Pourquoi la Cour de Karlsruhe peut reconfigurer l’Europe

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La Commission européenne a fini par réagir, dimanche en fin d’après-midi, au coup de semonce venu de Karlsruhe le 5 mai. Dans un communiqué au ton un peu moins feutré que d’ordinaire, la présidente de l’exécutif bruxellois explique qu’elle est en train d’examiner les 110 pages de l’arrêt de la Cour constitutionnelle allemande, qui s’en prend tout à la fois à la Banque centrale européenne (BCE) et à la Cour de justice de l’UE (CJUE). Et Ursula von der Leyen de menacer : elle n’exclut pas d’engager une procédure d’infraction contre l’Allemagne.