En 2009, le Pérou devrait être l'un des seuls pays d'Amérique latine, avec le Chili et l'Uruguay, à afficher une croissance positive (+3,5% selon le FMI). En ces temps de crise, c'est une vraie performance, qui s'explique avant tout par l'ouverture croissante de cette économie aux investissements étrangers. Mais la flambée de violences survenue début juin dans le nord-est du pays, entre des Indiens d'Amazonie et les partisans du gouvernement d'Alan Garcia, a rappelé les vertiges de cette stratégie de développement. Au cœur des colères : deux décrets, promulgués l'an dernier, visant à faciliter l'exploitation des mines, des forêts et des eaux de l'Amazonie péruvienne, par des groupes étrangers.
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