce qui se joue fondamentalement? Qu'elle sont les risques que des pays étrangers fassent de ce pays un terrain de jeu au détriments de la population?
Bonjour, Un risque " islamiste dur " est-il à craindre ?
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  • 07/03/2019 12:23
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Bonjour, Bouteflika peut-il vraiment être élu par le peuple s'il se présente? Je ne comprends pas tout, si le peuple est contre lui, y a-t-il un problème à le laisser se présenter et ainsi l'évincer de la scène politique par le vote? Merci Cyril

Le soutien du peuple français à l'aspiration à la démocratie du peuple algérien n'est-il pas bien plus déterminant qu'une prise de position officielle du gouvernement français? C'est ce que laisse notamment penser les stratégies de contournement de la presse française, pour rendre compte du soulèvement populaire, malgré son interdiction de se rendre en Algérie. Merci de nous en dire plus à ce sujet et également de nous rappeler ce qu'il en est de de la liberté de la presse en Algérie.

La démocratie, comme sous le '' Statut de Droit local '' et les '' Pouvoirs spéciaux ''. Pour moi, c'est un régal de mesurer, et corriger, votre ignorance abyssale de petits Français moyens.

Bonjour Je tiens à vous remercier pour votre travail de qualité car pour moi vous êtes la référence journalistique et vous êtes les VRAIS journaliste.Bravo Maintenant je dis à la jeunesse algérienne bravo c'est magnifique ce que vous faites et que cela restera dans les annales , cependant jeunesse faites attention et méfiance méfiance des islamistes qui feront le maximum pour s'érige en censeur et s 'arroger le droit de s'approprier le soulèvement populaire. Certes l'Algérie est un pays musulman donc ,raison de plus que la religion ne doit pas occuper la sphère publique . Et surtout instaurer un véritable laïcité Samia
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Impossible d'envoyer un commentaire par le "MadiaparTchat"....

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  • 07/03/2019 12:55
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Il est faux de dire que les personnels politiques français n'ont pas réagi. Jean Luc melenchon a donné son avis dans sa revue de presse.. Ma question. Peut on arriver en Algérie à la même chose qu'en Égypte ?

Bonjour,

et merci à vous deux @Rachida El-Azouzi @René Backman pour votre travail : -)

je pose ma question ici aussi : est-ce que vous pensez que la situation vénézuelienne peut avoir une influence sur les autorités algériennes, en les dissuadant de donner une issue à 60/70/80/90% de suffrages pour Bouteflika ? le cas échéant, et si à moment les Algérien.nes en appelaient à la communauté internationale, même en considérant tout ce qui différencie les pays des printemps entre eux, et de Algérie : est-ce qu'un scénario qui ne soit pas celui des voisins tunisiens, libyens et égyptiens serait alors imaginable d'une façon pertinente ?

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  • 07/03/2019 13:00
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Bonjour, Pourriez-vous m’éclaircir sur les modalités de la démocratie algérienne ? Comment se déroulent les élections ? Quel est le rôle de l’armée ?

On ne peut pas envoyer de messages via le Tchat. 

Bonjour Graindeville,

Evitez d'utiliser des caractères spéciaux ou d'envoyer des messages trop longs ! Merci pour votre patience.

Ana
Equipe Modération

 Face à Abdelkader Mesdoua, Ambassadeur à Paris, Monsieur Elkabbach a précisé que "l'Elysée et le quai d'Orsay ne se lavent pas les mains" concernant ce que je qualifie le plus grand événement historique algérien.

"Toute l'Europe vous regarde, et naturellement les français, l'Elysée et en même temps le quai d'Orsay. Ils ont fait preuve jusqu'ici d'une grande discrétion. (...) La France ne s'en mêle pas, mais elle ne se lave pas les mains". A déclaré Jean-Pierre Elkabbach à Abdelkader Mesdoua. Que présuppose cette remarque ? Est-il  normal qu'un journaliste parle à la place des pouvoirs politiques français en mettant, me semble-t-il,  en garde, très élégamment d'ailleurs,  un ambassadeur étranger, sur un éventuel débordement en Algérie ? Je trouve son intérêt rassurant mais cela ressemble somme toute à une discrète mise en garde. Qu'en pensez-vous ?

https://www.youtube.com/watch?v=VXm5bsGiU0s

Je vais d'ailleurs ré-écouter cet entretien pour me faire une idée plus précise.

Merci

Qu'un journal publie un article, soit. Mais, c'est en France que le sort de l'Algérie est déterminé... Tiens donc, c'est de l'amnésie... Les Algériens n'apprécient pas '' les conseilleurs ''... et, ils savent le dire... Et puis, 42 M. d'Algériens dormaient, en attendant '' El Azzouzi + X ''. Marhaba ! C'est de l'ignorance crasse... doublée de mépris. Il y a incontestablement des nostalgiques de ''tutelle''... Que voulez-vous 132 ans d'occupation coloniale, ça laisse des traces... de '' collaboration ''.

Comment auriez-vous réagi si des réputés-Français demandaient à vos cousins germains d'outre-Rhin de venir s'immiscer dans vos affaires domestiques ? Il est vrai qu'ils ne s'étaient '' invités '' que pendant 4 ans.

il parait que ça rapporte gros et surtout que de nos jours c'est moins risqué... 

Lors de la précédente présidentielle algérienne j'avais inventé une blague, «Il paraît qu'en Corse on fait voter les morts, en Algérie ils ont innové, on les fait élire»; cette fois je l'ai actualisée en disant que désormais on y élit des momies, vous croyez qu'à la prochaine on fera élire un squelette ou par vos envoyés, vos correspondants et vos contacts sur place, le mouvement actuel semble avoir des chances de faire s'écrouler la kleptocratie qui mine le pays depuis trop longtemps? De loin c'est ce qu'il en semble mais sur place le sentiment peut être autre.

Qui vous a volé quelque chose ? Dénoncez-le nominativement, sinon vous n'êtes qu'un vulgaire affabulateur, atteint du syndrôme panurgique anti-Algérien.

On m'a volé ma vie il y a maintenant cinquante-quatre ans, celle de mes parents et celle de mon frère et de ma sœur, et cela personne ne nous le rendra. Depuis nous avons vécu une assez bonne vie mais pas celle que nous souhaitions. Je sais que ce fut le cas de beaucoup d'autres Algériens mais de ce que j'en sais aussi, beaucoup n'ont eu qu'une vie de rechange plutôt désastreuse et y ont consenti. Ce fut leur choix.

Des noms? Les voleurs en chef, Ben Bella et Boumédiène, leurs complices et les témoins qui ont vu la corruption s'installer et n'ont rien fait contre ou ont consenti à la nourrir ou à s'en nourrir.

Maintenant, si vous me dites que l'Algérie est un pays peuplé en majorité de personnes honnêtes et respectueuses d'elles-mêmes et des autres, alors je suis dans l'erreur et souffre du syndrome panurgique anti-Algérien – je vous conseille de demander son introduction dans la prochaine édition du DSM, ça ne fera qu'un syndrome imbécile et introuvable de plus dans la longue liste de ceux qu'on y recense déjà.

Je porte le plus grand intérêt aux drames subséquents, sans nul doute, à l'état de guerre. ''On'', qui ? Actuellement beaucoup d'évènements tragiques peuvent être évoqués avec précision. Vous ne souhaitez peut-être pas évoquer des pages douloureuses. Mais qui en sont les auteurs ? Un parti politique, une administration, un pouvoir ? Donc, une ''kleptocratie'', doublés de criminels. Vous ne pouvez en rendre responsable, ni accuser toute l'Algérie. Il y a quand même aussi des gens normaux, en Algérie. Moi, je n'ai jamais oublié les visages de ceux que l'on n'a plus revu...

Les visages de ceux dont on a volé la vie, et sans rémission? Ne prenez pas votre cas pour une exclusivité et vos opinions pour la vérité, c'est le meilleur moyen de ne rien faire contre la corruption, l'erreur et la division. La politique de l'émotion et des certitudes définitives est la pire.

Visiblement elle n'est que provocation permanente. Elle ne comprend pas que "son" pays est independant depuis un bon bout de temps et que le seul responsable de la situation actuelle est le pouvoir Àlgerien.

La chansonnette de la colonisation n'est que déni et "botter en touche"

Visiblement vous ne comprenez pas qu'il existe une ligue 1, une ligue 2 une troisième division voire une quatrième dans la compétition mondiale des nations ; j'ai déjà entendu des Latinos dire "el primer mundo", "le premier monde", en faisant référence à celui qu'on appelle aussi l'"Occident". Nous. Et vous savez comment on passe d'une ligue à l'autre ? on passe pas, ça ne marche que dans un sens, le primer mundo n'étant pas très friand de voir les petits promus s'insinuer dans leur championnat (le nôtre) #BRICS par exemple

En revanche, c'est très facile être relégué dans la ligue inférieure. #Argentine

Et Zahia Gonon, "elle", que vous savamment convoquez à la troisième personne ne comprend peut-être pas rien, en suggérant très fort qu'une terre décolonisée depuis moins d'un siècle, après avoir été sous Empire quasiment tout le temps post J-C, n'est et n'était peut-être pas seule maîtresse de son destin, au lendemain de son indépendance

ce qui donne des choses comme des présidents, dans mon imaginaire, parmi les fers de lance de lance du troisième monde, qui revoient leur capitale rebaptisée "Mecque des Révolutionnaires" dans les bras du Che, et des personnes, comme Olivier Hammam, qui les rebaptisent kleptocrates tandis que les marteaux et les faucilles échouaient à servir les peuples qui les brandissaient, tous les peuples qui les brandissaient, quand le monde était bipolaire ; sans dire que pouvoir et corruption, c'est la seule histoire d'amour de l'histoire qui a trouvé comment éviter la rupture.

ça donne aussi trente ans plus tard, il y a trente ans si on part d'aujourd'hui, un carnage, sponsorisé par la monarchie gueuse de droit divin saoudienne, et si vous le désirez, on remonte un peu avant jusqu'à la guerre, qui a créé une diaspora algérienne entre les plus complexes et la complexité la plus anodines de celles qu'à données le XXème siècle, où opposants passés, bourreaux des uns victimes des autres et vice-versa, une fois la guerre passée, partagent le même sol. Sans dire qu'ils pouvaient déroger à ces traits, en étant simplement voisins, là-bas, et ne pouvant plus simplement l'être ici

Vous savez quoi, Francisco ? ni Zahia Gonon ni Olivier Hammam n'a tort parce qu'il ne s'agit ni d'avoir tort ni raison. C'est leur histoire que visiblement vous n'avez pas su lire, et qui fait de votre commentaire une tignasse dans une soupe à une table où vous n'avez pas été invité

 

Si je vous emboîte la métaphore, et si "elle" botte en touche, vous et votre condescendance arbitrage, vous êtes complètement hors-jeu

 

Salut Kahwajia, et heureux de vous croiser de nouveau.

Vivant en France je puis vous dire ceci: la France est une colonie. Elle l'est de très longue date, depuis au moins l'époque où un colonisateur donna à ce territoire son premier nom historique, “la Gaule”, faisant de tous les habitants de ce territoire “les Gaulois” puis après occupation, “les Romains” (le nom de “Gallo-Romains” est une invention récente, XIX° siècle, avant ça le récit national était bien la romanisation, donc la fin des “Gaulois” comme nation, cette invention récente correspond aussi à l'invention de l'État-nation, dès lors chaque “nation” devait se donner une “racine” qui ne soit pas celle du voisin); et le nom actuel du territoire est celui que lui donna le colonisateur suivant, “les Francs”: le maître donne le nom, l'esclave consent ou doit mourir. L'Afrique aussi, donc les Africains, doivent leur nom au colon.

Prenez l'actuel président de la République française: il est revenu, dans son discours comme dans son action, à une option abandonnée alentour du milieu du XIX° siècle, les tenants de l'ancestralité “franque” et de celle “gauloise”: la noblesse et ses soutiens en tenait pour la généalogie franque, donc celle du maître, de l'élite, les partisans de la généalogie gauloise étaient pour le peuple, le serf, la partie de la population “en servitude” – aristocrates contre démocrates. Je ne sais pas s'il croit à son propre discours mais quand Macron a dit en une réflexion du genre psychanalyse de comptoir que les Français regrettaient d'avoir coupé la tête de leur Roi en 1793, il ne fait que reprendre le discours des partisans du, que dire? Du “franquisme”? En gros, les Français regrettent de ne plus avoir de maître “franc” qui maintienne le peuple “gaulois” en servitude. Il n'est que de le voir sillonner les quatre coins de son royaume pour “guérir les écrouelles” pour comprendre que la représentation qui transparaît dans ses discours de deux ensembles, “le peuple” qui serait “un seul corps” et “les premiers de cordée” qui eux seraient une association d'individus, il doit assez sincèrement y croire. Ça n'en fait pas pour cela un naïf et un benêt, par contre ça explique largement son incapacité à résoudre tous les problèmes que lui, son gouvernement et sa “majorité” connaissent: ces gens croient réellement qu'ils ont le soutien de 66% de “la nation” car c'est le résultat officiel du second tour de la présidentielle, alors qu'une analyse plus réaliste montre qu'au mieux 40% de la nation s'est prononcée pour Macron, dont environ la moitié plutôt contre Le Pen que pour lui. D'où leur incapacité à comprendre que s'ils ne cherchent pas très vite une issue raisonnable non pour les 20% “de leur camp” mais pour les 80% restant, tout ça finira très mal pour tout le monde mais surtout pour eux.

Ayant par chance (ou par malchance) une faible sensibilité à la propagande et une bonne mémoire, cela complété par un intérêt très subjectif envers la France et l'Algérie, mais deux pays natals, je suis fatigué de ce roman qui a lieu des deux côtés de la Méditerranée sur l'histoire de la longue colonisation française en Algérie, plus de 130 ans: ces deux territoires sont l'un et l'autre aussi anciennement, tantôt colonisateurs, tantôt colonisés – tu rappelles la vieille colonisation de l'Ifriquia, l'Africa des berbères du nord, soit pour l'essentiel le territoire actuel qui va du nord de la Lybie à l'ouest du Maroc, mais tu oublies au passage la colonisation inverse, quand pendant plus d'un siècle les empereurs romains furent des “Africains” qui imposèrent à une métropole affaiblie leur domination, avant d'être à leur tour remplacés pendant deux siècles par d'anciens colons des Balkans devenus les nouveaux maîtres – et qui ont d'ailleurs encore maintenu pendant plus trois siècles leur domination sur la partie orientale de l'empire –, chassés à leur tour par les plus récents colonisés, les “Germains” (la Lombardie doit son nom aux Lombards qui «étaient un peuple germanique venu de la Baltique, appartenant plus précisément au groupe des Germains de l'Elbe». Intéressant d'ailleurs de noter que la “Ligue du Nord” se nomma d'abord “Ligue Lombarde”...).

Pour revenir à l'Histoire plus récente, comme toute colonisation celle de l'Algérie ne fut tenable que pour une seule raison, toujours la même: les gens de pouvoir ne peuvent tenir leur peuple en servitude que par le soutien de puissants voisins, donc les “collabos” d'Afrique du Nord, après avoir soutenu les envahisseurs Latins, puis Gothiques – “Germains” –, puis Byzantins, puis “Arabes” (plutôt Caucasiens mais “arabisés”), puis Mongols, puis Ottomans, soutinrent finalement le colon Français. Si tu ne prends qu'une famille, les Bouteflika, dans les années 1930 à 1950 ils avaient des pions dans tous les camps(“gentils” et “méchants” colons, collabos, opposants “progressistes” et “conservateurs”), comme ça ils étaient à-peu-près assurés d'être “dans le camp du vainqueur”, quel qu'il soit, ce qui se produisit. Intéressant aussi de suivre les linéaments de la construction du couple FLN/ALN, ladite ALN n'a pu exister et se faire maîtrise du pays peu après l'indépendance que par le consentement du colon, puisqu'elle s'est armée, constituée et formée aux frontières de l'Algérie, au Maroc et en Tunisie, alors que le véritable mouvement indépendantiste, celui de l'intérieur (du “maquis”, les fameux “fellaghas”, alors que ceux de l'ALN étaient les “moudjahids”, les moudjahidines, autant dire les futurs kleptocrates). Imagine simplement ceci: au moment de l'indépendance, l'ALN comptait 15.000 membres massés aux frontières, et demande-toi comment la France n'a pas pu les détruire: la réponse est entre pouvoir et vouloir... Encore une information: après l'indépendance, la France sous ses aspects militaires et politiques a maintenu sa présence jusqu'en 1967 et a ainsi pu conduire ses premières expériences de bombes atomiques dans le Sahara “algérien” – qui en a encore les séquelles.

J'invite quiconque de raisonnable à ne plus lire la réalité au filtre de la propagande, mes parents, véritables indépendantistes et véritables démocrates, ont du quitter l'Algérie en 1965 parce qu'après la phase Ben Bella, qui n'était déjà pas formidable, la phase Boumédiène fut encore pire, surtout pour les démocrates déclarés et actifs qui refusèrent de consentir à la corruption. Pour venir (ou plus précisément revenir) dans un pays pas si terrible non plus, la France de de Gaulle et Pompidou, mais où au moins on n'avait pas nécessité à entrer dans la corruption pour vivre ou survivre. La France de Macron ressemble beaucoup à l'Algérie de Ben Bella, tout ce que j'espère est que Macron ou quelque autre des siens ne devienne un Boumédiène...

 

Cher Olivier,

 Je suis régulièrement pantoise, moins en me souvenant que j’ai voté pour Macron, j’aurai beaucoup de mal à oublier ce détail, mais en voyant ses œuvres qui sont, comme tu l’expliques avec brio, comme tant de réminiscence à cette ligne qu’il a eue pour le vide psychanalytique royal de la psyché française. Ça m’emmène souvent vers ceux qui se disent « royalistes » aujourd’hui, sans que ces activistes ne soient jamais ennuyés à un quelconque endroit, quand ils sont, littéralement dans leurs aspirations, anti-républicains. S'il est une amnésie, c'est celle du sens du bleu et du rouge, autour du blanc

Même si je préfère l'OM au PSG

Merci pour ton éclairage. Je n’aurai pas de mal à te dire que j’oublie la colonisation inverse, si ce n’est pour te dire que connais très mal l’histoire dès lors qu’on se rapproche de "l’année 0". Si je t’écris-là que je suis anti-impérialiste ? et que ça n'est pas difficile de lire tes lignes en conséquence, au contraire.

Quand par d’autres militances on me reproche, par exemple, de taire impérialisme et esclavagisme perpétuels chez les arabes après hégire, ça me gêne dans la seule mesure où je parlais des vestiges racistes de la société dans laquelle je vis, en France ; je ne voulais rien taire, je parlais d’autre chose.

Chose qui m'aurait probablement amenée à d'autres sortes d'impérialismes à un moment de la conversation. A ce titre tu vois, je rêve d’un BDS à l’endroit de la péninsule arabique d’aujourd’hui, un "BRIS" le problème étant qu’il ne s’agirait pas de ne pas investir là-bas, mais refuser les investissements qui en viennent. Boycott and refuse investments as a sanction

Pensée spéciale ici à Scarlett Johansson, qui à ma connaissance est une des seules à l’avoir fait d'une façon saillante, et à la rappeuse M.I.A quand elle détourne et floque maillot du PSG par la mention Fly Pirates.

 

m-i

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si tu veux parler des collabos, ma formation m’a fait étudier l’Amérique Latine, où les cas d’école n’ont pas tari, Guaido n’en étant que le dernier visage que l’actualité donne à manger ; à distinguer Uribe, ou Bolsonaro dans ces choses d’impérialisme ou de pouvoir, je ne préfère pas Maduro au freluquet auto-proclamé au nom du peuple dont il n’a strictement rien à faire. Le pouvoir pour le pouvoir, celui de l’autocrate vénézuelien en presque autarcie me semble un peu moins indifférent à son peuple, ne serait-ce qu’à dire qu’il ne l’a pas décidée, cette autarcie, ceux l’ayant provoquée étant ceux qui soutiennent le freluquet opposé, celui qui s’insurge parce qu'il veut être cacique à la place du cacique, et avoir son califat à l'endroit du califat actuel. Une ligne anti-impérialiste ne me fait pas préférer Maduro, comme elle ne me fait pas aduler Cuba, elle me fait dire que le premier monde n’a pas les contraintes des autres ligues, nous ne souffrons pas les US comme les autres ligues nous souffrent nous et les US, dès lors qu’ils veulent faire quelque chose d'autre. Nous avons nos contraintes, ils ont les leurs, plus nous.

 

A cet endroit, je te répondrais colonisation sur colonisation après colonisation, où un empire contre un empire avec armée en ordre de bataille, si l’on voulait distinguer dans le pire quelque chose qui serait de l’ordre d’un repère, à ces moments de l'histoire eux ne se cachaient pas, ni leur dessein, ni leur avidité, derrière quelque pieuse mission démocratique à essaimer. C’était le lourd fardeau de l’homme blanc, des Européens mais comment ça s’appelait, au Japon ? Comment ça s’appelait, en arabe ?

Si la tête de la France-De-Gaulle Pompidou n’a pas la tête de l’Algérie Boumédiène ou le Vénézuela Chavez, c’est aussi parce qu’une division nous sépare ; à cet endroit je voulais mentionner les empires successifs sur le sol qui s’appelle aujourd’hui Algérie, comme on pourrait le faire à l’endroit de l’El Dorado espagnol, y voir des congruences et des perplexités, quand la couronne espagnole repartait des Amériques, que l’hexagone recommençait de continuer de s’étirer, et observer les dépendances qui restent. L’indépendance ne donne pas l’indépendance sur la scène internationale ; elle change la nature de la dépendance, et de la subordination.

Si nous sommes aux ordres des marchés, où nos politiciens pantouflent avec les instances des marchés, et les marchés s’insinuent entre nos politiciens, eux sont aux ordres des marchés et leurs politiciens pantouflent avec nos politiciens qui pantouflent avec les instances des marchés etc.

Pour le pouvoir. En cela, oui, je t'emboîte le pas, nous sommes tous colonisé.es

 

C’est la lecture que j’ai pour l’heure de l’Algérie au lendemain de son indépendance.

Je ne te contredis pas, là, je suis très lacunaire sur son histoire et là je sollicite ton indulgence ; ça a été difficile pour moi de recomposer les lignes de front, je suis loin d’avoir terminé, beaucoup m’échappent et je te remercie en ce sens pour tes lignes. Je te dis ici aussi, sincèrement, que je n’entendais pas plonger dans l’histoire par mon commentaire, je me suis permise d’"intervenir" dans ton échange avec Zahia Gonon parce que le commentaire de Francisco de Luca, tel qu’il l’a formulé, c'est vraiment pas passé

Je voulais d'autant moins plonger dans la question que là où je me situe, je suis toujours dans un interstice, d’une autre composition que le tien, mais à lutter aussi, pour dire des choses comme je ne suis ni une arabe en carton, ni une Française de papier, je peux aimer Camus et Kateb sans aucune forme de contradiction, dès lors je viens après eux. Entre autres exemples

Je me suis souvent dis aussi, entre narcisses, que je suis une fille de cette guerre, et que je porte la complexité bourreau-victime-bourreau-victime d’une des façon les plus bâtardes qui soient puisque j’hérite des deux côtés en même temps. Puis à voir une impasse dans la dichotomie, et sa rigidité, elle s’est un peu effritée au profit d’autres lignes de sens. Je pense que tu ne me contrediras pas là ; il me semble avoir lu ailleurs que tu étais dialecticien

Donc je te remercie, encore ; je balbutie sans être aveugle pour autant je crois, et ce que tu dis de ces lignes de corruption au front, je pense que La Bataille d’Alger le suggérait très très fort, sans épilogue et même si ça n’était qu’une suggestion sans nomS ; où comment on passe de l’étau~casbah refermé, casbah~quasi défaite, en un cut, à l’indépendance

 

L’ellipse était lourde, et signifiante

 

 

Bes’slama roya,

 

 

S.

Salut encore, Kahwajia.

C'est aussi pour ça que je contribue un peu trop (à mon goût) dans les commentaires, comme tu l'auras vu à quelques occasions, quand je lis des commentaires imbéciles ou malhonnêtes je n'hésite pas à moucher le contributeur, mais quand je vois, comme dans ton cas, une réaction honnête mais qui me semble s'appuyer sur des informations incomplètes, je n'hésite pas à donner de mon temps pour ouvrir des pistes et un vrai débat. Merci pour tes remerciements et ta contribution fort pertinente, moi aussi j'ai des réticences envers Maduro mais du moins je lui accorde, comme toi, qu'il agit pour son peuple, même s'il le fait mal et maladroitement, mais vu la pression qu'il subit, sans justifier ça explique.

Pour revenir sur la période cruciale de la guerre d'indépendance, un point d'entrée intéressant est l'article de Wikipédia sur Houari Boumédiène, et les liens sur certains autres (Ben Bella, Aït Ahmed, Bouteflika), sur le FLN, l'ALN, etc. Ça donne des perspectives intéressantes, notamment sur le jeu curieux de l'Égypte à l'époque.

Une chose que j'ai trouvée très intrigante, et que l'ignorais jusqu'à aujourd'hui: Boumédiène est censé être mort d'une maladie très rare, la maladie de Waldenström, ce qui en soi n'est pas si particulier, mais quand on lit dans l'article sur cette maladie qu'elle a une incidence vraiment très rare, «puisque l’on recense chaque année 3 à 5 nouveaux cas par million d’habitants», puis qu'on lit un peu plus loin qu'en moins de dix ans quatre dirigeants non négligeables, Boumédiène, Pompidou, le Shah d'Iran et Golda Meir en auraient possiblement été atteints, ça laisse songeur...

Je préfère ne pas insister, on risque de me taxer de complotisme. Or, tout le monde le sait, les complots ça n'existe pas – sauf ceux qu'on découvre...

Chavez aussi est mort abruptement. (je vais lire si je vois écrit quelque part "el sindroma de Waldenström" dans sa bio wiki  tongue-out

 

(et yes, la théorie du complot est une limite, mais les complots ne sont pas une théorie ;-)

Sempre no meu coração Botafogo

 © Club Botafogo © Club Botafogo

Sinon mes vues, le barbu original (l'ami Karl), Antonio Gramsci, Althusser, Hegel (pour mieux synthétiser, plutôt que des diatribes alambiquées, comme la votre)

What else ?

 

Ah, oui Algérie:

Après la mort en 1978 de Mohamed Ben Brahim Boukharouba, dit Houari Boumédiène, (un peu de gris dans les circonstances), mais bon ne soyons pas complotistes, la Révolution Algérienne perd sa vigueur, fraîcheur et vertu au bénéfice de.........

Et voila que nous assistons au réveil d'un grand Peuple.

Ah, oui pour ma personne nulle invitation n'est requise.

Surtout pour répondre à  quelqu’un que sans arrêt provoque, lisez l'ensemble de sa prose.

 

oui, je provoque - dans la surface

 

é falta / na entrada da area

adivina / quem vai bater

é a camisa 10 /  [Kahwajia]

é a camisa 10 / [Kahwajia]

 

 

(não chora, menino, eu sei, abusou kiss)

Salut Franscisco,

La révolution algérienne a «perdu sa vigueur» bien plus tôt, quand «L'armée des frontières, avec à sa tête Boumédiène, entre dans Alger le 9 septembre 1962», et elle est morte trois ans plus tard quand le Coup d'État du 19 juin 1965. a permis à la mafia du Clan d'Oujda d'usurper le pouvoir. Une “révolution” aux mains de putschistes et de kleptocrates, j'appelle ça une dictature en alliance avec la corruption...

Mon cher, je ne provoque pas, j'éveille, mais pour qui préfère le doux sommeil des certitudes idéales au dur éveil de la lumière des faits, ça peut apparaître de la provocation, c'est sûr...

Tout processus révolutionnaire fini tôt ou tard par faner, le trop humain prend le pas sur le souffle.

Nous somme presque d'accord, je voulait donner une date symbole.

Nós não choramos desde a infância, lágrimas secam no inferno.
Depois, o tempo constrói a fortitude de ser.
Beijos "muchacha"

 

P.S.

Quand je parle de provocations ceci concerné Me Zahia GONON et sa prose de haine vis a vis de TOUS les français.

Elle à du oublier que beaucoup des valises sont passes grâce à certains français.

beijinhos

Canto Das Tres Racas © thelittledeedee

muito obrigado por:

E de guerra em paz
De paz em guerra
Todo o povo dessa terra
Quando pode cantar
Canta de dor

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