Libérer le pasteur Brunson serait un signal positif d'Ankara, dit Pompeo

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Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a déclaré mercredi que la libération du pasteur américain Andrew Brunson, poursuivi en Turquie pour terrorisme, serait une étape importante dans les relations entre Washington et Ankara, et la meilleure chose à faire pour les autorités turques.
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WASHINGTON (Reuters) - Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a déclaré mercredi que la libération du pasteur américain Andrew Brunson, poursuivi en Turquie pour terrorisme, serait une étape importante dans les relations entre Washington et Ankara, et la meilleure chose à faire pour les autorités turques.

Andrew Brunson, qui a été placé en résidence surveillée en juillet dernier après 21 mois de détention, est passible de 35 ans de prison. Une nouvelle audience au tribunal est prévue vendredi.

Les relations entre Washington et Ankara se sont tendues autour de cette affaire.

Le président américain Donald Trump a ordonné en août dernier le doublement des droits de douane sur l'aluminium et l'acier importés de Turquie pour protester contre le maintien en détention du pasteur évangélique. La Turquie a riposté en taxant plus lourdement les voitures, les spiritueux et le tabac américain.

"Je suis confiant sur le fait que (Brunson) et sa femme vont pouvoir rentrer aux Etats-Unis dans peu de temps", a dit Mike Pompeo lors d'un dîner annuel organisé à Washington par l'Institut juif pour la sécurité nationale des Etats-Unis.

Libérer le pasteur est "la meilleure chose à faire" et serait "une action humanitaire" de la part de la Turquie, a ajouté le chef de la diplomatie américaine.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré à nouveau fin septembre que le sort d'Andrew Brunson ne dépendait pas du pouvoir politique mais de la justice.

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