En Egypte, l’interminable printemps de l’oppression

Par François Hume-Ferkatadji et Olivia Macadré

C’est en pleine cure d’austérité économique que le président égyptien entame un second mandat après une mascarade d’élection démocratique. L’assouplissement de la dictature n’aura pas lieu. Quelques semaines après son intronisation, une dizaine de militants ou humoristes ont été arrêtés, accusés, entre autres, d’appartenance à un groupe terroriste.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Le Caire (Égypte), correspondance.-  C’était une mauvaise journée. De celles où tout va mal, quand rien ne se passe comme prévu. Un matin de début mai, au Caire, écrasé par une vague de chaleur, Amal Fathy avait rendez-vous à la banque pour retirer sa nouvelle carte de crédit.