Brexit: Quarante députés tories prêts à rejeter le plan de May, selon Steve Baker

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Au moins 40 députés du Parti conservateur de la Première ministre britannique Theresa May sont prêts à rejeter son plan sur le Brexit s'il laisse le Royaume-Uni encore à moitié dans l'Union européenne, a déclaré mardi un député tory frondeur, Steve Baker.
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LONDRES (Reuters) - Au moins 40 députés du Parti conservateur de la Première ministre britannique Theresa May sont prêts à rejeter son plan sur le Brexit s'il laisse le Royaume-Uni encore à moitié dans l'Union européenne, a déclaré mardi un député tory frondeur, Steve Baker.

"D'après mes calculs, au moins 40 de mes collègues n'accepteront pas le plan de Chequers, 'à moitié dedans, à moitié dehors', pas plus qu'une clause de sauvegarde (backstop), qui nous laisserait dans le marché intérieur et dans l'union douanière", a-t-il dit à la BBC-radio.

La mise en place d'une clause de sauvegarde, qui viserait à empêcher la réapparition d'une frontière physique entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord, constitue l'un des principaux points de blocage des négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Le "backstop" reviendrait à mettre en place des contrôles entre l'Irlande du Nord et la Grande-Bretagne et à créer ainsi de fait une frontière en mer d'Irlande.

"Mes collègues ne toléreront pas un Brexit à moitié", a dit également Steve Baker, qui a été l'adjoint du ministre du Brexit dans le gouvernement May, jusqu'à sa démission, le 9 juillet dernier, en signe de protestation contre le plan de Chequers de Theresa May.

Si Theresa May conclut un accord avec l'UE, elle devra obtenir l'aval du parlement, et pour cela, s'assurer le soutien d'environ 320 députés à la Chambre des Communes.

Si 40 élus de son camp votent contre l'accord, le sort du gouvernement May et du plan de Brexit dépendra de l'attitude des travaillistes (opposition de gauche), qui ont laissé entendre qu'ils voteraient contre un accord, à moins qu'il ne satisfasse à six critères qu'ils ont sélectionnés.

"Nous attendons de connaître les détails de ce sur quoi on nous demandera de nous prononcer. J'imagine que tous les moyens seront bons pour semer le doute dans l'esprit de mes collègues et les encourager à aller dans le sens du gouvernement", a dit Steve Baker.

"Au bout du compte, il ne faut pas que l'UE puisse diviser le Royaume-Uni et qu'elle impose la manière de réguler notre économie et de nous gouverner après notre départ", a-t-il continué.

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