Au Bangladesh, un trésor de forêt est menacé par des centrales à charbon

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Si un jour, dans quelques siècles ou quelques décennies, des historien·ne·s tentent de comprendre l’enchaînement de décisions qui ont rendu la Terre invivable, ils/elles s’intéresseront forcément au cas du Bangladesh. 152 millions d’habitant·e·s, un des pays les plus vulnérables aux dérèglements climatiques avec ses interminables zones côtières, un des plus densément peuplés – plus de 1 000 personnes par kilomètre carré –, un des plus pauvres aussi. Et qui, après l’Accord de Paris sur le climat, et malgré les alertes du GIEC sur les risques incommensurables d’une hausse de 2 °C des températures du globe, se prépare à utiliser de plus en plus de charbon pour produire son électricité. L’énergie la plus sale, la plus émettrice de CO2, la plus responsable du réchauffement de la température globale.