Violences faites aux femmes: la Tunisie prend une loi d’avance

Par

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Tunis (Tunisie), de notre correspondante.– Yosra, dont le nom ne peut être communiqué pour préserver son anonymat, femme au foyer de 30 ans, sort depuis un an avec son compagnon. Il y a trois ans, son mari l’a quittée sans lui laisser de nouvelles. « C’était mon droit après tout, il est parti du jour au lendemain et m’a laissée avec notre fille, encore enfant, après deux ans de mariage, de violences verbales et d’abus de drogues dures », témoigne-t-elle. Sauf que Yosra habite dans un quartier populaire, à Djebel Lahmar, et que son petit ami vient d’un quartier voisin, Ibn Khaldoun, aussi populaire. Ici, tout se sait, et quand Yosra décide d’engager une procédure de divorce pour pouvoir se remarier, c’est le drame.