Paris et Rome se déchirent avant les européennes

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Cette fois, Luigi Di Maio est allé plus loin que les petites déclarations assassines vis-à-vis de Paris que le gouvernement italien affectionne depuis plusieurs mois. Le vice-président du Conseil et chef du mouvement contestataire des Cinq Étoiles (M5S) s’est rendu, en personne, en France, mardi 5 février. Non pas pour rencontrer, comme cela se fait habituellement pour un membre de gouvernement, un homologue de l’exécutif français. Mais pour prendre contact avec des « gilets jaunes ». Deux jours plus tard, la réaction est tombée : le Quai d’Orsay a rappelé en France son ambassadeur à Rome pour « des consultations ».