Au Kosovo, des élections sans perspective dans un pays en faillite

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Le PDK, parti du premier ministre Hashim Thaçi, est arrivé en tête (35% des voix) des premières élections au Kosovo, depuis la proclamation d'indépendance en 2008. Cela ne devrait pas changer grand-chose pour un pays englouti dans la corruption, le chômage et les haines ethniques. Lourdement impliqués, Européens et communauté internationale ne peuvent que faire un constat d'échec. Un article de Jean-Arnault Dérens.

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Article réactualisé le 13 décembre, avec les résultats des élections. La commission électorale du Kosovo a annoncé la victoire, lors des élections législatives, du Parti démocratique du Kosovo (PDK), la formation du premier ministre sortant, Hashim Thaçi. Selon la commission, le PDK a recueilli 33,5 % des voix. Son principal concurrent, la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), dirigée par le maire de Pristina, Isa Mustafa, a obtenu 23,6 % des voix. Le Mouvement autodétermination, d'Albin Kurti, qui s'oppose à la présence étrangère au Kosovo, a recueilli 12,2 % des voix. Le PDK va maintenant devoir former un gouvernement de coalition. Plusieurs organisations ont dénoncé des fraudes importantes.