Les Sud-Africains aux urnes pour élire leurs députés

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Les électeurs sud-africains ont commencé à voter mercredi pour choisir leurs députés au Parlement et leurs représentants aux neuf assemblées provinciales.
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JOHANNESBURG (Reuters) - Les électeurs sud-africains ont commencé à voter mercredi pour choisir leurs députés au Parlement et leurs représentants aux neuf assemblées provinciales.

Le Congrès national africain (ANC), au pouvoir depuis la fin de l'apartheid il y a un quart de siècle, devrait selon les sondages conserver la majorité absolue malgré les difficultés économiques, la corruption rampante et la persistance des inégalités raciales.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7h00 locales (05h00 GMT) et fermeront à 21h00 (19h00 GMT).

Il s'agit des premières élections nationales depuis l'arrivée au pouvoir du président Cyril Ramaphosa, qui a remplacé en février 2018 Jacob Zuma mis en cause dans plusieurs affaires de corruption.

Ramaphosa, à la tête de l'ANC depuis décembre 2017, cherche à redorer le blason du parti après les errements de la période Zuma.

Lors des élections législatives de 2014, l'ANC a recueilli 62% des voix, moins qu'en 2009 et surtout qu'en 2004, lorsque le parti avait obtenu le meilleur score de son histoire, 69% des suffrages.

Le soutien à l'ANC a encore baissé ces dernières années, surtout dans le grandes villes comme Johannesburg et Pretoria, en raison notamment des accusations de corruption visant certains responsables gouvernementaux, du ralentissement économique et du taux de chômage qui s'établit autour de 27%, l'un des plus forts au monde.

Le président Ramaphosa a promis de s'attaquer à la corruption et de créer des emplois. Il a aussi lancé un projet de réforme agraire afin de "réparer l'injustice historique grave" dont a été victime la population noire.

Selon les sondages, l'ANC devrait obtenir la majorité absolue au Parlement, où siègent 400 députés.

Au total, 48 partis, un record, présentent des candidats aux législatives. Ils sont encore plus nombreux à être en lice pour les élections provinciales.

Les principaux rivaux de l'ANC sont l'Alliance démocratique (DA) et les Combattants de la liberté économique (EFF), une formation de la gauche radicale.

L'Alliance démocratique, longtemps considérée comme le parti de la minorité blanche, a recueilli 22% voix en 2015. Le parti a désigné en 2015 son premier chef noir, Mmusi Maimane, et l'année suivante a pris à l'ANC les villes de Pretoria et de Johannesburg. Mais des divisions internes risquent de freiner ses ambitions.

L'EFF a été crée en 2013 par Julius Malema, exclu de l'ANC. Le parti a remporté 6% des voix il y a cinq ans, ce qui en fait la troisième formation au Parlement. Il veut nationaliser les banques et le secteur minier, ainsi que l'expropriation sans indemnisation des terres, toujours largement aux mains de blancs.

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