A genoux, le Portugal ferme les yeux sur l'«argent sale» venu d'Angola

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La revanche du colonisé ? Des hommes d'affaires angolais font leurs courses au Portugal, multipliant les achats dans les banques ou l'immobilier, sur fond de crise de l'ancienne métropole. Parmi eux, Isabel Dos Santos, fille du président angolais. Des observateurs à Lisbonne s'inquiètent des origines douteuses de certains capitaux.

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De notre envoyé spécial à Lisbonne

Opération apaisement à Luanda : quatorze députés portugais se sont rendus cette semaine dans la capitale angolaise pour tenter de décrisper les relations entre Lisbonne et son ancienne colonie. À l'exception du Bloc de gauche (extrême gauche), toutes les formations politiques ont fait le déplacement, oppositions socialiste et communiste comprises. « Ce serait hypocrite de dire que nous n'avons pas l'intention de renforcer l'affirmation d'une fraternité incontournable entre les peuples portugais et angolais », a déclaré la présidente de l'assemblée portugaise, Assunção Esteves, qui était elle-même du voyage, preuve de l'importance de cette mission délicate.