Côte d'Ivoire : le chaos humanitaire

Par

Alors que la crise politique ivoirienne semblait au point mort ce vendredi 8 avril, la situation humanitaire s'aggrave de jour en jour à Abidjan, mais aussi dans l'ouest du pays où 115 cadavres ont été découverts au cours des dernières 24 heures.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Alors que la question de la responsabilité du massacre de Duékoué (ouest), ayant fait 330 à 800 morts le 29 mars, divise encore les pro-Gbagbo et les pro-Ouattara, le président reconnu par la communauté internationale a directement accusé son rival jeudi 7 avril au soir d'avoir «plongé la ville d'Abidjan dans une crise sécuritaire et humanitaire grave». S'exprimant pour la première fois depuis l'aggravation de la crise post-électorale en Côte d'Ivoire, M. Ouattara a incriminé «les miliciens et les militaires à la solde de M. Gbagbo» d'être à l'origine du «climat de terreur et d'insécurité» qui règne dans la capitale économique depuis près d'une semaine : «Les habitants d'Abidjan vivent enfermés chez eux, dans la peur, avec des difficultés quotidiennes de plus en plus insoutenables, que ce soit au niveau de l'approvisionnement en eau et en électricité qu'en produits vivriers et en médicaments.»