Un an après, la République islamique d'Iran tient toujours debout

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Un an après la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad à la tête de l'Iran, rien n'a pu venir à bout d'une République islamique lancée dans une politique clientéliste et sécuritaire, alors que le «mouvement vert» peine à se remettre de la répression féroce qui touche ses partisans.

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Un an après, ils sont toujours là: Mahmoud Ahmadinejad et le guide suprême, Ali Khamenei, la République islamique et les Pasdarans. Pourtant, les jours qui suivent ce 12 juin 2009 et la réélection du président iranien, le monde observe avec stupeur et intérêt les centaines de milliers d'Iraniens qui défilaient à travers le pays, bien décidés à ne pas se laisser imposer quatre années supplémentaires d'Ahmadinejad.
La République islamique paraît débordée, les deux candidats malheureux, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, défilent avec les manifestants et multiplient les prises de position contre les autorités, allant même jusqu'à qualifier l'Iran de «dictature». Dans les rues, les manifestants brûlent des portraits d'Ali Khamenei, le guide suprême de la révolution. Du jamais vu.