Les milices yéménites bien armées par l’Occident

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Les ventes d’armes occidentales, notamment françaises, aux Émirats sont aussi problématiques que celles conclues avec les Saoudiens. Toutes risquent d’être utilisées dans la guerre au Yémen. Un rapport accablant d’Amnesty International en atteste.

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On parle beaucoup – et à raison – des ventes d’armes occidentales à l’Arabie saoudite mais beaucoup moins de celles aux Émirats arabes unis (EAU). Pourtant, dans les deux cas, le risque est grand de voir ces armes servir à des crimes de guerre, à tuer des civils sur le terrain de l’un des pires conflits de ce début de XXIe siècle : la guerre au Yémen. Acteurs de premier plan, autant que l’Arabie saoudite, de la coalition pilonnant depuis bientôt quatre ans le pays le plus pauvre du Moyen-Orient, les Émirats arabes unis bénéficient de l’ombre dans laquelle aime se tapir leur président, le très discret prince héritier d’Abou Dhabi Mohammed ben Zayed, MBZ, mentor du Saoudien Mohammed ben Salmane, MBS (lire ici l’article de Jean-Pierre Perrin).