Accueil des réfugiés: qui s’engage dans l'UE, à quelle hauteur

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Lors de son premier «discours sur l’état de l’Union», mercredi 9 septembre à Strasbourg, le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, devrait proposer une nouvelle répartition – cette fois-ci obligatoire – de 120 000 demandeurs d’asile entre les Vingt-Huit. Alors que l'Allemagne a vu affluer 20 000 exilés le week-end dernier, la France devrait en accueillir 24 000 sur deux ans.

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Avant la réunion européenne convoquée d’urgence à Bruxelles le 14 septembre pour faire face à l’exode de milliers de ressortissants du Moyen-Orient et de la Corne de l’Afrique, les négociations entre États membres de l’Union européenne (UE) battent leur plein sur l’accueil des demandeurs d’asile. L’accélération de l’afflux, conjuguée à l’émotion suscitée dans le monde par les photos d’Aylan Kurdi, l’enfant syrien retrouvé mort sur une plage turque près de Bodrum, provoque des repositionnements. La plupart des pays affichent désormais leur volonté de ne pas rester inactifs, mais les écarts restent marqués entre les uns et les autres.