Les paradoxes du débat sur le Brexit

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Londres (Grande-Bretagne), envoyé spécial.-  Selon nombre d’observateurs du référendum sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, le Brexit, « le problème actuel n’est pas l’euroscepticisme des Britanniques, mais leur indifférence au projet européen », comme l'exprime Paul Copeland, directeur du centre de recherches européennes à l’université Queen Mary de Londres. « Les Anglais aiment bien l’Europe, ils y vont en vacances, mais elle leur apparaît toujours comme un endroit étranger », renchérit l’activiste Nick Dearden, défenseur d’un « oui de gauche » au maintien de son pays dans l’UE. « Ils n’ont pas de sentiment d’appartenance au continent, ils ne se sentent pas concernés car ils ne connaissent pas les bénéfices que la Grande-Bretagne retire de l’Union européenne. » « L’Union européenne est perçue comme un truc franco-allemand qui ne concerne que marginalement les Britanniques », complète Renaud Thillaye, du think tank Policy Network.