Au Sahel, les civils payent le prix du «sursaut» militaire

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La couleur avait été annoncée à l’issue du sommet de Pau, le 13 janvier : dans la guerre contre les groupes djihadistes sahéliens, la France et ses alliés du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) devaient obtenir des résultats sur le plan militaire, et vite – au risque, dans le cas contraire, de s’enliser encore un peu plus. Tous les engagements pris dans le Béarn portaient sur une durée de six mois tout au plus : mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger au Mali ; effort militaire décuplé et concentré sur la « zone des trois frontières » située aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, où sévit l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) ; renforcement des relations entre l’armée française et les États sahéliens ; stabilisation du centre du Mali et du Burkina Faso… Hormis ce dernier point, les résultats sont spectaculaires.