Le Mali est en plein chaos, entre rébellion touareg et milices islamistes

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Tous les commentaires

Quelle est la seule candidate qui a dénoncé très tôt les risques de la guerre de Lybie et ses conséquences régionales ?

@OLIVIER,

vous avez raison

la classe politique française dans son ensemble a applaudi à l'intervention française en Lybie pour sauver 'Benghazi" . Elle avait pourtant refusé de croire dans les forces de destruction massive de Saddam !! mais là elle a plongé!!!! et elle tait, aujourd'hui que la verité commence a apparaitre, qu'il y avait QUATRE chars lybiens  qui se dirigeaient sur Benghazi!! et que l'intervention a tué , assassiné, infiniment plus de civils d 'enfants et de vieillards que tout ce qu'auraient pu faire ces quatre chars animés des plus mauvaises intentions..

Pour l'honneur de la presse sinon de la classe politique Mediapart heureusement n'était pas de ceux qui hurlaient avec les charognards et les loups

Comme la France s'est rattrapée en Libye, Mediapart se rattrape en Syrie ?

@kakadoundiaye

"Pour l'honneur de la presse sinon de la classe politique, Mediapart heureusement n'était pas de ceux qui hurlaient avec les charognards et les loups"

Ah bon, première nouvelle!

Je ne sais depuis combien de temps vous êtes en ligne sur Médiapart. Mais vous n'avez pas sans doute pas lu les commentaires enamourés de M. Thomas Cantaloube sur les jeunes et beaux shebab en route vers Tripoli ! Vous n'avez pas connu les insultes et les menaces ( on va te couper les c... si tu passes par Misrata etc.) envers celles et ceux - et je suis fier d'en avoir fait partie - qui se sont opposés alors à l'intervention otanesque.

Relisez Mme Carine Fouteau SVP. 

http://www.mediapart.fr/journal/france/110412/naufrage-en-mediterranee-des-survivants-deposent-plainte-contre-l-armee-franca?onglet=commentaires

Avant, sous Kadhafi :

http://www.mediapart.fr/journal/international/010710/4-les-expulses-maliens-racontent-l-enfer-des-prisons-libyennes

et après sa chute :

http://www.mediapart.fr/journal/international/010311/les-migrants-subsahariens-vivent-terres-en-libye

Une des choses essentielles qui comptait alors, pour le régime sarkozyste comme pour l'extrême droite française (dont P. Buisson et G. Longuet sont le trait d'union), sous Kadhafi, comme après Kadhafi, était que les émigrants d'Afrique Noire, et du Mali en particulier, ne puissent  jamais atteindre les côtes de l'Europe, à n'importe quel prix.

L'opposition de façade à cette guerre de la part de la Marine était une posture opportuniste à cohérence raciste (il s'agissait pour elle d'instrumentaliser à son profit politique la peur de l'immigration africaine, de saisir encore et toujours l'occasion d'exploiter ce filon immonde), et je trouve lamentable le débat qui s'instaure ici, et la réécriture de l'Histoire qui est déjà à l'oeuvre à ce propos.

Il y a un moteur de recherche sur ce site, n'hésitez pas à l'utiliser (encore que j'ai pu vérifier qu'il y a parfois réécriture après coup de ces archives, comme par exemple dans l'histoire de la fausse blogueuse syrienne).

 

@Claudee,

j'ai cherché dans le serveur de recherche les articles de Mediapart écrit au temps de l'invasion France-GB-Otan ..... et n'ai rien trouvé sinon de nombreux billets de lecteurs.

Vous avez donc crtaison.

Pourtant je me souviens bien d 'un article de Bonnet -je crois- où j'étais violemment intervenu en soutenant que Benghazi - la destruction de - était un  prétexte et rien qu'un prétexte pour faire une guerre qui était injuste même si elle avait pour but - sans le dire- de déloger un  dictateur - comme Saddam  où il a fallu le mensonge des armes de destructions massives..

Quant à l'oppostion marinesque elle est de pure racisme sur la base de " la Correze plus que le Zambeze"

"Quant à l'oppostion marinesque elle est de pur racisme"

Mille fois d'accord avec vous !!!

Bonne journée, et soyez assuré SVP que vos informations et vos analyses sur les pays d'Afrique que je ne connais pas (la plupart d'entre eux!) sont toujours pour moi les bienvenues.

Votre candidate était du côté de Khadafi, et les milices touaregs étaient DU COTE DE KHADAFI! Donc votre candidate est du côté du pire, encore une fois. No Pasaran!

ah bon ? Médiapart a fait un article qui relatait la vérité sur la guerre en lybie ? dites moi le vite

N'était-ce pas, malheureusement, Marine Lepen ?

Mais ces risques n'étaient-ils pas prévisibles pour n'importe quel observateur un peu attentif ? Elle n'est donc pas la seule à les avoir dénoncés.

Elle pris parti pour Khadafi et ses milices, dont les milices du MLNA! Tout en méprisant les révolutions arabes, s'imaginant que la quète de justice entrainerait les hordes de barbares à l'assaut de la France! Tels ses fameux "Merah en bateaux". Et de fait c'est elle qui mène tous les idiots en bateaux.

La volonté des français à l'époque de la "décolonisation", de reproduire des Etats centralisés jacobins en Afrique, est ici démontrée comme étant une grossière erreur, aux conséquences qui vont durées des décennies !

Avec en plus de déstabiliser une région du Sahara qui fournie 50% de son "indépendance énergétique" et soi disant  ...

Les élites "toubab" sont des incompétents notoires ce de génération en dégénération, le recyclage des tenants dans les organismes diplomatiques et gouvernants est la cause de ces violences ...En grande partie ..

La mm volonté centralisée en métropole qui sclérose les avancées democratiques , le concept universel franco français et centralisateur qui a échoué ... les théorèmes des IIIéme- IVéme et Véme républiques battus en brèche .. Républicains citoyens, il faut définitivement quitter l'esprit monarchique à la XIV .. & Bonapartiste & de Ferry ..

Les Touaregs auraient-ils obtenu cette victoire, sans ces alliances sulfureuses ?

Je note que les agences de presse ont accepté de traduire Ansar ad-Din par "défenseurs de la foi" ou "partisans de la foi" alors que din c'est la religion, "iman" étant la "foi" -- Mais cette mouvance tient à se présenter comme la vraie religion, donc la foi et les agences de presse sont tributaires du Qatar et de l'Arabie Saoudite...

Il faut aussi rappeler que les Ansar étaient les premiers soutiens du prophète Mohammed réfugié à Yathrib, devenue Médine. Cela tombe tout-à-fait dans le symbolisme de ces mouvements qui incluent l'étape de hijrah (hégire, fuite ou repli stratégique) au parcours jihadiste.

Il semble que la situation au Mali relève par certains aspects de la même ingérence étrangère qu'en Syrie finalement.

Pour le Mali :

http://blogs.mediapart.fr/blog/seyive-ahouansou/090412/crise-malienne-ou-quand-lhistoire-begaie

Message à Mehdi Meddeb

Votre article est en Une de Mediapart, et c'est bien -- mais lorsqu'il sera remplacé, votre article deviendra difficile à trouver au tracker qui ne montre plus que quelques titres - posez la question à la rédaction...

http://blogs.mediapart.fr/blog/dominique-c/120412/plus-que-10-lignes-dans-le-tracker-billet-n-2

 

 

Ce sont donc les "défenseurs de la religion", merci de cette précision. Puisque des mouvements estiment devoir s'armer pour "défendre la religion", c'est qu'ils estiment qu'elle est menacée. Mais par qui? Les Etats-Unis sont aussi des "défenseurs de la religion", et le Mali n'attaque aucunement la religion. Je ne comprends pas où et qui sont ceux qui attaqueraient la religion, où sont au Sahara les libres penseurs ou les radicaux qui s'attaqueraient à la religion? Qui a inventé cet ennemi? Si leurs ennemis sont l'Otan, ou les USA, ils se trompent, les américains ont toujours soutenu les religions, les partis religieux, et même les milices religieuses, et se méfient toujours des rares "communistes" qui restent dans le monde arabe (et qui d'ailleurs souvent sont aussi religieux). Restent bien sûr les Français, ou les Turcs, les rares nations laïques du monde, mais il ne s'est jamais trouvé que la France entreprenne une guerre "radicale de gauche", au contraire, dans les colonies elle maintenait les "droits coutumiers", et la charia pour les indigènes. Donc ce sont des milices strictement sans ennemis sinon les rares africains païens qui subsistent peut-être dans cette région et qui sont très très loin d'être une menace...

"ansar" pluriel de "nasir" signifie surtout "alliés" "soutiens" "partisans" et par connotation "défenseurs"Une traduction plus objective serait "les aides (ou soutiens ) de la religion" ou à la rigueur " les partisans".

Mais les dynasties pétro-dollars qui financent ces mouvements préfèrent parler de "défenseurs de la foi" et les agences de presse obéissent aux think tanks financés par les mêmes, qui leur fournissent les éléments de langage.

@mhjozoux 

Je n'ai pas eu connaissance de ce billet avant aujourd'hui......Dommage! Mais j'ai un peu de mal à naviguer.....pour aller chercher d'autres analyses......Quand je cherche, si elles ne sont pas signalées clairement, je ne les trouve pas! Il va falloir que vous m'expliquiez où est le tracker et comment on procède pour trouver d'autres articles sur les blog ou dans le club !!!! Des fois, je 'bidouille' et c'est au petit bonheur, la chance......en tout cas, pas très professionnel!

@Séyive Ahouansou

"Le coup d’état mené par le capitaine Amadou Sanogo a atteint le but qui était vraisemblablement le sien : imposer à la tête de l’état malien un autre serviteur de la France, en la personne de Dioncounda Traoré".

D'accord avec ce point de vue.

En revanche, je ne vois ni l'intérêt pour les Touaregs MLNA d'être soutenus par Paris.....ni l'intérêt de Paris à soutenir les sécessionnistes. Qui gagne quoi, dans l'affaire? 
"La surface médiatique réservée aux sécessionnistes touaregs est l’indication indiscutable de l’oreille attentive et bienveillante qui leur était prêtée par le gouvernement de Nicolas Sarkozy".

Vous le savez tout aussi bien que moi, les Touaregs du Mali, (caravaniers ou éleveurs) - tout comme les Touaregs du Niger-  n’ont jamais cessé de revendiquer leurs territoires, bien avant l’indépendance et depuis l'indépendance : alternativement les kel Attaram (Ménaka), sous la houlette de Firhoun (1914-16) ; les kel Atar (Kidal) en 1963- 64, mais  bien avant le retrait de la France du Mali en 1960, les leaders touaregs avaient manifesté leur mécontentement face à la perspective de l’intégration des territoires du Nord au sein du nouvel Etat ; en 1990, c’est dans la région de Gao, dans les cercles de Ménaka et de Kidal que la révolte va de nouveau gronder. L’Adrar des Iforas va devenir le cœur de la rébellion sous la houlette de Iyad ag Ghali (qui, avant de devenir islamiste pur et dur et de s’allier à AQMI, fut considéré comme un leader « fréquentable » : libération d’otages), S’ensuivirent les rébellions de 2006 – 2009, nonobstant  les énormes efforts  déployés pour faire respecter le « pacte National » de 1994 (sous Konaré). Nombre de ces rebellions ont entraîné des répressions terribles, tant de la part de l’administration coloniale que des autorités maliennes : dans les années 60-70 par Modibo Keita, puis dans les années 90, sous la dictature de Moussa Traoré (massacres de civils, empoisonnement des puits,  destruction des troupeaux).

Ainsi, 50 ans après la décolonisation, ressurgissent de vieux conflits  territoriaux non réglés......Et, une fois de plus, les média mainstreem et les dirigeants de tous horizons,  pour pouvoir garder la mainmise sur ce vaste territoire qu'est le Sahara nous balancent des histoires à dormir debout, faites d’amalgames et de déclarations contradictoires!

 Si je vois, dans la situation actuelle, un intérêt de la France à «imposer à la tête de l’état malien un autre serviteur de [celle-ci], en la personne de Dioncounda Traoré », je ne crois pas au soutien de celle-ci au mouvement sécessionniste touareg……sauf à voir dans le MLNA un ‘allié’ objectif, et très conjoncturel, dans l’élimination d’AQMI et autres groupes islamistes dans la région ! Mais ce soutien ne peut qu’être bafoué à la minute où AQMI et ses « amis » sont « dégagés » ! Comment, où et à quel prix ? Orchestrer un tel schéma machiavélique aurait pour seul but de marginaliser, « clochardiser » ou éliminer définitivement ces sempiternels groupes touaregs rebelles, minoritaires en nombre et  incontrôlables qui, depuis plus d’un siècle empêchent les ‘prédateurs’ occidentaux  alliés aux autorités gouvernantes de ces pays de disposer de ce vaste territoire et de ses richesses !

Et, croyez-vous  qu’il soit dans l’intérêt de la France de soutenir les revendications d’'autodétermination et d'indépendance des Touaregs de l'Azawad, ce qui donnerait sans doute l'idée aux  Touaregs du Niger de revendiquer la leur ?......

Adieu "veau, vache, cochon, couvée" pour les dirigeants maliens et nigériens, voire algériens, qui  bafouent les droits fonciers de ces populations (ex, au Niger où les sites d’Imouraren et Azelik sont situés près des zones de cure salée !), déstructurent les liens de solidarité traditionnelle de ces sociétés, les appauvrissent et se sucrent sur leur dos (ex, encore au Niger où les 15% de redevances sur l’extraction de l’uranium par Areva n’a jamais été versé aux populations locales)  quand une entreprise étrangère s'installe sur ces territoires si riches en matières premières (présentes ou à venir.....et le Mali est encore est en réserve, n'en doutons pas!) qui garantissent la soi-disant indépendance énergétique des pays prédateurs, tant occidentaux que chinoise et autres !

« Il faut s’écarter de la position officielle qui n’a jamais fait état de la véritable doctrine française en Afrique quand s’affrontent des groupes ethniques ou un Etat et une de ses composantes : le diviser pour mieux régner » dites-vous. Entièrement d’accord avec vous : résultat du partage colonial, des indépendances sur des frontières bidon! Et  du partage 'néocolonial' du Sahara et du sahel, sorte de clientélisme institutionnalisé, dans le plus grand mépris des traditions pastorales et caravanières de ces espaces et des populations locales (nomades et sédentaires)…..Tout ceci, en dépit de multiples études effectuées par des géographes, des ethnologues, des historiens africains et occidentaux, qui mettaient en garde les politiques contre de telles pratiques.

Et nos amis maliens ou nigériens, quand ils lisent ou écoutent les commentaires des médias occidentaux, de se moquer et s’inquiéter( d’un Rwanda 2?): « nous (Soninkés, Bambaras, Peuls, Bozos, Maures,  Zarma-Songhaïs, Haoussas, Touaregs etc….) avons  une longue histoire commune qui a généré entre nous des brassages culturels, religieux, ’ethniques’ qui ne se raye pas d’un coup de baguette magique. Regardez, un tel est Zarma et il est marié avec une Touareg / le père de une telle est Haoussa,  sa mère Touareg : elle a la peau noire alors que sa sœur est très claire, même père, même mère/ la mère d’une telle est Soninké et son père est Peul. »  

 

Donc, situation, une fois de plus, à anlyser avec une extrême prudence......Dans cette région, les amalgames et les conclusions hâtives sont rarement pertinents.....La preuve, le MNLA veut négocier et Ansar Din se désolidarise d’Aqmi, aux dernières nouvelles !...... A suivre, bien entendu….. 

@Lefrancois,

ne croyez pas trop en ce shéma simpliste.

On a ddécouvert et du pétrole et de l'uranium effectivement.

Mais pour l'uranium les carrottages ont été arrêtées. Car le prix de l'uranium ne justifie plus de tels investissements d 'autant que l'acheminement des " yellow" - terres uranifères- posent d'énormes problèmes  - vers le port de Cotonou? par la construction d'un chemin de fer en plein désert?  etc..)

Pour le pétrole les carottages ont à peine commencé et d'ici à ce qu'on exploite la moindre goutte avec ce que signifie de vivre en plein désert loin de tout port pour l'acheminement  quand on sait le sort reservé aux pipe-lines en Afrique - et là ce serait des milliers de kilomètres- !!!! cela reste encore un rêve et je ne crois pas , personnellement, qu'il y ait des "capitaines " et</ou des barbouzes qui se projettent si loin dans le temps

Aller rejoindre le port de Cotonou, ce n'est pas vraiment le plus court chemin !!! Cela fait longtemps que vous n'avez pas dû regarder une carte !

Quant à vos milliers de Kilomètres, apparemment vous ne connaissez pas très bien l'Afrique. Agadir au Maroc est à 1000Km, et Atar où l'on peut rejoindre une ligne de chemin de fer pas très loin est à moins de 900KM.

Alors ? 'espère que ce que vous dites par ailleurs est un peu plus rigoureux, sinon...

je parle de Cotonou car jusqui'à preuve du contraire le port est aménagé et les yellow coke d 'Areva, qui ne sont pas loin, passe par Cotonou!!!! Agadir à moins de 1000 kilomètres!!! masi quand j'ai fait Agadir Agades j'ai mis trois semaines!!! 4 en réalité mais je me suis arrété à Gao et Niamey!!!  c'était par la piste de Gao , l'autre la piste de Tam, est loin tres loin d 'Agadir et le port le plus proche est Alger!! Alger/Agades par Tam et Gardhaia c est minimum 15 jours!!

je n'ai pas l'intention de débattre, mais vous parliez de pipeline !!

Evidemment, si vous prenez votre voiture...

 

Merci Monsieur Meddeb pour cet article.

Vous ne mentionnez rien au sujet de la chute de Kadhafi et un éventuel lien avec la "victoire" éclair des Touaregs.

Est-ce que l' intervention et l'ingérence en Libye ainsi que l'appui apporté aux insurgés libyens auraient fait bouger quelque chose quelque part ?

 

@Serge,

il ne fait de doute pour personne que le MNLA et ses succès viennent en droite ligne des légions prétoriennes touaregs de Khadafi qui, défaites, se sont sans contrôle et avec armes empressées de regagner leur pays d 'origine, le Mali.

Mais le Tchad aussi pour les toubous.

Je crois que Mehdi n'en parle pas car cela a été dit partout . La destabilisation au Mali est trés directement liée à la guerre lybienne .

Je suis d'accord, c'est devenue une évidence, mais apparemment pas encore pour tout le monde...

@Mehdi,

j'ai, sur le même sujet, et avec le soutien analyses  et  informations de nombreux commentateurs ( MHjozoux, Sylvie Thaler entre beaucoup d'autres) commis quelques billets dont l'essentiel est ici synthétisé.
Cependant Mehdi je pense que tu sous-estimes, et ne parles pas, de ce que j'avais moi-même mal vu et pesé, qui est le poids des américains. Non seulement ils ont formé aux States Sanogo, qui ne sort donc pas de sa caserne et de son gourbi comme on le lit parfois mais des écoles américaines où il fit au moins 5 séjours, et le poids de leur présence au Mali où sous couvert de former l'armée malienne ( on voit avec quelle efficacité) ils continuent, à l'américaine, de gangrener et de semer comme partout dans le monde leur merde la plus nauséabonde .

Les oublier c 'est oublier dans l'analyse des forces un atout important.

Il faut ensuite bien voir que Iag Ghaly de l'Ansar Dine , vieux renard du désert comme il est souvent et depuis longtemps appelé, est un " pakistanais" et pas un "arabe" . Or l'AQMI est arabe - algérienne- y compis ses branches dissidentes nigeriannes entre autre.

Le conflit entre AQMI et MNLA -Azawad- n'en devient que plus probable car Iag ne soutiendra pas l'AQMI.

Par ailleurs le pouvoir dans le nouveau gouvernement malien est donné au Premier Ministre et non au Président par intérim.

Que peut-il faire?

Le reprise en main des destinées du Mali par les USA, leur cécité et leur poids, via Sanogo, intervenue au plus mauvais moment était  destinée à donner à l'armée un droit de regard sur le gouvernement qu'elle n'avait pas et n'allait pas avoir avec ATT et ses suivants- dont l'actuel Président par interim-.Elle risque de remettre aux calendes grecques la voie d'un accord avec le MNLA - sur une autonomie proche de l'indépendance à la mode catalane- qui seul permettrait de se concentrer et de se recentrer sur la lutte contre les djihadistes que seul le MNLA peut combattre avec l'accord de Iag Ghaly
Tant que le MNLA se verra considérer comme une ennemi les djihadistes auront de beaux jours devant eux et le Mali tombera et la région toute entière dans le chaos.

Lorsqu'on crache en l'air ce n'est pas évident que ça retombe là où on le voudrait. C'est ce qu'aurait dû se dire les "Napoléon" qui ont envoyé l'OTAN pour bombarder Benghazi et pour finir toutes la Lybie. Et en plus ils ont hérité des islamistes en les important des prisons afghanes. Merci le Quatar de l'avoir fait!!!

http://www.algeriedz.info/2012/04/08/algerie-mali-al-jazeera-les-elements-du-puzzle-sahelien-et-les-otages-algeriens/

(Alger) – Comment explique-t-on que la chaine de télévision qatarie Al Jazeera soit sur les lieux de l’enlèvement du consul d’Algérie et des six autres otages algériens jeudi dernier à Gao? s’interroge ce dimanche 8 avril 2012, le journal algérien l’Expression.

Les images montrent le consul d’Algérie, Boualem Sias, à l’intérieur d’un véhicule, un pick-up, entouré par des hommes armés et un convoi de deux véhicules s’ébranlant vers une destination inconnue. Légitimement, on s’interroge par quel miracle l’envoyé de cette chaîne au Mali se trouvait sur les lieux au moment de l’enlèvement et pourquoi a-t-il été autorisé à filmer la scène?

Une seule piste peut paraître plausible pour le moment. Al Jazeera a-t-elle été invitée par les terroristes à «couvrir» l’enlèvement? Dans ce cas de figure, la posture de cette chaîne de télévision serait grave. Elle serait ni plus ni moins complice de l’opération.

 

Vous allez nous manquer, Claude Ribeyrol...., sincèrement ! 

merci pour ce lien...

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  • 13/04/2012 14:33
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complément pour le kilométrage ci dessus. Il s'agit de distance en partance de Taoudeni.

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  • 13/04/2012 15:30
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C’est quand même une drôle de jungle, sur place. Et on ne trouve nulle part, dans les commentaires des nombreux « spécialistes » de la région (y compris sur Mediapart), de précisions sur le financement de ces nombreux groupuscules armés. Qui paie ? Au profit de qui ? Le Qatar (ce qui expliquerait la présence d’Al Djazeera) ? L’Arabie Saoudite ? Les USA ? Il y a apparemment d’énormes moyens logistiques mis en œuvre.

Par ailleurs, on peut logiquement s’interroger sur « l’islamisation » de Touaregs dont cette religion n’est pas dans les gènes. Qui est réellement l’Azawad ? Représente-t-elle vraiment cette communauté berbère qui a toujours été traditionnellement en lutte avec les colonisateurs arabes ?

Merci de ces précisions. Reste que le Sahel, de la Mauritanie à Ghadamès, en passant par Tindouf, avec ses populations de Reguibats et de Touaregs, est depuis longtemps une zone incontrôlée de circulation. Même des convois libyens pouvaient impunément s'y aventurer dans les années 80. Aujourd'hui, le sud même de l'Algérie est un territoire de trafiquants de cigarettes et de drogue, où il ne fait pas bon tomber nez à nez avec les puissants 4X4 qui le sillonnent. Il y a longtemps que toute cette région est devenue une zone anarchique.

@Tam-Tam,

vous me donnez là l'opportunité de dire encore une fois combien toutes ces histoires de "territoires incontrolés" me parait complètement loufoques".

J'ai pratiqué le désert. Beaucoup de désert. Le Sah'ra. Souvent mais aussi l'Atacama, en Amérique du Sud - Chili, le Rub al Khali en Arabie Séoudite, celui du  Nord etc..bref. Or le désert c est une mer. OK?

Où vous ne pouvez vivre bien longtemps sans avoir un port, une escale pour vous approvionner en essence, en eau, en vivrse. Si vous contrôlez ces " ports" vous contrôlez le desert. Or le contrôle de ces ports est aisé puique, quand ils sont éloignés ils sont eux mêmes dépendants de "ports" où  s'approvisionner...Pas besoin de drones. Il suffit d'avoir sur place, à Tam, a Agades, a Gao, a Kidal ,a Km5, Tessalit, etc..des gens qui vous renseignent sur la vente d 'essence, de vivres etc!!!

Merci de partager votre expérience à ce sujet. Ces stéréotypes sont propagés par le cinéma et le besoin de croire en des régions "sauvages" hors de la société civile, où l'imaginaire se déchaine. Avant, en France, c'était la "forêt" qui jouait ce rôle...

L'Allemagne avait payé 5 millions d'euros pour la libération de ses ressortissants en 2003, une trentaine de touristes. Le Mali avait alors joué le rôle d'intermédiaire. Depuis, les enlèvements se sont multipliés et le prix d'un otage a flambé. Voir ici.

Je trouve votre titre très sensationnaliste, car le Mali (un vaste pays ou la paix reigne actuellement dans la grande majorité des régions) n'est pas dans ce qu'on peut appeler "le chaos", pensez aux populations et appelez un chat un chat.

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  • 13/04/2012 20:20
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Le sujet de la Libye est un sujet Tabou à Médiapart. Il faut le savoir.

L'attitude de la direction est: on défend les oppositions au régime en place. (c'est le cas pour la Syrie maintenant) Incompréhensible quand on voit avec quelle jalousie Médiapart est très chatouilleuse concernant la liberté d'informer.

Mais j'ai peut être mal compris.

On attend toujours un article sur le chaos qui règne en Libye et donc les conséquences sur le Sahel et le Mali en particulier. Et en prime, une interview de BHL.

Il faut comprendre que pour les situations internationales, Mediapart est "obligé" de se soumettre aux versions officielles propagées par les agences de presse : ligne éditoriale, éléments de langage.

Ce sont les explications des gouvernements en place ainsi que celles des partis dominants. On a vu, pour la Côte d'Ivoire par exemple, Mediapart faire écho à l'Elysée et au FMI. Pour la Libye, on a assisté à une tentative de critique mais cela n'a pas duré et a sans doute servi de leçon pour la Syrie où le discours est partout exclusivement bushiste. La presse anglo-saxonne est nettement plus indépendante que la presse francophone, c'est clair, car on y retrouve certes un même refrain, mais les paroles varient dans les strophes.

Voir le Manifeste que je publie ce soir sur mon blog: "Mali, Chronique d'une recolonisation annoncée".

http://blogs.mediapart.fr/blog/claire-malbos

Manifeste émanant d' Aminata Traoré, et qui met en cause l'intervention en Lybie, directement, dans ses conséquences actuelles au Mali.

Désolée, j'ai l'air de faire de la pub pour mon blog, mais non, je fais de la pub pour le Manifeste, pas suffisamment relayé à mon sens, ... comme tout ce qui défrise les pensées ronronnantes.

BHL ne va pas aimer. Enfin, il ne le lira pas non plus, alors ... !!!!

Claire

je vous ai répondu sur votre blog Claire..merci de donner à lire le manifeste de cette grande dame qu'est Aminata Traoré

Ce qui me parait étonnant , c'est que chaque fois qu'il se produit un déséquilibre , les Musulmans sont en cause ,  que nous en France, restons Angéliques par peur d'etre traité de Racistes et Fascisme , et qu'on nous renvoie a notre passé Colonialiste.

Ils font peur au Monde et  a cet Islam apaisé que chacun appelle de ses voeux.

A force de le nier , et  laisser le Tarak arranguer les foules de croyants en France , nous allons a la catastrophe .

UOIF au lieu d'apaiser , ce qui était le projet a sa création , sous des apparences conciliantes , au contraire encourage a la violence en recevant des arrangueurs de guerre.

Comment est-il possible que nos candidats se jouent de ce grave problème sous les prétextes a la mode de racisme ou fasciste  ???  Si etre raciste et fasciste , est affirmer de cesser d'etre les Bisounours face a nos ennemis , yes i am ...

Il faut déclarer l'Islam extrémiste comme nuisible , et reconnaitre cette guerre que le Général Bigeard dénoncait  il y a 45 ans , et que l' UOIF choisisse son Camps. C'est pas compliqué ...

Avec la France ou contre la France 

et que les Tarak de tous poils soient interdits de séjour .

La phrase de l'article (qui rapporte des paroles d'un "connaisseur" de la région) :

Les Touaregs peuplent le Mali, le Niger, la Libye, l’Algérie, la Mauritanie et le Burkina Faso

est tellement réductrice qu'elle en est stupide. Il serait utile de proposer un paragraphe faisant un bilan démographique plus exact de la localisation du peuplement touareg qui est - par exemple - très limité en Algérie, ce qui ne veut pas dire qu'il ne joue pas un rôle. Et à peu près absent en Mauritanie.

D'un autre côté, ces précisions sont déjà quelque chose alors que la majorité des gens ne savent pas où placer ces pays sur une carte...

Erreur (j'ai vérifié sur ma source, il s'agit juste d'une zone frontière avec la Mauritanie).

le peuple" touareg est souvent asssimilé avec l'ensemble des nomades du desert. Or il s 'agit, historiquement et culturellement de, au minimum, deux peuples, les arabes, qui peuplent les frontières du l'Algérie, de la Mauritanie (les sembas et maures)et ceux qui habitent centre et le sud du Sah'ra,  l'Adrar des Ifoghas.

.

Tuareg area.pngs

@Robert Vernet

En Mauritanie, c'est sûr, c'est le pays des nomades Maures plutôt que des Touaregs!

Pour infos:

Les Touaregs constituent une branche du vaste ensemble berbérophone qui peuple une large partie de l'Afrique du Nord-Ouest (Maghreb, Sahara et Sahel). Leur nombre est estimé entre un million et un million et demi. Ils sont localisés dans le Sahara central et les confins sahéliens adjacents. Leur zone de peuplement traditionnelle s'étend sur près de 2,5 millions de km2, l'équivalent de l'Europe occidentale. Ils se répartissent de façon très inégale entre cinq États. 20'000 au nord du Burkina Faso, 30'000 en Libye, plus de 50'000 en Algérie, plus de 500'000 au Mali et plus de 700'000 au Niger. Les quatre cinquième des populations touarègues se concentre dans la partie septentrionales de ces deux derniers États (le massif de l'Aïr, l'Azaouak et le désert du Ténéré au Niger, l'Adrar des Iforas et l'erg de l'Azaouâd au Mali). Le reste se trouve surtout dans le Tassili n'Ajjer et le Hoggar en Algérie. Le peuple touareg représente moins d'un dixième de la population du Niger et du Mali (pour chacun de ces États : un peu moins de 11 millions d'habitants pour environ 1'250'000 km2).

 in http://trenteseptbis.free.fr/agadez.org/pages_culture/analyse.htm

                                          ou

http://www.gitpa.org/Peuple%20GITPA%20500/gitpa500-4-TOUAREGfiche.pdf

Voici qques infos (malheureusement, non datées, je m'en excuse!) trouvés au hasard de mes recherches.....Pour vous donner une idée!

 

Coup d'Etat réussi donc, et avalisé par la communauté internationale.

Contrairement à ce qu'on nous dit. "Le pouvoir est remis aux civils" donc OK. Oui mais quels civils? Ceux légitimement élus il y a 5 ans ? Non, des gens choisit par "on ne sait qui" (mais on aimerait savoir...   Le Mali avait pourtant été admiré lors de sa transition démocratique. Alors quoi ? ATT aurait il déplu aux américains ?

Le président par intérim du Mali est issu d'un putsch et n'a aucune légitimité, qu'il s'habille en kaki, en boubou ou en costard cravate.

 

@D.MONPIOU

   Non c'est à la France que ATT a déplu car il n'allait pas assez vite, Sakorzy voulait la libération des otages pour la ¨Présidentielle. C'est la France qui a joué la carte du MLNA. Pas de chance car Aqmi s'est mis au milieu! Le "Coup de Poker' de Juppé lui revient en plein dans la Gueule. C'est ce que je disais plus haut "Quand on crache en l'air çà ne retombe pas toujours où l'on voudrait.

L'avis toujours intéressant de Bernard Lugan: http://www.bernardlugan.blogspot.com/2012/04/bernard-lugan-les-deux-guerres-du-mali.html

Merci pour ce lien, une perpective éclairée !

Je me méfierais des théories de ce monsieur. Elles sont très péremptoires, excessives et parfois fausses.

Par ex., il commence son exposé à la période coloniale comme si les populations de cette région - nommées ci-dessous - n'avaient pas une longue histoire commune, mouvementée, certes, mais commune: quid des empires du Ghana, du Mali, du Songhaï! Et il conclue, en disant en appelant la France à aider les Touaregs MLNA à obtenir leur indépendance, sous prétexte que le Nord du Mali ne serait peuplé que de Touaregs. Où a-t-il vu ça? Dans la majorité des agglomérations de cette zone - à Kidal, entre autres - il y a un brassage de populations étonnant: Bambaras, Songhaîs, Peuls, Touaregs etc.... Il n'est pas saugrenu de voir des couples "mixtes", si je puis dire!  A croire qu'il n'y a jamais mis les pieds!

On peut être d'accord avec certaines de ses analyses, mais en aucun cas avec ses conclusions qui 'puent' le mépris néo-colonialiste!

Alors SVP, laissez ce  monsieur, qui a dirigé la revue d’extrême droite, L’Afrique réelle de 1993 à 2005, déblatérer ses incantations sans lui faire de la propagande! N'avez-vous pas remarquésur lae coté droit de son blog la pub pour cette revue?

« Spécialiste de l’Afrique, auteur de L’Occident sans complexe, autrefois militant de l’Action Française et monarchiste convaincu, M. Lugan paraît, chaque Mardi Gras devant ses étudiants de première année, déguisé en "colon", coiffé d’un casque et muni d’un fouet » (Le Monde, 2 avril 1993).

Silvie Thaler 

Essayez d'apporter vos précisions sans acrimonie. Personne ne fait de la propagande pour ce site ni ne fait de l'apologie pour les conclusions dont vous parlez.

Il n'est même pas question d'être d'accord avec certaines de ses analyses  mais seulement d'écouter une perspective raisonnée. Dans une analyse sur le contemporain on ne peut pas toujours expliciter toute l'histoire qui précède les faits qu'on tente d'analyser.  Je ne vois pas vraiment d'appel à soutenir la rebellion Touareg dans cette vidéo, même si j'entends une notion d'exploiter les Touaregs contre le traffic de drogue et la mouvance al-qaïda - et il est clair qu'une personne un tant soit peu critique se posera des questions à ce sujet. Toute information est toujours à prendre avec retenue et dans un esprit critique.

Cela dit, vos informations sont intéressantes, merci de les avoir partagées.

 

@mhjozoux

Désolée de vous donner cette impression.....Pourtant je n'ai pas le sentiment d'être une des plus agressives sur ces fils.....J'essaie, dans la mesure du possible de rester 'zen'..... Et ce n’est pas toujours facile! Mais, comme tout un chacun, il peut m'arriver de 'déraper', parfois.... Surtout quand j'entends B. Lugan - ses livres sur l’Afrique du Sud m’avaient déjà, en leur temps, fortement agacée!- qui, sur un ton péremptoire et très assuré, énonce des généralités qui peuvent s'avérer être des contre-vérités. L'histoire  de cette zone est une histoire de métissages qui remonte à la nuit des temps. Je connais trop bien ce pays et son histoire ; je ne peux que réagir quand je l’entends, à plusieurs reprises, propager des clichés aussi  racistes que « démocratie africaine = éthno-mathématiques »  ou que « les états pluri-éthniques en Afrique sont tous des états à problèmes » ou que les frontières artificielles issues des indépendances « ont coupé des peuples et ont forcé à vivre ensemble la poule et le renard ».

Quelques exemples:

- Quand il évoque (rapidement!) la période précoloniale, il distingue les Touaregs nomades et les populations subsahariennes agricoles noires, sédentaires qui, je cite "vivaient dans la terreur des raids lancés par les Touaregs venus du Nord".

a) Tout d'abord, toutes les populations subsahariennes n'étaient pas sédentaires! Les Peuls sont des nomades qui, à certaines saisons, sont en quête d’eau (mares, fleuve, selon les saisons ou les aléas climatiques), de pâturages et…..de ‘cure salée’ (août-septembre), pour leurs troupeaux. Or les cures salées essentiellement situées au nord des régions sahéliennes étaient (et restent) des lieux de rencontre des pasteurs nomades et les fleuves étaient (et restent) des zones de rencontre entre sédentaires  (noirs !) et pasteurs (Touaregs, Peuls) pendant la saison sèche et les périodes de sècheresse.

b) Il est même fort à parier que les populations « Sahariennes » étaient ‘noires’ et ‘blanches’ avant de s’installer plus au sud dans les plaines ou le long des fleuves Sénégal et Niger qui leur offraient des conditions favorables à l’agriculture et l’élevage (peintures rupestres, villages dans l’adrar  mauritanien,  archéologie).

c) Les empires du Soudan (al sudan : « pays des noirs » en arabe) sont le berceau du Mali actuel et du Niger actuel. L’empire Sarakollé/ Soninké du Ghana (IV-X siècle), avant de tomber aux mains des Almoravides, s’étendait des forêts du sud entre les fleuve Sénégal et Niger jusque vers l’Adrar mauritanien (l’Aouker). Du temps des deux autres empires soudanais (XI-XVI siècle), celui du Mali et du Songhaï, les dynasties noires qui régnèrent contrôlaient une grande partie du Sahara : jusqu’aux salines de Teghaza (au nord de l’Azawad) et mines de cuivre de Tademekka  (Es-Souk, dans l’Adrar des Iforas), puis jusqu’à Agadez, aux confins de l’Aïr. Tous ces empires, bien administrés, dotés d’une armée, tiraient leur force et leurs richesses d’abord de leurs ressources naturelles et de celles de leurs vassaux ( agriculture, élevage, or, ivoire, kola, esclaves, sel et cuivre), mais également du commerce qu’ils pratiquaient avec les tribus caravanières arabo-berbères et touaregs islamisées : Kombi-Saleh, Aoudaghost, Oualata,  Tombouctou, Djennée, Gao furent des villes commerçantes prospères, au peuplement métissé : ainsi, Ibn Battouta  décrit l’Empire du Mali, par exemple, comme un pays où les Touaregs, les Peuls, les Soninkés, les Malinkés, les Songhaïs,  les Bambaras et les Mossi (qui n’étaient pas islamisés) etc. cohabitaient et où on circulait en toute sécurité.,  Il y faisait bon vivre et l’islam put s’y développer en relative quiétude. Hormis les Askia  qui furent plus coercitifs, plus conquérants, la plupart  des empereurs de ces royaumes, afin de ne pas entraver les échanges commerciaux,  n’islamisèrent pas de force leurs vassaux et les populations réfractaires.

 

-  Cette longue période de stabilité relative fut, bien sûr, entrecoupée  de périodes plus aléatoires, plus sombres,  de conflits armés, de conquêtes, de razzia où  les populations noires se sont confrontées aux populations arabo-berbères, aux Touaregs venus du Nord, mais également aux Peuls et autres populations noires. Ainsi, après la conquête marocaine, la chute de l’empire du Songhaï  et le début de la traite atlantique, cette région entra dans une période quelque peu anarchique où les razzias furent  Bambara, Mossi, Peules, Songhaïs (selon la période) et pas seulement Touaregs !

 

Les siècles qui ont précédé, donc, l’occupation coloniale ont été caractérisés par de conflits armés dont les origines et les mécanismes sont à chercher beaucoup plus dans les alliances et les intérêts de classe ou territoriaux qu’au niveau de simples oppositions ethno-linguistiques et socio-professionnelles.

 

- A noter que B Lugan confond Azawad (au Mali) et Azawagh (au Niger). Etonnant pour quelqu’un qui connaît bien le sujet !

 

- Enfin, quand il se pose la question sur la position des occidentaux dans ce conflit, il dit : « Vont-ils accepter avec réalisme de prendre en compte la revendication [des Touaregs MLNA] de partition?.......S’ils l’acceptent, [il suggère de] sous-traiter avec les Touaregs la police du Sahara Central (contre les islamistes et les groupes mafieux. » Il conclue « Les Touaregs pourraient être nos partenaires : peuple solide, enraciné, à forte identité nationale, ethnique, culturelle et territoriale. On pourrait, avec les Touaregs, construire des éléments plus solides qu’avec les pseudo-états sahéliens dont les frontières sont des cicatrices à travers le corps de l’Afrique de l’ouest. »

 

Pourquoi devrions-nous accepter la partition?  B Lugan – on le sent bien dans son discours - se permet de suggérer, comme une évidence, à ses amis occidentaux de s’immiscer une fois de plus dans les affaires intérieures de ces pays dirigés par des « noirs » qui ne méritent pas, sans doute,  cette autorité sur ces hommes dits « nobles, solides » !  

Quel mépris pour les populations des « pseudo-états sahéliens » ! Il est vrai que, nous, européens, avons quelque peu tendance à considérer que les frontières coloniales sont souvent sources de malentendus, de conflits ‘ethniques’. Le problème n’est, peut-être pas là…… C’est, en tout cas ce que me rétorquent nombre des mes amis sénégalais, maliens et nigériens qui, de par leur propre histoire familiale, sont métissés de Wolofs-Peuls ou Toucouleurs,  Wolofs-Sérères, Wolofs- Soninkés ou Bambara, Djerma-Touaregs, Haoussa-Songhaïs etc. qui vivent soit dans un pays, soit dans un autre et qui parlent plusieurs langues.  Peut-être que dans d’autres régions d’Afrique que je connais moins, voire pas du tout, le clivage ‘ethnique’ est-il plus visible ? Mais dans cette zone, depuis des siècles et au grè des conflits (pré-coloniaux et coloniaux)  ces populations  vivent ensemble, échangent, se mélangent. Que ne laissons-nous pas ces « pseudo- pays sahéliens» construire leur identité propre, dans leur diversité culturelle ! Au lieu de cela, sous couvert de les conseiller, de les aider à se développer, nous les pillons, les spollions sans vergogne, soutenons des régimes corrompus, à notre  botte, et cassons leur richesse humaine et culturelle.

« Il faut s’écarter de la position officielle qui n’a jamais fait état de la véritable doctrine française en Afrique quand s’affrontent des groupes ethniques ou un Etat et une de ses composantes : le diviser pour mieux régner. » nous dit Séyivé Ahouansou  .  

 

 

 

 

 

 

Merci de votre réponse (un peu longue sur le côté historique). J'ai étudié spécifiquement l'histoire de l'Afrique durant mes études universitaires et je continue à m'y intéresser.

On peut poster un lien pour un article, sans faire de la propangande pour les vues de qui que ce soit. Vous pouvez formuler des objections sur un auteur que vous semblez connaître, cela va de soi. Mais dites-vous bien aussi que vous n'êtes pas la seule personne à savoir noter les lieux communs des préjugés ordinaires et ne pas "avaler" une conclusion toute faite.

 

Nombre de personnes liées à la colonisation présentent leurs connaissances, et il n'est pas question pour moi de les rejeter en bloc, au contraire. On y trouve des informations parfois très intéressantes et aussi des points de vue explicites qui sont autant de témoignages historiques et de repères dans la compréhension de ces évènements, et dans la longue durée pour éclairer la construction géo-politique qui nous est proposée. 

 

Je vous conseille de lire le livre de Jacques Heers Les négriers en terre d'Islam pour réviser un peu vos connaissances sur un aspect des ravages esclavagistes.

En outre, votre assertion b) est des plus incompréhensibles, voire bizarre...

b) Il est même fort à parier que les populations « Sahariennes » étaient ‘noires’ et ‘blanches’ avant de s’installer plus au sud dans les plaines ou le long des fleuves Sénégal et Niger qui leur offraient des conditions favorables à l’agriculture et l’élevage (peintures rupestres, villages dans l’adrar  mauritanien,  archéologie).

 

@Sylvie,

j'avais écouté d'une oreille sans doute pas assez attentive l'entretien de B Lugan, n'y entendant que ce que je pensais moi-même et sans donner à quelques petites différences toute l'importance qu'elles méritaient, les considérant comme secondaires et périphriques alors, et votre démonstration est éclairante, qu'elles relèvent de concepts profondément différents.
Je crois en avoir dans des commentaires amplement parlé ailleurs mais je ne peux qu'une nouvelle fois appuyer votre thèse selon laquelle il n'y a pas de "vraies" revendications africaines de bouger les frontières.

 Pas d 'ethnies non plus dans le sens ou B Lugan et beaucoup le conçoivent d'un groupe ayant une ancêtre considéré comme commun, une langue et partant des coutumes et rituels particuliers définisant une identité culturelle.
Car le métissage est ancien et profond et que les ethnies resurgissent au gré des aléas politiques qui me font aujourd'hui plus sérère que toucouleur alors que je suis et serère et toucouleur mais ayant aussi des grands parents dioulas. Les ethnies surtout sédentaires se mélangent beaucoup et se redéfinissent. Les ethnies nomades ne sont pas à travers plusieurs générations tout le temps nomades. Elles se sédentarisent et une partie redevient nomade selon les aléas politiques et/ou économiques.. cas des peuls par exemple que l'on retrouve au Sénégal à la fois nomade mais aussi commerçants et voisins des maures . Le tout dans une religion , l'islam qui unifie mais se singularise aussi - cas des confréries sénégalaises- cas des ulemas touaregs- et dans des langues qui comme le wolof ou le sango deviennent des langues nationales plus que des langues de l'ethnie wolof.

Il n'y a donc pas d'ethno-mathématique qui était peut-être vraie il y a 60 ans. On peut avancer l'hypothèse, à vérifier, que l'influence ethnique, redéfinie dans le continum que j'indiquaiss plus avant ,se noie et se dilue dans l'urbanisation et la mobilité sociale.On le voit assez clairement dans les dernières élections nigériennes par exemple où les villes et surtout Konakry n'a pas de particularisme ethnique ce qui n'est pas le cas de la brousse. Ibidem lors des dernières élections sénégalaises où ni l'influence des confréries - les mourides en particulier- ni l'influence des origines n'a marqué malgré le caractère patrimonial du pouvoir, ces élections de façon significative.

Merci,Sylvie, de nous le rappeler.

Ainsi peut -être faut il y regarder à deux fois avant de vouloir et de renforcer l'idée d'une recomposition toute virtuelle d'un état virtuel l'Azawad. Le Niger a su résoudre sa question touareg sans en recourir à la sécession. Une pureté lignagière est un mythe et un leurre d'autre part mais même en supposant qu'elle existât, est-elle souhaitable? L'Europe et apparemment le monde si l'on en croit Duby s 'est construit à partir des échanges et des métissages entre les trois socles, guerrier, agricole, et clerc bien définis à la base. Les aristos ont  bien du "déroger" sans perdre leur âme? et les négres cultivateurs se faire poètes ou savants.

 

Mnjozoux

Ok pour le mot propagande qui était un peu fort! Et je n'ai pas la prétention d'être la seule personne à savoir "décrypter"! Peut-être est-ce l'expression "perspective éclairée" qui m'a surprise de votre part et qui m'a fait vous répondre. Ceci dit, mon long laïus  n’était pas destiné à vous seul. Il y a d’autres intervenants sur ce fil à qui je m’adresse également.....pour étoffer le débat! Et je n'ai pas la prétention d'avoir raison sur ce sujet complexe. Je m'interroge et interroge.....et on me répond! C'est le but de ces fils sur Médiapart.

Certes, je n'ai pas abordé les ravages esclavagistes..... pour ne pas alourdir mon long laïus historique! Oui, le commerce transhaarien était également esclavagiste, mais les acteurs de ce commerce étaient multiples: arabo-berbères, Touaregs, et les royaumes soudanais participaient de ce commerce. Les sources arabes, Ibn Battuta entre autres, rapportent que le trafic s'opérait dans les deux sens:"le trafic d'escaves était destiné à fournir l'aristocratie arabo-berbère en domestiques" (D T Niane) et " il existait des esclaves berbères, arabes et sans doute d'origine européenne dans les cours royales du Soudan (A Bathily et Cl Meillassoux). Ces deux derniers auteurs rappellent qu'à cette époque "comme tous les continents, en Afrique, l'esclavage était une pratique socialement légitime". Et l'esclavage et traite esclavagiste (transhaarienne et transatlantique) ne furent pas seulement le fait de populations musulmanes. Populations animistes, musulmanes y ont largement participé (razzia, guerres de toutes sortes)......chrétiennes (les occidentaux, en leur temps!)

Ibrahima Thioub prend le contre-pied des thèses victimaires, à propos de l'historiographie africaine sur la traite esclavagiste atlantique:  "Ainsi apparaît le double danger de la logique victimaire. D’une part, elle interdit l’approche scientifique de certains objets d’histoire exclus par auto-censure du champ d’investigation et d’autre part, elle infantilise les acteurs africains qui subissent ainsi une histoire imposée par les acteurs externes et ne participent au processus historique que comme sujets passifs."........"L’évolution récente de l’historiographie africaine de l’esclavage et des différentes formes de servitude indique l’émergence et l’affirmation d’un regard lucide et critique ouvrant des chemins novateurs à la recherche. L’objectif demeure la compréhension et l’explication des processus historiques complexes que furent les douloureuses expériences de l’esclavage et des traites exportatrices, saharienne, océan-indienne et atlantique." in Esclavage et les traites en Afrique Occidentale: entre mémoires et histoires.

 

Pour l'assertion b), je voulais signifier que le Sahara n'a pas toujours été la frontière entre l'Afrique "blanche" et l'Afrique "noire", mais une zone  d'interpénétration. Il est prouvé que dans l'antiquité et le haut-moyen âge, des populations noires sédentaires s'étaient installés dans des oasis  tout comme certaines populations nomades noires y circulaient. Ainsi, les Toubou (qui se disent d'origine blanche) sont noirs. En fait, dans cette partie de l'Afrique (Sahel+ Sahara) le métissage est ancestral! Il faudrait arriver à sortir de cette racialisation  de l'Afrique,plus occidentale qu'africaine....mais qui pollue bien les esprits!

                      

 

@kakadoundiaye

Merci pour cette "écoute"......C'est ce partage qui fait évoluer nos opinions.

 

Difficile de dialoguer avec vous puisque chacune de vos réponses devient un cours d'histoire destiné à de potentiels ignorants - ce n'est pas méchant mais il y a d'autres façons de faire cela.

Vous apportez le sujet de la victimisation et le commerce transatlantique ; je suis au courant de ces efforts, et j'ai lu Ibn Battuta. Mais revenons à nos moutons.

Il s'agissait des raids esclavagistes précisément car vous contestiez les propos de Lugan sur la terreur répandue par ces razzias. Je ne peux que vous recommander le livre de Jacques Heers mentionné plus haut où la place de ce commerce hideux est décrite dans l'ensemble plus large auquel vous faites allusion.

Merci d'avoir explicité votre paragraphe b). Il est clair qu'il n'y a pas de frontière nette entre les gens dans cette région de l'Afrique. Des Touaregs sont noirs de peau effectivement. Et de nombreuses personnes forment l'arc-en-ciel dans toute l'Afrique du Nord et l'Afrique Saharienne. Les simplifications de Lugan à ce sujet sont assez évidentes et font partie du discours colonial. Vous avez raison de le souligner.

Cela dit, le racisme anti-africain, c'est-à-dire anti-noir, existe dans ces régions et on ne peut l'attribuer qu'au colonialisme qui l'a certes exacerbé. Le vocabulaire arabe utilise le mot "abd" pour dire "esclave" ou pour dire "Noir". Cela m'a d'ailleurs toujours fait penser au racisme étasunien où la stigmatisation des Noirs est tout aussi fondée sur le statut de "descendants d'esclaves".

Reconnaître cet état des choses va dans le même sens que la reconnaissance d'une certaine complicité africaine dans la traite esclavagiste atlantique. Soyons logique jusqu'au bout dans cette perspective.

 

Je viens de réécouter la vidéo de Lugan - et je maintiens mon appréciation initiale. C'est un bon résumé, en grandes lignes, de cette situation où la majorité des informations données sont correctes. Je ne partage pas sa conclusion, mais le MNLA partage évidemment la notion que leur Etat serait viable.

 

La réalité de l'Afrique, surtout dans les grandes villes, n'est pas plus "ethnique" que dans nos pays.

Pourtant de nombreux conflits y sont dessinés en termes ethniques par les citoyens de ces pays eux-mêmes - on l'a vu en Côte d'Ivoire, et il faut connaître ces termes et leur réalité historique pour comprendre les situations complexes du présent. 

Personnellement et jusqu'à présent je ne parlais que de l'Afrique sahélienne. En ^Côte-d'Ivoire, le ressenti 'ethnique' est plus développé. Quand les Ivoiriens de la forêt parlent des gens du nord ou des Mossi du Burkina, ou des Mandingues du Mali ou d'ailleurs, ou des Sénégalais, qui viennent travailler chez eux, ils ne les considèrent pas comme des "citoyens"! Jamais, au Sénégal, au Mali, au Niger et au Burkina, vous ne ressentez cet ostracisme. Maintenant, je ne veux pas en tirer de conclusions hâtives, ne connaissant pas assez la Côte d'Ivoire et sa sous-région.

Je ne conteste pas les razzias des nomades Sahariens...ni le commerce esclavagiste transaharien....ni les complicités des "chefferies" ou "royaumes" de l'Afrique subsaharienne....mais, comme pour la traite esclavagiste atlantique, l'histoire victimaire entretient le 'diviser pour mieux régner' et tous les racismes. 

Nous avons un problème semblable avec la colonisation et la "guerre d'Algérie", ce qui pollue nos relations avec ce pays et les enfants français de ces algériens qui vivent chez nous depuis plus de 50 ans. Le silence des mémoires imposées par les politiques, souvent sous prétexte de préserver les principes "d'identité et d'unité nationale", tue tout esprit critique et empêche la compréhension et l'explication de processus historiques complexes.

Merci pour les conseils de lecture....et désolée de vous infliger mes réponses de "prof"......déformation professionnelle, sans aucun doute! Sans oublier que l'Afrique sahélienne est, pour moi, le berceau de mon métissage culturel.....Difficile, pour moi, de ne pas la raconter avec mes tripes....et pourtant j'essaie!.....Prendre un ton 'professoral' m'aide à prendre du recul......et à discuter......Mais manifestement, nous n'avons pas la même façon de discuter...... L'Afrique c'est aussi prendre 'le temps de la parole'....J'aime prendre ce temps qui me dépose momentanément là-bas, dans la 'cour'.....

 

@Sylvie,

vous parlez de la C.I où, peut-être dites vous le 'ressenti ethnique" est "développé". C'est à partir du cas ivoirien, justement, que jai commencé à mettre en doute une lecture ethniciste , ethnicuistre, de l'Histoire et de ce qui se passait. En lisant Stephen Smith aussi qui argumente, à partir de le C.I et à propos des Baoulé... il y a trop longtermps que je n'ai vécu en CI pour comprendre comment un pays se des ethnicise et se re ethnicise mais je suis assuré que les choses se passent ainsi. L'ethnie est une création  en perpétuelle évolution. Comme les racines. Comme le passé individuel que chacun en toute bonne foi se re invente chaque jour.

Kakadoundiaye,

C'est pour cela que je parlais de "ressenti"...Mais je ne connais pas la C.I. comme je connais les autres pays cités ci-dessus! C'est la raison pour laquelle j'ai dit que je ne voulais pas tomber dans les clichés ou les généralités.

@Laurent,

merci pour ce témoignage de Bernard Lugan, qui dit fort bien ce que j'essaie de développer sur Médiapart depuis deux mois et plus déjà.

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

Bonsoir tous les mesdames et messieurs !

Je me permets de porter à votre connaissance 2 billets que j viens de poster sur mon blog "à la frontière":

http://blogs.mediapart.fr/blog/claire-malbos

le 1er ets une introduction amicale au 2ème: un Manifeste de maliens et maliennes, proposé par Aminata Traoré, à propos de la situation malienne. Il date du 4 avril, certains évènements se sont produits depuis, mais le sens profond du Manifeste n'en est pas écorné pour autant. Loin s'en faut.

Il me semble que certains dans ces fils trouveront des réponses. En tous les cas, il serait temps d'écouter les voix maliennes, quand elles se présentent à notre porte.

Vous avez tous mes bisous.

Claire

 

Ce commentaire a été dépublié par son auteur.

très mauvais article!!!

en quoi ?...

La France lutte contre les Islamistes au Mali

"...

Pourtant, pendant des mois, les islamistes sont apparus inébranlables. Ils ont appliqué dans l’indifférence du monde les règles strictes de la charia : des amputations publiques, des coups de fouet, et des lapidations, tandis que l’armée malienne se retirait dans le sud, et que les pays africains débattaient de la manière de trouver de l’argent et des soldats pour reconquérir le territoire perdu.

Tout cela a changé cette semaine, quand tout à coup les islamistes ont chargé vers le sud avec une force de 800 à 900 combattants répartis dans 50 à 200 véhicules, et ont capturé une ville frontalière, qui avait été la ligne rouge des territoires encore contrôlés par le gouvernement, selon le général Ham et un diplomate européen..."

 

 

http://www.crashdebug.fr/index.php/international/5927-la-france-lutte-contre-les-islamistes-au-mali

 

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