Cet article est en accès libre. Découvrez notre offre spéciale ! S'abonner

Mediapart fait le choix d'un participatif sans modération a priori, merci de respecter notre charte. La rédaction peut mettre en valeur certains commentaires et se réserve le droit de supprimer tout commentaire hors sujet, répété plusieurs fois, promotionnel ou grossier.

Tous les commentaires

Il faut lire les textes qu'Albert Camus a écrit dans les années 1930 sur la misère en Kabylie pour comprendre que la révolte contre l'injustice sociale était inéluctable. Mais il faut ne faut pas pour autant oublier que le capitalisme français avait intérêt à se débarasser des colonies qui, au XXe siècle, ont toujours été un fardeau. Ce sont les plus pauvres, d'un côté comme de l'autre, qui ont été les véritables victimes de cette guerre.

Un bel article. La complexité de la société algérienne en est le fil conducteur.

Ce silence imposé aux algériens en dit long sur la volonté des dirigeants de maintenir un statu quo. Voire plus : statut de la femme qui n'évolue pas, interdiction des associations depuis 2011.

 

Devant un diplôme, il y'a une vitre, devant un écran aussi, et derrière chaque il y'a une porte.

[Albert Einstein - Sciences]. Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c'est que vous ne le comprenez pas complètement. [Albert Einstein]

le progrès technique est comme une hâche dans les mains d'un psychopathe.
Albert Eistein.

L'expression « Timothy Leary tickets » désigne les petits carrés de papier buvard imbibés de LSD, vraisemblablement parce qu'ils offrent un « billet » pour un nouveau spectacle : un « voyage » dans des univers jusqu'ici encore inconnus.

« Paradoxe admirable ! On ne peut naviguer à l'extérieur que dans la mesure exacte où l'on navigue de l'intérieur »3
Il est cité dans la chanson Let The Sunshine In

 Celui qui contrôle les médias contrôle les esprits.  » de Jim Morrison.

On n' a pas besoin d'avoir de journalistes sur le dos quand on voyage. Ni quand on sait lire au lieu de regarder des carreaux en baillant. Les jounalistes n'ont pas inventé les lunettes, ils ont 30 ans de retard.

Article très juste, et conforme avec mon voyage de 2010

http://www.flickr.com/photos/justinsoul/sets/72157621942462050/

si des photos vous interesse.

Cdt 

Merci pour le lien vers vos photos.

Celles de P. Puchot présentent des visages doux mais déterminés, des monuments majestueux - le très beau théâtre d' Oran .. qui renforcent l'approche humaine de l'Algérie d'aujourd'hui, dans cet article.

Le fil des commentaires est enrichissant.

 

merci )

J'admire ces femmes courageuses et leur souhaite de tout coeur que l'avenir devienne enfin ouvert et qu'un vie normale et remplie de satisfactions s'installe dans leur pays. Bonne chance E.Gaudin

Je partage la même sensation, le drame algérien résonne en moi, sans que je puisse aussi justifier nulle attache familiale. Au délà du drame humain, il y a quelque chose qui résonne en nous, en France, qui est très particulier, mais aussi très profond. Chaque poète assassiné était vécu pour moi comme une blessure, sans que je puisse la partager, ce qui l'a rend d'autant plus injuste. Et c'est peut-être ça aussi qui nous lie à l'Algérie, cette impossible partage d'une émotion juste, car nous sommes malgré nous issus d'une ancienne mais durable position de domination. Mais nous n'avons jamais vraiment dominé l'Algérie, et finalement l'Algérie a vécu nos cauchemards: les guerres civiles que nous avons peut-être évitées, le régime militaire que nous avons vaincu, la société divisée que nous avons rejettée. Eux là bas, on vécu tout ce que nous n'avons pas voulu vivre collectivement, et quand nous avons à notre tour vécu des drames: la première guerre mondiale, et la seconde, y compris la guerre de 1870, les algériens étaient avec nous, dans les tranchées, au coeur du combat. Nous avons une dette humaine envers les Algériens, ils ont vécu nos drames jusqu'au bout, et nous n'avons pas su partager nos bonheurs, la démocratie, la culture, la liberté, l'égalité, sans cesse assassinés, par nous, par eux, comme un cycle de malheurs dont nous serions la cause. Il faut que ce cycle prenne fin, et l'Algérie serait ce qu'elle devrait être: un havre de paix, de beauté et de culture.

 

Nabila, Samia, Soraya,

Lorène, Sophie et moi-même, conservons le souvenir de votre maman à l'esprit fin et libre et de sa gaîté aussi.

Ces hommes, ces femmes, économistes, dramaturges, comme mon père, qui ont été assassinés, faisaient le lien avec le peuple, estime-t-elle. C’est ce lien qui manque. Aujourd’hui, on parle beaucoup du manque de société civile, et eux tendaient vers cela. On ne m’enlèvera pas de l’esprit que c’est pour cette raison qu’ils ont été éliminés.»

Pardon mais qui a assassiné son père et ces intellectuels ?

Qui empêche l'avancée du code de la famille et du statut personnel de la femme ?

Mediapart choisit par contre d'oublier entièrement la Palestine.

Alors même qu'Israël a recommencé ses massacres à Gaza, Mediapart ne nous en dit rien.

Qu'est-ce que cet état, Israël ? Une Israélienne vous raconte:

http://www.europalestine.com/spip.php?article6978

Pour compléter le propos de Stephane 6, j'ai vu la semaine dernière sur ARTE un film documentaire édifiant sur les exactions de l'armée d'Israël dans la bande de Gaza à l'encontre de populations palestiennes civiles dont elle détruit sans état d'âme les habitations. Une horreur qui n'est pas terminée et dont on parle bien peu pour ne pas dire pas du tout. On parle des horreurs commises par les dictatures des pays arabes. Pourquoi un silence (approbateur) quand il s'agit d'Israël ?

Hana Al-Shalabi, une Palestinienne de 29 ans, avait déjà passé deux ans en détention administrative.

Elle avait été libérée en octobre 2011, dans le cadre de l’échange entre le Hamas et le gouvernement israélien.

Le 16 février 2012, elle est à nouveau arrêtée, après avoir été battue. A la prison, elle a été déshabillée par un homme et fouillée par lui. Elle est en grève de la faim depuis environ un mois pour demander sa libération (lire « Hana Al-Shalabi, Detained by Israel without Trial, Sexually Tortured, on Day 27 of Hunger Strike »).

Avez-vous lu quelques lignes sur elle dans Mediapart ?

http://blog.mondediplo.net/2012-03-15-Palestine-une-femme-en-greve-de-la-faim-depuis-un

@Stephane6

Oui, il faut parler de la Palestine dans Médiapart.

Pour autant, le fil permet de réfléchir à ce qui se passe en Algérie, c'est un fil sur l'Algérie. Les impressions, les interrogations échangées sont un plus.

 

 

Je me souviens d'un temps, pas si lointain ou la Palestine et l'Algérie connaissaient l'extraordinaire émergence d'une culture intellectuelle foisonnante, d'artistes fondateurs. C'était un mouvement né des universités et de la soif révolutionnaire, les Palestiniens rejoignaient les Algériens dans leur ouverture, leur audace de pensée, leur créativité littéraire. A l'époque, je m'en souviens, c'était là qu'émergeait ce qui se faisait de plus neuf. Les fermetures des universités au moment de la première Intifada a été le premier signe de la volonté d'éteindre ces lumières arabes naissantes. D'une certaine manière, "on" a étouffé 2 viviers intellectuels impressionnants et fondateurs, mais ce n'est pas la première fois dans l'histoire, la pensée fait peur...

J'ai retrouvé grâce aux photos lumineuses de la ville et de ses

 femmes combatives et courageuses,  l'Oran de l'âme.

Je pense aussi au poète et romancier Tahar Djaout, assassiné pendant

la décennie de la terreur, mais côté Alger, et qui était lui aussi admirable.

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

ORAN

Une ville qui ne tien plus toutes les promesses auxquelles elle était destinée.

Ces hommes, les plus cultivés, les plus beaux, les plus intelligents de cette terre, que sont-ils devenus?

Des avachis aux terrasses de café, imbus et méprisants, incapables d'envisager un avenir pour leurs enfants.

Ce faisant, ils les destinent a tous les esclavages!

Oranais, Oranaises, réveillez-vous!

wahran elbahia, n existait deja plus  quand ce terrorisme a debuté, ness el hder l ont quitté ou ont été tué.

Je viens de voir le beau film de Merzak Allouache "Le repenti" qui résume dans sa forme épurée et combien émouvante toute l'ambiguïté de la société algérienne, sommée de se réconcilier par les autorités et dans l'impossibilité humaine de le faire. Il faudra surement encore au moins une génération pour refermer les plaies de cette immense tragédie qu'a été la guerre civile. Le thème du pardon impossible est au coeur de ce film que toute personne qui s'intéresse à l'Algérie doit voir.

Le traumatisme est toujours présent comme le démontre ce film et on comprend l'immobilisme que certains reprochent à ce pays...Nul n'a le droit de juger autrui s'il n'a pas vécu la descente aux enfers qu'a subie l'Algérie.

Prolongez la lecture de Mediapart Accès illimité au Journal contribution libre au Club Profitez de notre offre spéciale

Merci à Rihab Alloula pour son travail de traduction de la nouvelle Le Devoir national, que le lecteur peut lire en intégralité sous l'onglet Prolonger de cet article.