A bord d’une patrouille Frontex, à la recherche de migrants en péril en Méditerranée

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De notre envoyée spéciale, à bord du patrouilleur islandais Týr.- Le cargo suspect apparaît soudain sur les écrans radars du Týr, navire des gardes-côtes islandais en mission en Méditerranée pour Frontex, l’Agence européenne de surveillance des frontières extérieures de l’Union européenne. « Not under control », indique sa feuille de route. Vers 22 heures, ce jeudi 5 février, le temps est mauvais : vents puissants et forte houle. Dans la pénombre, une masse noire se détache à l’horizon. Les moteurs du Zein, navire battant pavillon panaméen, sont à l’arrêt, mais quelques spots puissants illuminent le pont. Les appels radio restent sans réponse. Personne en vue. L’embarcation de 170 mètres de long tangue au gré des vagues démontées. Elle ressemble à s’y méprendre aux cargos fantômes récemment abandonnés en Méditerranée avec des centaines d’exilés syriens à bord.