Les Turcs vont pouvoir fouiller le consulat d'Arabie à Istanbul

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L'Arabie saoudite a invité les autorités turques à fouiller son consulat d'Istanbul, dans le cadre de l'enquête sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.
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ANKARA (Reuters) - L'Arabie saoudite a invité les autorités turques à fouiller son consulat d'Istanbul, dans le cadre de l'enquête sur la disparition du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

"Le bâtiment consulaire sera fouillé dans le cadre de l'enquête", bien qu'il bénéficie d'un statut d'extraterritorialité, a déclaré mardi le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères.

Ryad affirme que Jamal Khashoggi a quitté le consulat après y avoir été reçu mardi dernier, tandis qu'Ankara dit ne pas avoir la preuve qu'il en ressorti. Selon des sources turques, le journaliste a été tué dans l'enceinte du bâtiment.

Dans une tribune publiée par le Washington Post, la fiancée de Jamal Khashoggi, Hatice Cengiz, a imploré le couple présidentiel américain de contribuer à "faire la lumière" sur cette disparition.

Elle a ajouté croire que le journaliste était toujours vivant.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a invité les autorités saoudiennes à enquêter sur sa disparition et l'Union européenne s'est associée mardi à son appel.

"Nous sommes pleinement en accord avec la position américaine sur le sujet. Nous souhaitons une enquête en bonne et due forme et en toute transparence de la part des autorités saoudiennes", a déclaré Federica Mogherini, porte-parole de la diplomatie européenne, lors d'une visite à Lisbonne.

Le Haut Commissariat de l'Onu aux droits de l'homme a quant à lui exprimé sa "profonde inquiétude". "Si les informations sur son décès et sur les circonstances extraordinaires qui l'ont précédé son exactes, c'est réellement choquant", a souligné Ravina Shamdasani, au nom de l'organisation.

Jamal Khashoggi s'est exilé aux Etats-Unis il y a un an, craignant que ses opinions ne lui valent des représailles. Il a quitté l'Arabie en septembre 2017 quand les autorités l'ont sommé de cesser de s'exprimer sur Twitter. Au cours de l'année écoulée, il a écrit une série d'articles publiés par le Washington Post, dans lesquels il dénonçait l'attitude de Ryad à l'égard du Qatar et s'indignait de la guerre au Yémen, de la répression politique ou de la censure.

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