Le gouvernement syrien reprend aux rebelles un point stratégique

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L'armée syrienne et ses alliés ont repris aux rebelles la localité stratégique de Kalaat al Madik dans le nord-ouest de la Syrie dans le cadre de leur offensive lancée contre les derniers bastions rebelles, ont annoncé jeudi des habitants et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
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BEYROUTH (Reuters) - L'armée syrienne et ses alliés ont repris aux rebelles la localité stratégique de Kalaat al Madik dans le nord-ouest de la Syrie dans le cadre de leur offensive lancée contre les derniers bastions rebelles, ont annoncé jeudi des habitants et l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Le gouvernement du président Bachar al Assad, épaulé par l'armée de l'air russe, a lancé la phase aérienne il y a une dizaine de jours. Elle est doublée depuis le début de la semaine d'opérations au sol.

L'attaque vise le flanc sud de la zone tenue par les rebelles dans le Nord-Ouest syrien, zone qui comprend toute la province d'Idlib et une partie des provinces de Hama, Lattaquié et Alep.

Le secteur est pourtant théoriquement protégé par un accord conclu entre la Russie et la Turquie en septembre dernier qui créait une zone démilitarisée.

Kalaat al Madik, forteresse médiévale située dans la province de Hama, était le secteur rebelle le plus proche de la base militaire russe de Hmeimim, au sud-est de Lattaquié, que les insurgés avaient attaquée à la roquette.

C'était aussi le point d'entrée en territoire rebelle pour de nombreux insurgés et civils qui étaient évacués des zones reprises par l'armée dans le cadre des divers accords de reddition négociés avec le gouvernement ces dernières années.

Selon des habitants, les forces du gouvernement syrien ont également pris deux villages voisins de Kalaat al Madik, Tal Haouach et al Karkat.

Les rebelles se sont retirés de Kalaat al Madik, après avoir été quasiment encerclés par l'armée, précise l'OSDH, une ONG basée à Londres qui suit la guerre en Syrie grâce à un réseau d'observateurs sur le terrain.

Les derniers bombardements ont fait plus de 80 morts au sein de la population et contraint au départ plus de 150.000 personnes entre le 29 avril et le 5 mai, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies. Une dizaine d'autres établissements de soins et autant d'écoles ont été touchés.

Les bastions insurgés sont principalement tenus par le groupe djihadiste Tahrir al Cham, dernière dénomination de l'ex-Front al Nosra, qui s'est revendiqué d'Al Qaïda jusqu'en 2016.

Tahrir al Cham a pris le pas sur les autres groupes rebelles, mais certains d'entre eux sont encore présents dans le cadre du Front national de libération soutenu par la Turquie.

Quant aux djihadistes étrangers, nombreux se sont rangés sous la bannière du Houras al Din.

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