Corées: les familles séparées, otages des relations entre Séoul et Pyongyang

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Alors qu’un émissaire sud-coréen est parti à Pyongyang mercredi pour tenter de relancer le processus de dialogue, des milliers de familles séparées par la frontière attendent l’organisation de nouvelles sessions de retrouvailles. Mais ces réunions officielles, rares, brèves et très surveillées, constituent souvent un traumatisme. Un participant raconte l’envers du décor.

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Kim Kwang-ho avait 13 ans quand il a fui son village natal, en Corée du Nord. La Guerre de Corée venait d’éclater. « Avec mon père, mes frères et ma sœur, nous avions juste emporté quelques vêtements. Nous pensions rentrer chez nous trois jours plus tard », se souvient-il. Kim Kwang-ho passe au Sud, laissant derrière lui sa mère et son petit frère âgé de 11 ans. Pendant 68 ans, il ne recevra aucune nouvelle d’eux. Lettres et appels téléphoniques entre Nord et Sud sont interdits.