Brésil: la descente aux enfers du PT de Lula s’accélère

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De notre correspondante.-  « C’est la beauté de la démocratie, l’alternance au pouvoir. » C'est avec ces mots que l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva a tenté de minimiser l'échec du Parti des travailleurs (PT) lors des élections municipales, dont le second tour se tiendra dimanche 30 octobre. Ce flegme apparent en a choqué plus d'un dans le camp progressiste face à l'ampleur de la débâcle intervenue dès le premier tour, le 2 octobre. En emportant 256 mairies, le parti, présent à peine dans sept duels au second tour, gouvernera, dans le meilleur des cas, 263 villes à partir du 1er janvier prochain. C'est un effondrement de 60 % par rapport à 2012, quand 638 de ses candidatures s'étaient imposées. Le PT avait d'ailleurs présenté beaucoup moins de candidats. On comptait 1 828 prétendants à des mairies en 2012 et 40 000 candidats aux postes de conseillers municipaux. Quatre ans plus tard, ils n'étaient plus, respectivement, que 995 et 22 000.