A Zabadani, le Hezbollah aide le régime syrien à garantir sa survie

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Beyrouth (Liban), de notre correspondante.- De la terrasse d'un café à Baalbek, au nord-est du Liban, un habitant salue une passante enveloppée d'un long voile noir. « La pauvre, ses trois frères faisaient partie du Hezbollah et ils sont tous morts », regrette-t-il. Lui-même a perdu un de ses employés, âgé d'une vingtaine d'années, combattant fraîchement recruté. Tous ont été tués sur le même champ de bataille : le Qalamoun. Cette zone montagneuse, à cheval entre le Liban et la Syrie, est le théâtre de violents combats entre les rebelles et le Hezbollah. Depuis un an, le parti islamiste chiite, engagé officiellement aux côtés de l'armée syrienne depuis 2012, y reprend l'avantage, colline après colline. Avec un but : nettoyer de tout rebelle la centaine de kilomètres où, entre les deux pays, ceux-ci sont implantés. Une nouvelle étape dans la reconquête de la frontière libanaise, précédée en 2013 par la reprise de la région de Qousseir, plus au nord, permettant de rallier le nord de la Bekaa libanaise à la côte syrienne, fief de Bachar al-Assad.